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Ciné-débat Hannah Arrendt Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-débat

Hannah Arendt

juin 2013

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Hannah Arendt

Hannah Arendt

Un film de Margarethe Von Trotta

film allemand, français - 2013 - Biopic Drame - 1h53 mn

Festival International du Film d'Histoire - Pessac 2012 (édition n°23)
- Prix du jury officiel: Margarethe Von Trotta
- Prix du jury étudiant: Margarethe Von Trotta
- Prix du public: Margarethe Von Trotta

Synopsis: 1961 La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.

Habituellement, les films font d’un procès un événement dramatique voire paroxystique du scénario. En choisissant la période du procès d’Adolf Eichmann comme pilier de son film sur Hannah Arendt, Margarethe Von Trotta aurait pu nous faire suivre les débats au sein du tribunal, qui, finalement, prennent peu de place dans le long métrage. La réalisatrice allemande a préféré être fidèle à son personnage, en la plaçant au centre de l’intrigue, en dévoilant son quotidien, intimement, pour finalement la placer en pleine lumière dans un amphithéâtre. Ce n’est pas le procès Eichmann qui est l’enjeu du film, même s’il en est déclencheur, mais bien le procès intenté aux articles de la philosophe sur le procès Eichmann. Aussi, la cinéaste opte pour un final où Hannah Arendt se défend face à ses élèves et ses confrères.
Ce n’est pas simplement une leçon de théorie politique qu’elle assène. C’est une véritable plaidoirie pour justifier ses écrits dans le New Yorker, pour expliquer son processus de réflexion. Ce long monologue, filmé comme s’il avait lieu dans un tribunal, est un hymne à la pensée. En avocate de sa propre cause, Hannah Arendt sait qu’elle ne convaincra pas ses collègues mais cherche à persuader la future élite du pays. En trois temps Von Trotta montre tour à tour des élèves conquis, des professeurs méprisants et Arendt, seule. Elle est sans doute moins isolée, mais elle est blessée.
Le film souligne qu’elle a eu le courage de rompre avec son Maître, Heidegger, avec son pays, l’Allemagne, qu’elle est parvenue à mettre de la distance avec Israël. « Je n’aime que mes amis » dit-elle à un moment donné. Mais Arendt constate aussi, avec le scandale que ses écrits provoquent, qu’elle a peu d’amis. Margarethe Von Trotta accentue le contraste entre la philosophe, luttant contre ses émotions, posée, libre, et des amis ou collègues, qui sont eux en proie à leurs passions et dépendants de leur passé.
C’est une dialectique intéressante et enrichissante qui nous est alors proposée. Le procès d’Adolf Eichmann tout d’abord permet à Arendt de concevoir sa théorie de la banalité du mal, où par absence d’idéologie, des hommes ordinaires vont devenir complices d’un des pires systèmes totalitaires de l’Histoire. Privés de pensée, sans motifs particuliers, ils sont prisonniers du système pour lequel ils travaillent. Ce schéma est transposable encore actuellement, et pas uniquement dans le monde politique.
De la même manière, la deuxième partie du film va démontrer que ses amis, en Israël ou à l’Université, sont prisonniers d’autres schémas, annihilant toutes formes de réflexions « neutres » ou au moins « distantes ». Chacun est « piégé » par ses dogmes : Israël se construit alors dans la douleur, et les différents procès contre les Nazis, Nuremberg en tête, sont là pour évacuer le mal et révéler les horreurs du IIIe Reich. Dans tous les cas, au début des années 60, il n’est pas concevable d’atténuer les monstruosités d’un homme, un SS, en le déresponsabilisant partiellement sous prétexte qu’il n’obéissait qu’à un système.
En voulant réfléchir aux racines du « Mal », Arendt a provoqué ses amis, qu’ils soient Juifs ou intellectuels, en les confrontant à une vérité : leur pensée est subjective tant qu’ils ne se débarrassent pas de leurs idéologies formatées, imposées par leur époque.
Car il n’y a pas d’ambivalence sur son discours : elle explique bien que le pire mal est celui qui est accompli par des individus incapables de penser sans « motifs » réels. La monstruosité se double d’une forme d’immoralité. L’Histoire lui donnera raison tant Arendt est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes intellectuelles du XXème siècle. La philosophe, et le film insiste avec justesse sur ce point, souhaitait éclairer notre monde sur le chaos « moral » qui y régnait et qui y règne toujours ; elle voulait propager son goût pour le libre arbitre. C’est ce qu’elle fait passer comme message à ses élèves, qui ne sont pas encore enfermés dans des théories et des doctrines.
Margarethe Von Trotta fait l’éloge d’une femme dont l’indépendance (intellectuelle) prime par dessus tout, comme s’il s’agissait du seul moyen de résister au totalitarisme et à la banalité du mal. A ce titre Arendt est l’exact opposé d’un Eichmann ou plus généralement d’une pensée unique. La réalisatrice souligne par la même occasion le coût affectif et le sacrifice humain que représente cette indépendance.

Vincy Thomas, février 2013

la projection sera suive d'un débat animé par :

- Monsieur Souchaud enseignant en classe préparatoire
il pourra répondre aux questions du public et préciser la position d’Hannah Arendt sur le totalitarisme et la Shoah.

Le vendredi 7 juin 2013 à 20h30

Venez nombreux

 
Avanti! Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


juin 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

Avanti!

Le film-patrimoine du mois

Avanti!

de Billy Wilder

USA - 1972 - 2h24mn -

Scénario Billy Wilder et I.A.L Diamond d’après la pièce de Samuel Taylor

Avec: Juliet Mