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Coup de tête Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Le Loup Qui Zozote

En partenariat avec le loup qui zozote
en ouverture du festival
Quand on parle du loup...

Cinéma Le Rex

mercredi 19 juillet à 20h30

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Coup de tête

Coup de tête

Un film de Jean-Jacques Annaud

film français - 1979 - genre: Comédie dramatique - Durée: 1h 32mn

César 1980 - César du Meilleur acteur dans un second rôle: Jean Bouise

Avec: Patrick Dewaere, Jean Bouise, Paul Le Person, Corinne Marchand, France Dougnac

Synopsis:François Perrin est ailier droit dans l’équipe de football de la petite ville de Trincamp. Seulement il a un sale caractère. Le président du club est également le patron de l’usine où il travaille. Après un coup de gueule, il est renvoyé du terrain et perd son emploi à l’usine. Et pour corser le tout, il est accusé d’un viol qu’il n’a pas commis. Mais l’équipe doit jouer en coupe de France et ne peut absolument pas se passer de Perrin.

Film atypique dans la carrière de Jean-Jacques Annaud, Coup de tête est une pure réflexion de son époque sur la société française de la fin des années 70. Patrick Dewaere y est magistral, dans un registre comico-dramatique qui lui seyait si bien.

Film extra-terrestre dans la carrière académique de Jean-Jacques Annaud, Coup de tête aurait pu être mis en scène par Chabrol, Boisset, Granier-Deferre, Miller, Tavernier ou bien même Blier. Ce seul film contemporain d’Annaud qui a toujours préféré les fresques historiques aux drames sociaux, porte effectivement un regard incisif sur la corruption en milieu sportif, les collusions du milieu du football au milieu des années 70, avec le monde des industriels. Le microcosme sportif était déjà source de violence, avec scandales financiers, manipulations, confrontations de pouvoir et abus sexuels. Ici, on évoque en particulier un viol, dont est accusé le protagoniste central, joué par Dewaere, un homme honnête qui perd tout, son job dans une usine, sa place dans une équipe de sport et il pourrait même y laisser sa liberté, à la suite de cette accusation malveillante et non fondée. Mais à son tour, il saura user des manigances adverses pour restaurer son honneur, sans forcément recourir aux formules radicales des œuvres de l’époque, où les massacres se perpétuaient régulièrement en apogée filmique, pour laisser ensuite la catharsis s’installer sur la société franchouillarde en proie aux mutations économiques et progressistes du tournant de la décennie.

Frédéric Mignard - avoir-alire.com

En ouverture du festival "Quand on parle du loup..."

Le loup qui zozote vous invite à assister à une rencontre historique, celle du football et de la poésie. En guise de mise en bouche, la projection du film Coup de tête le 19 juillet à 20h30 permettra d'évoquer l'histoire du club de Villeneuve, créé en 1945, et adversaire, samedi 22 juillet, d'une équipe autoproclamée les poètes du monde. Il s'agira d'échanger sur la poésie à travers le football et de voir comment se sont préparés les acteurs de cette rencontre qui fera date... ou pas !En présence de Philippe Deshoulières (président de l'US Villeneuve), Vincent Dacquet (musicien-commentateur radio) et Guillaume Lecamus (comédien-lecteur-entraîneur)

mercredi 19 juillet à 20h30 au REX

Le Loup Qui ZozoteChauvigny cinéma

 
patrimoine juin 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 25 juin à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Le Trou

Le Trou

Un film de Jacques Becker

film français, italien - 1960 - genre: Drame, Thriller - Durée: 2h 12mn
Scénario :Jacques Becker, José Giovanni, Jean Aurel
Image : Ghislain Cloquet
Montage : Marguerite Renoir
Musique : Philippe Arthuys
Avec : Michel Constantin (Geo Cassine), Jean Keraudy (Roland Darbant), Philippe Leroy (Manu Borelli), Raymond Meunier («Monseigneur» Vossellin), Marc Michel (Claude Gaspard), Eddy Rasimi (Bouboule), Jean-Paul Coquelin (Lt Grinval), André Bervil (le directeur), Catherine Spaak (Nicole).

Synopsis: Accusé de tentative de meurtre sur sa femme, Claude Gaspard est enfermé à la prison de la Santé. Ses quatre compagnons de cellule lui font part de leur désir d'évasion et creusent, avec une énergie farouche, un tunnel qui les mènera à la liberté. Leur plan aboutira-t-il ?

« Le trou », c’est la prison. Le film l’explique en ouverture, ce huis-clos carcéral, c’est l’adaptation d’une histoire réelle, celle d’un ancien prisonnier dont José Giovanni a fait la matière d’un roman éponyme. L’espace, c’est donc une cellule de la Santé à Paris. Le projet des détenus qui l’occupent, unis par le hasard, c’est l’évasion, le retour à la liberté. Le Trou raconte la tentative d’évasion de cinq détenus de la prison de la Santé à Paris. « Le trou », c’est aussi ce que creusent à partir de leur cellule des co-détenus si déterminés à s’échapper.
Grâce aux éléments « classiques » du « film d’évasion » – les détenus seront-ils pris ? réussiront-ils à s’échapper ? –, Le Trou entretient continuellement un suspense très efficace. La force du film réside d’abord dans des choix de mise en scène qui servent la description de l’univers carcéral et des différentes étapes du projet d’évasion. Le Trou est un chef-d’œuvre d’entomologie pénitentiaire basé sur un fait réel. Le film est quasiment documentaire et anthropologique par moments, riche en détails de toutes sortes sur le quotidien des prisonniers et sur leurs ruses pour déjouer l’attention de leurs geôliers. Pour pouvoir s’échapper, il faut creuser un tunnel et cela réclame beaucoup d’efforts car la matière résiste au travail de l’homme. La surveillance des détenus est continuelle, interrompue seulement par la nuit. À tout moment, une décision de l’administration pénitentiaire peut séparer les hommes par un changement de cellule. Le « travail » des hommes risque aussi fréquemment d’être découvert à l’occasion de l’inspection régulière des cellules. De fait, les détenus manquent d’un temps « carcéral » très contrôlé et qui leur échappe. Pour s’échapper, et revenir au Temps de l’Homme en regagnant l’humanité, ils doivent réapprendre à compter le temps. Merveille d’ingéniosité, la fabrication d’un sablier rudimentaire par l’un des détenus constitue l’astucieux moyen de se réapproprier le temps.
Le film a largement bénéficié du concours de José Giovanni. Ce dernier témoigne alors à sa manière des années qui ont suivi la Libération. Bon nombre d’hommes et de femmes ont connu la prison ou l’emprisonnement, pour des motifs honorables, car ils ont été hors-la-loi comme résistants. Mêlé à la Résistance, José Giovanni n’est entré en prison qu’à la Libération à cause d’une sombre affaire, d’argent et de meurtre, qui aboutit à sa condamnation à mort. L’obstination de son père à le faire libérer n’a pas peu compté dans sa survie. Avec les conseils de José Giovanni, le film a sans doute beaucoup gagné en authenticité. La méticulosité du réalisateur pour chaque détail trouve alors son plein emploi. Car, comme l’écrit Pierre Billard, « la façon de crocheter, desceller ou gratter tel élément de serrure, barreau de fer ou cloison de plâtre prend, pour des candidats à l’évasion enfermés dans une cellule, une importance vitale ». De la sorte, Le Trou témoigne d’un ascétisme de la mise en scène. Dans une approche « naturaliste », Jacques Becker a privilégié les gros plans et les cadrages qui accentuent, avec son étroitesse, l’aspect étouffant de la cellule. Le monde du dehors, celui de la prison et, plus encore, de la Cité des hommes, demeure constamment « hors champ ». Suggéré par la livraison des colis ou les visites aux prisonniers, le « dehors » est à peine entrevu le soir où le tunnel est achevé. Dans ce huis-clos, la trame sonore est volontairement minimaliste. Plutôt que de la musique, Jacques Becker a préféré laisser entendre aux spectateurs le concert des sons assourdis de la prison. Dans la nuit silencieuse, il a aussi donné à écouter le bruit des « outils » métalliques sur le granit et la pierre. Leur résonance est d’autant plus forte qu’elle ajoute par son étrangeté au risque d’être découvert. Mais ce qui donne plus de force encore au film, c’est l’interprétation des acteurs. Avec Michel Constantin, se trouvent réunis, pour un « jeu » très naturel, des acteurs non professionnels, notamment Jean Kéraudy, ancien détenu qui a participé à de véritables évasions. Cette « vérité » du « jeu » des acteurs contribue grandement au réalisme du film et à la fascination qu’il exerce sur le spectateur. Dans Le Trou, « tout geste, toute parole, toute pensée, toute image est orientée vers la conquête de la liberté » (Pierre Billard).

Philippe Rocher - critikat.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 25 juin 2017 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
patrimoine mai 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 21 mai à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Madame de...

Madame de...

Un film de Max Ophüls

film français, italien - 1953 - genre: Drame, Romance - Durée: 1h 45mn
Scénario : Charles Lederer, D’après le roman de Louise de Vilmorin,
Image : Christian Matras, Décors : Jean d’Eaubonne Costumes : Georges Annenkov, Rosine Delamare, Montage : Boris Lewin, Musique : Oscar Straus, Georges Van Parys Avec : Danielle Darrieux (Comtesse Louise de…), Charles Boyer (Général André de…), Vittorio De Sica (Baron Fabrizio Donati)...

Synopsis: Paris, vers 1900. Madame de ... (son nom ne sera jamais révélé) est une jeune femme riche, coquette, frivole. Pour régler une dette de jeu, elle vend une paire de boucles d’oreilles offerte par son époux. Mais Madame de... tombe amoureuse d’un charmant diplomate...

L’un des meilleurs films de Max Ophuls, joyau d’une très riche filmographie.

Madame de... est l’un des plus beaux films de la très riche carrière de Max Ophuls. C’est le récit d’un drame intime. Louise, le personnage principal, est d’abord frivole, légère, inconséquente. Elle apprend à ses dépens qu’il est risqué de prendre le monde pour son terrain de jeu, qu’on s’y brûle les ailes. "La femme que j’étais a fait le malheur de celle que je suis devenue", regrette-t-elle lorsque le drame est noué.
C’est avec une grande subtilité que Max Ophuls conduit son récit (adapté d’une nouvelle de Louise de Vilmorin), qui commence comme une comédie légère et s’achève comme un drame antique. Il l’appuie sur le mouvement incessant des boucles d’oreilles qui, circulant entre les personnages, se chargent à chaque fois de sens et reflètent l’évolution de la situation et les sentiments de leurs éphémères possesseurs. L’habile répétition de certaines scènes renforce ce jeu. La structure du film prend ainsi la forme d’une spirale (comme les escaliers qu’Ophuls affectionnait) et la descente des personnages vers le drame se fait de plus en plus inéluctable, et poignante. Elle est d’autant plus fortement ressentie qu’elle se fait dans une apparente légèreté. En effet, toute la mise en scène d’Ophuls vient renforcer son propos. Les mouvements d’appareil, tout en courbe, sont magnifiques de fluidité. Le jeu avec les décors (rideaux, escaliers...) est au service d’une idée récurrente chez le réalisateur allemand : la vie est un théâtre, mais un théâtre réel. Qui l’oublie s’y brûle les ailes.
Pour servir son propos, Ophuls a fait appel à des acteurs exceptionnels. C’est d’abord Danielle Darrieux, à l’apogée de son talent. Elle déploie toute l’ampleur de son extraordinaire sens du jeu, offre une infinité de nuances et fait preuve d’une intense et frémissante sensibilité. Ophuls lui offre d’ailleurs le plus grand rôle de sa carrière, et l’une des plus belles déclarations d’amour jamais réalisée. Ses partenaires ne sont pas en reste. Charles Boyer fait merveille dans le rôle du général ironique, implacable et amoureux de sa femme. Vittorio De Sica, diplomate sensible et attachant, lui offre un excellent contrepoint.
Parfaitement maître de sa mise en scène, secondé par des collaborateurs hors pair, Ophuls réalise ainsi une œuvre magnifique en tout point, à jamais bouleversante.

Marie Bernard avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 21 mai 2017 à 20h00


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patrimoine avril 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 16 avril à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Les Hommes préfèrent les blondes

Les Hommes préfèrent les blondes

Un film de Howard Hawks

film Américain - 1953 - genre: Comédie musicale - Durée: 1h 31mn
Scénario : Charles Lederer, D’après le roman et la comédie musicale Gentlemen Prefer Blondes de Anita Loos et Joseph Fields,
Image : Harry J. Wild,
Musique : Jule Styne, Eliot Daniel, Lionel Newman
Avec : Marilyn Monroe (Lorelei Lee), Jane Russell (Dorothy Shaw), Charles Coburn (Sir Francis «Piggy» Beekman), Elliott Reid (Ernie Malone), Tommy Noonan (Gus Esmond)

Synopsis: Une blonde explosive, croqueuse de diamants et une brune foudroyante éblouie par les muscles des beaux messieurs s’embarquent pour la France. Sur le paquebot se trouvent le richissime Piggie et les athlètes américains de l’équipe olympique.

Reprise d’un sommet de la comédie musicale hollywoodienne, où Hawks filme génialement “l’irréalité” de Marilyn Monroe.

Lorelei (Marilyn Monroe) et Dorothy (Jane Russell) sont deux amies, deux très belles jeunes femmes qui ne partagent pas la même conception de l’amour : l’une n’est amoureuse qu’à la condition que son prétendant soit très riche (...) tandis que pour l’autre seule compte la beauté physique. Tout le génie des hommes préfèrent les blondes est de se contenter de ces seules caractéristiques pour tout commentaire psychologique.
Les femmes sont superficielles et vénales, les hommes libidineux, et tout ce joyeux monde joue au chat et à la souris sur un paquebot vers l’Europe. C’est une utopie de légèreté : des personnages esquissés d’un seul trait, (…) comme sortis tout droit d’un cartoon de Tex Avery. Hawks poussera cette légèreté cartoonesque jusqu’à atteindre l’expérimentation, la prolongeant jusqu’à la stupidité généralisée. (...)
C’est là toute l’intelligence d’Hawks, d’avoir compris mieux que les autres que le jeu d’actrice de Marilyn Monroe serait l’exact contre-emploi de sa vie intime, d’avoir filmé une actrice géniale incarnant un personnage totalement idiot sans que celui-ci ne soit sacrifié ou moqué.
On pourrait difficilement trouver plus beau commentaire sur le film que celui de Hawks lui-même parlant de Marilyn (...) « Il n’y avait pas la moindre parcelle de réalité en elle. Tout était complètement irréel ».

Murielle Joudet - Les Inrocks

Aux dirigeants de la Fox qui lui demandaient comment accélérer le tournage du film, retardé par le professionnalisme exacerbé d’une de ses actrices principales, Howard Hawks rétorqua : «Trois merveilleuses idées : remplacer Marilyn Monroe, réécrire le scénario et changer de réalisateur.» Le studio, bien lui en prit, n’eut cure du cynisme du cinéaste. (…)
Amoral, Les hommes préfèrent les blondes l’est à plus d’un titre : voici qu’un film hollywoodien, aux dépens de tout romantisme, soutient l’appât du gain, la volonté d’une fille de Little Rock de passer de l’autre côté de la barrière, celle des millions, de Wall Street, et des tiares de princesse inestimables.
Les hommes préfèrent les blondes est au prime abord un pur divertissement hollywoodien, avec ce qu’il faut de burlesque, (...) de glamour, (...) et d’humour satirique, fin et rythmé par des rebondissements loufoques (...). Mais Hawks, qu’on ne pourrait accuser, bien qu’il s’y refusa, de ne pas être un « auteur », n’a que faire d’une comédie ordinaire.
Qu’est-ce donc que le pouvoir féminin, selon Hawks ? Certainement celui de cacher son intelligence derrière des sourires envoûtants… « Faisons-leur croire que nous sommes stupides pour mieux les contrôler », tel est leur credo. (...)
Cette satire des rapports hommes / femmes, où les dernières dominent clairement les premiers en tirant parti de leur désir incontrôlable, est agrémentée d’une sensualité exacerbée, où l’érotisme est tant sous-entendu qu’il éclate à chaque scène. Hawks s’attarde sur le corps généreux de ses deux actrices, leurs jambes interminables ou sur leur tour de poitrine souligné par des robes plus moulantes les unes que les autres (...). Des deux actrices, c’est évidemment Marilyn qui tire le mieux la couverture à elle. Jane Russell était pourtant la star du film (...) mais Marilyn fit tant gagner son personnage en envergure, crevant l’écran de sa voix suave et de sa démarche balancée reconnaissable entre toutes, qu’elle parvient à faire oublier la présence de sa co-star. Lorsqu’elle étouffe un « Daddy » à l’adresse de son amoureux, ce n’est plus Lorelei qui parle, mais Marilyn, qui devait se souvenir de ses débuts au cinéma (lorsqu’elle chanta «Everybody needs a Da-da-daddy»), mais aussi de sa propre vie amoureuse. Elle donne alors à son personnage sa sincérité et sa délicatesse d’actrice, consciente que tout le monde voyait déjà en elle le symbole même de la blonde stupide. (...)
Alors, Hawks, cinéaste féministe ? Voilà bien un épitaphe qui ferait rire le vieil Howard, même de l’au-delà.
Ophélie Wiel – Critikat

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 16 avril 2017 à 20h00


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patrimoine mars 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 26 mars à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Love Streams

Love Streams

Un film de John Cassavetes

film Américain - 1984 - genre: Drame, Comédie dramatique - Durée: 2h 21mn
Avec: Burt Lancaster, Gena Rowlands, Judy Garland, John Cassavetes, Seymour Cassel

Synopsis: Robert est écrivain et mène une vie désordonnée, au rythme des femmes et de l’alcool. Il est un père inexistant pour son fils, qu’il n’a presque jamais vu. Sarah est en cours de divorce, et vit très mal la réaction de sa fille qui la rejette. Les existences de Robert et Sarah vont se percuter, au gré de la vie et ses interrogations. Leur amour mutuel réussira t-il à les apaiser ?

Ours d'or à Berlin 1984

Est-ce que l’amour est un art ? Cette question que pose Sarah (Gena Rowlands) à Robert (John Cassavetes) trouve sa réponse dans un film où l’auteur dialogue constamment avec son sujet, l’amour, et la forme cinématographique qu’il voudrait lui donner. "Il n’y a que ça qui m’intéresse, l’amour" disait Cassavetes. L’amour, trop présent, trop absent, entre un parent et son enfant, entre un homme et une femme, entre un frère et une soeur. Comme le torrent du titre, l’amour est ce mouvement perpétuel, parfois brusque et violent, parfois calme et apaisé.
Le fond contamine la forme, et se traduit par une absence de fil directeur dans le récit. Cette absence de narration classique dans Love Streams atteste non pas de la paresse de Cassavetes, mais bien d’une maîtrise totale de son sujet et de ce qu’il souhaite en dire. La forme du film théorise également cette idée, à la fois belle et tragique, que les rêves et les cauchemars se confondent parfois avec la réalité. Mais Cassavetes, sans choisir entre le rêve ou le cauchemar, vote pour un entre-deux grinçant, mélange de pathétique et de désespoir, trop conscient de la noirceur de la vie pour la montrer plus belle qu’elle ne l’est. Trop conscient, aussi, que l’amour est la seule raison de vivre, Cassavetes offre toujours un contrepoint à cette noirceur. Une scène, superbe et désespérée, voit le personnage de Sarah tenter de faire rire son mari et sa fille dans une scène faussement drôle. Sarah y parie la "mise ultime", l’amour. Soit la seule chose qui vaille la peine d’aller au bout de soi-même, quitte à se perdre en chemin. En allant au bout du ridicule pour cet amour, le personnage trouve pourtant grâce aux yeux de Cassavetes.
Incroyable synergie des scènes donc, qui sont autant de fragments sans soudures pour venir les lier entre elles, et qui pourtant donnent corps à ce torrent d’amour évoqué par le titre du film. Synergie des personnages aussi, qui disent le sentiment d’amour toujours à leur façon, jamais de la bonne manière, d’un mot dur ou d’un silence, d’un cauchemar ou d’une ivresse, mais qui le disent tout de même. Sarah qui aime trop, Robert qui n’aime pas assez. Des personnages qui ne se comprennent jamais ou si peu, ou trop tard, et qui sont aussi des personnages-acteurs. Cassavetes et Rowlands sont en couple dans la vraie vie, qui n’est pas si éloignée de la vie de cinéma que filme Cassavetes. Frappé par la maladie, conscient qu’il tourne peut-être son dernier film, Cassavetes s’épuise, et son film a la ferveur de celui qui veut tout dire avant la fin qu’il sent trop proche. Synergie miraculeuse donc, quand tous ces éléments en apparence démembrés se réunissent et dialoguent ensemble pour donner corps à la métaphore de l’amour par Cassavetes.
Connaître l’histoire de Love Streams et son processus de fabrication n’est pas indispensable pour apprécier le film à la juste valeur qu’on accorde aux chefs d’œuvres. Mais la connaître, c’est mieux comprendre l’oeuvre testamentaire qu’est Love Streams, déclaration d’amour à Gena Rowlands, adieu à sa femme et au cinéma. Le dernier plan du film, apaisé, sublime cet au-revoir, d’’où l’importance de cette réédition qui contextualise une oeuvre au crépuscule de son auteur, et témoigne d’une ambition radicale et jusqu’au-boutiste. Cassavetes, un Punk à Hollywood. Et une oeuvre qui n’appartient, sans galvauder la formule, qu’à son auteur.

Niels Euler - avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 26 mars 2017 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
Printemps des poètes 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

printemps des poetes

dans le cadre du
2eme printemps des poètes de Chauvigny

mardi 7 mars à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Touki-bouki (Le voyage de la Hyène)

Touki-bouki (Le voyage de la Hyène)

Un film de Djibril Diop Mambety

Sénégalais - 1973 - genre: Drame - Durée: 1h 35mn
musique: Neil Young
Avec: Magaye Niang, Mareme Niang, Aminata Fall

Synopsis: Mory, jeune berger un peu marginal, et Anta son amoureuse, étudiante provoquante, viennent de partir pour Paris. Pour réaliser leur rêve, il ne leur manque que l'argent du voyage. Mory decide de se le procurer par des moyens peu orthodoxes.

festival de cannes 1973: Prix de la critique internationale - Prix de la FIPRESCI au Festival international du film de Moscou

Restauré en 2008 par la World Cinema Foundation de Martin Scorsese, ce film de 1973 est le premier, le plus exalté, le plus extraordinairement inventif des sept longs-métrages du Sénégalais Djibril Diop Mambéty, poète visionnaire, cinéaste franc-tireur mort en 1998, quand il n'avait que 53 ans
Le film s'ouvre sur une (très belle) image d'Epinal : un petit garçon dans la savane qui avance, juché sur le dos d'un zébu, au milieu d'un troupeau qu'il conduit, dans un nuage de poussière, droit vers la caméra. Le plan suivant, documentaire, très cru, tourné dans un abattoir, révèle la destination finale des bêtes. Au sol, un zébu se fait trancher la gorge devant l'objectif, qui reste fixé sur la plaie tout le temps de la saignée. Référence directe au Sang des bêtes, de Franju, l'image apparaît comme une métaphore de l'Afrique exsangue, pillée par les Blancs,...

lemonde.fr

Touki-Bouki (le voyage de la hyène), c'est le désir d'évasion, c'est aussi la peur du changement, et c'est finalement le mouvement dans l'immobilité, et le rêve éveillé. Ce jeune berger qui a perdu son troupeau n'a plus l'art de jouer de la flûte pour le rappeler ; alors il accepte qu'une jeune étudiante vienne le rejoindre pour quitter ensemble le pays. Ils iront jusque sur le bateau mais ne partiront pas.
Une autre nouveauté, pour ne pas dire un bouleversement, viendra de Touki-Bouki. Un film qui fit couler beaucoup d'encre à sa sortie. C'est que le sujet et l'écriture sortaient de l'ordinaire cinématographique sénégalais qu'étaient la confrontation des cultures, la modernité et la tradition, la critique sociale et l'exode rural. Djibril Diop bouleverse les données d'une syntaxe bien sage, sinon conventionnelle. Le film vaut d'abord par son style allègre, altier, irrévérencieux, plein d'invention et de désinvolture.(...) Dans Touki-Bouki, tout est allégorique, marqué au sceaux des symboles à références bien africaines, mais mal perçues parce qu'inconnues. Touki-Bouki, cest le désir d'évasion, c'est aussi la peur du changement, et c'est finalement le mouvement dans l'immobilité, et le rêve éveillé.

trigon-film.org

Le film vous sera présenté par Jean Claude Rullier

Jean-Claude Rullier dirige le Pôle d'éducation artistique et de formation au cinéma et à l'audiovisuel de la région Poitou-Charentes Cinéma et chargé de cours au département Arts du Spectacle de l'Université de Poitiers consacré aux cinématographies africaines.


mardi 7 mars à 20h00

tarif unique 4,5€

Chauvigny cinéma

 
patrimoine février 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 19 fevrier à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Quand une femme monte l'escalier

Quand une femme monte l'escalier

Un film de Mikio Naruse

film Japonais - 1960 - genre: Drame - Durée: 1h51mn
Scénario: Ryûzô Kikushima, Image: Masao Tamai, Décors: Satoru Chûko Son: Masao Fujiyoshi, Nao Shimonaga, Musique: Toshiro Mayuzumi
Avec: Hideko Takamine (Keiko), Tatsuya Nakadai (Komatsu), Reiko Dan (Junko), Masayuki Mori (Fujisaki), Daisuke Katô (Sekine), Ganjirô Nakamura (Goda)...

Synopsis: Keiko Yashiro est hôtesse de bar dans le quartier chic de Ginza, à Tokyo. Elle reste fidèle au souvenir de son mari, décédé il y a cinq ans, et malgré son métier, se refuse aux hommes qui la courtisent quotidiennement. Un jour poutant, elle s’éprend d’un des habitués de l’établissement…

"Le plus beau film de l'année date... de 1960(...) porté par des accords jazzy et une voix off troublante ce portrait de femme, procure des veriges d'émotions pures. Sublime !"

Après avoir expérimenté la couleur dans deux film ruraux, Uwashugimo / Nuages d’été et Kotan no kuchibue / Le sifflement de Kotan, et juste avant le pimpant et bariolé Musume, tsuma, haha / Filles, épouse, et une mère, Naruse retournait à l’univers urbain et au noir blanc avec ce Onna ga kaidan wo agaru toki / Quand une femme monte l’escalier qui frappe d’abord par la photo très élaborée signée Masao Tamai, le remarquable travail sur le cadre large du Tohoscope et les accents avant-gardistes de la partition musicale de Toshiro Mayuzumi.
La mise en avant de ces aspects formels donne au film une modernité affichée qui est d’abord celle de ce quartier des bars qui a pas mal changé tout en restant fondamentalement le même depuis le magnifique Ginza Gesho (1951), un univers nocturne dédié aux plaisirs et où règne un clinquant de surface dont les petits matins blèmes revèlent l’envers sordide.
Comme souvent chez Naruse, c’est un admirable personnage féminin, magnifiquement incarné une fois de plus par Hideko Takamine (Inazumi, Coeur d’épouse, Midareru) , qui est au centre du film : une femme soumise à des pressions s’exerçant de tous côtés mais s’efforçant de surmonter chaque soir le moment de découragement qui la saisit au pied de l’escalier qu’il faut gravir pour accéder à un monde factice, soumis à la loi implacable du paraître, mais où elle a cru pouvoir trouver une fragile indépendance.
Cette indépendance s’avère bien précaire, menacée sans cesse par la loi de la concurrence (les anciennes hôtesses qui ouvrent leurs propre bar et piquent les clients), la menace du temps qui passe (il faut rester jeune et belle), la maladie qui offre d’abord un répit illusoire dans un giron familial retrouvé revélant très vite son visage peu aimable et interessé (l’acerbe confrontation avec la mère).
Elle se paye surtout au prix d’humiliations récurrentes, notamment lors des deux scènes avec la propriétaire, glaçante de fausse sollicitude condescendante (elle reproche à Keiko de porter un kimono trop sobre), et dans ses rapports avec les hommes : le suffisant Minobe (Eitaro Ozawa), qu’elle ne peut se permettre de mépriser ; le trop paternel Goda (Ganjiro Nakamura) ; le bonhomme Sekine (Daisuke Kato) qui se révèlera gentil mythomane et affabulateur (la rencontre avec sa femme, superbe scène de décillement à l’air libre, dans un vaste terrain vague) ; le suave Fujisaki (Masayuki Mori), qu’elle aime et qui l’aime sans doute mais lui avouera au lendemain de leur première nuit commune qu’il est muté à Osaka et part le jour même avec femme et enfants ; et même Komatsu (Tatsuya Nakadai), le jeune gérant qui la poursuit de ses assiduités mais qui l’idéalise trop, la met sur un piédestal et ne supporte pas de la voir en tomber.
Une fois encore, malgré un scénario pouvant, sur le papier, faire penser à un roman photo un brin larmoyant, le regard de Naruse ne s’attendrit jamais et observe tout avec une sympathie qui ne cherche par à atténuer la violence sourde des situations, mais ne la souligne pas, la laissant éclater brièvement, parfois par ricochet, comme lorsqu’on apprend au détour d’une conversation, et sur le ton de la mauvaise blague, que Yari, la jeune concurrente ( Keiko Awaji), a involontairement réussi le faux suicide qu’elle avait annoncé quelques séquences plus tôt.
Cette sécheresse, non dénuée de pointes d’humour, ne rend le film que plus émouvant.

Claude Rieffel - avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 19 février 2017 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
patrimoine janvier 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 29 janvier à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Ascenseur pour l'échafaud

Ascenseur pour l'échafaud

Un film de Louis Malle

film français - 1958 - Policier, Drame, Thriller - Durée: 1h 28mn

Avec: Jeanne Moreau (Florence Carala), Maurice Ronet (Julien Tavernier), Georges Poujouly (Louis), Jean Wall (Simon Carala), Lino Ventura (le commissaire Cherrier), Yori Bertin (Véronique), Félix Marten (Christian Subervie), Gérard Darrieu (Maurice)

Synopsis: Julien Tavernier et sa maîtresse, Florence Carala, la femme de son patron, ont imaginé un plan diabolique pour supprimer le mari gênant. Une fois le meurtre commis, Julien, revenu sur ses pas pour faire disparaître une pièce à conviction malencontreusement oubliée, se retrouve bloqué dans l'ascenseur par une coupure de courant. Au dehors, un blouson noir, Louis, vole la voiture de Julien et y fait monter sa petite amie Véronique. Florence, qui attend son amant à la terrasse d'un café, reconnaît la voiture mais ne distingue pas le conducteur. Elle constate tout de même qu'il est en aimable compagnie. Jalouse et se croyant trahie, elle erre dans Paris, tandis que Julien s'évertue à sortir de l'ascenseur...

Prix Louis Delluc 1957

Premier long métrage de fiction de Louis Malle, qui avait coréalisé Le monde du silence de Cousteau et avait été l’assistant de Bresson pour Un condamné à mort s’est échappé, Ascenseur sur l’échafaud transforma un coup d’essai en coup de maître. Adapté d’un roman de Noël Calef et dialogué par Roger Nimier, le film fut considéré comme une des œuvres emblématiques de la Nouvelle Vague, ce qui, nous le verrons, n’est que partiellement exact. Le film arriva en effet comme un coup d’épée dans la mare, alors croupissante, du cinéma français. La jeunesse de son réalisateur intelligent et cultivé, influencé par le thriller américain, donna un style particulier à ce polar qui annonce, en mode moins radical, l’éblouissante liberté de ton d’À bout de souffle. La trame, toute hitchcockienne, est basée sur un suspense habile puisque le personnage principal, Julien Tavernier (Maurice Ronet), est bloqué dans l’ascenseur de son entreprise après avoir commis un meurtre, celui de son patron. L’épouse de ce dernier, Florence Carala (Jeanne Moreau), est sa maîtresse et complice. Tandis que Julien tente de se délivrer de son piège, la jeune femme erre dans Paris, à la recherche de son amant. Pendant ce temps, Louis (Georges Poujouly), un petit voyou, emprunte la voiture de Julien pour impressionner sa petite amie Véronique (Yori Bertin), et usurpe son identité le temps d’une escapade qui va mal tourner. La puissance novatrice d’Ascenseur pour l’échafaud s’apprécie par l’alternance du huis clos de l’ascenseur et de séquences sur les routes de la région parisienne et dans les rues de la capitale. Le petit couple formé par Louis et Véronique anticipe, sur un mode plus mineur, les figures de Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans le film de Godard. Le personnage de Florence, porté par les incantations très durassiennes de Jeanne Moreau, est suivi par une caméra à l’épaule qui tranche avec les conventions en vigueur dans le cinéma de l’époque. Le modernisme de la démarche de Louis Malle est amplifié par le célèbre quintet de jazz composé et joué par Miles Davis et qui n’est pas pour rien dans l’ambiance trouble dans laquelle baigne ce film à la fois séduisant et oppressant.
Une ambiance d’autant plus atypique que le cinéaste a tenu à donner une image presque irréelle de Paris, loin des stéréotypes véhiculés dans de nombreux films avec petits bistrots de quartier et chauffeurs de taxi portant le béret. Pourtant, et cela n’enlève rien aux qualités du film, Ascenseur pour l’échafaud s’inscrit dans toute une tradition classique du cinéma français qui s’écarte de la doxa de la Nouvelle Vague. Le scénario est d’abord en béton et aurait pu être écrit pour Clouzot ou Clément, la similitude avec Les diaboliques ou Plein soleil étant manifeste. Rien qu’à ce titre, on n’est pas loin du cinéma de « qualité » dénigré alors par les jeunes Turcs des Cahiers, et ce d’autant plus que le soin technique est assumé (la belle photo d’Henri Decae). Par ailleurs, la critique en filigrane de la bourgeoisie s’inscrit dans la continuité des scénarios d’Aurenche et Bost écrits pour Autant-Lara, Malle ajoutant des allusions audacieuses aux guerres d’Indochine et d’Algérie. Le film renouvelle enfin le cheptel des excentriques seconds rôles mais en gardant l’esprit des cinémas de Carné ou Duvivier. On appréciera ainsi les savoureuses compositions de Gérard Darrieu en agent de sécurité, Lino Ventura en commissaire perspicace ou Félix Marten en mondain alcoolique. Ils entourent avec bonheur une Jeanne Moreau grandiose et un Maurice Ronet qui trouvait là son premier grand rôle. C’est donc au carrefour de la tradition et de la modernité que doit s’apprécier ce récit d’un solitaire, comme il en existera beaucoup dans le cinéma de Malle. Ascenseur pour l’échafaud a été sélectionné à Cannes Classics dans une copie 2K présentée par Gaumont, le travail visuel et sonore ayant été effectué par Éclair et Diapason.

Gérard Crespo - avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 29 janvier 2017 à 20h00


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ciné débat "La sociale" Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-débat :
autour du film

"La Sociale"
en présence du réalisateur

Le 15 janvier 2017 à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

La Sociale

La Sociale

Un film de Gilles Perret

français - 2016 - genre: Documentaire - Durée: 1h24mn

Synopsis: En 1945, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Elles prennent origine dans le programme du Conseil National de la Résistance qui intègre « un plan complet de sécurité sociale […] avec gestion appartenant aux représentants des intéressés. » Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui?
70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu » D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?
Au final, se dressent en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

« Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain. » Ainsi s'exprimait Ambroise Croizat, ministre du Travail communiste du général de Gaulle, et bâtisseur de la Sécurité sociale au lendemain de la guerre. Une figure historique essentielle et pourtant oubliée au profit du haut fonctionnaire Pierre Laroque, le « père » officiel de la Sécu.
Déjà auteur d'un documentaire sur le programme du Conseil national de la Résistance (Les Jours heureux, 2013), Gilles Perret continue son travail de mémoire. Il donne la parole à des historiens des institutions sociales, mais aussi à un sinistre et farouche opposant qui voit des rouges partout : son plaidoyer ultralibéral ne vaut pas tripette face à la vigueur militante de Jolfred Fregonara, ouvrier métallurgiste né en 1919, adhérent du Front populaire, et qui continue, à 96 ans, de défendre l'intérêt général.

Jérémie Couston - telerama.fr

Gilles Caire
Le film sera suivi d'échanges avec le public en présence de:
Gilles Perret
Gilles PERRET est né en 1968 à Mieussy, un village de Haute-Savoie où il réside. Après des études d’ingénieur en électronique, il décide de s’orienter vers le cinéma.
Depuis 1998 il a réalisé 12 films, ancrés pour la plupart dans la réalité de ce pays qui est le sien, les Alpes, et diffusés par plusieurs chaînes de télévision : Arte, France 3, La Chaîne Parlementaire, la Télévision Suisse Romande, etc.
À s’attarder chez ses voisins de vallée, il aborde la réalité du monde politique, économique et social. Partir du local pour raconter le global. C’est ce regard singulier qui a fait le succès de ses derniers films sortis en salle. Avec « La Sociale », son cinquième film sorti dans les salles de cinéma, il nous raconte l’histoire de la Sécurité Sociale, d’où elle vient, ce qu’elle est devenue et ce qu’elle pourrait devenir. Une Histoire peu ou pas racontée jusqu’à ce jour même si elle nous concerne tous. L’histoire d’une lutte qui n’est jamais finie.

Gilles Caire
- Maître de conférence en sciences économiques à l'université de Poitiers
- Responsable du master professionnel Droit et développement de l'économie sociale et solidaire.

Le dimanche 15 janvier 2017 à 20h00

tarif unique 4,5€

Venez nombreux!

Le Rex Chauvigny

 
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Jeu N° 229
Baptiste Michaud
Jeu N° 228
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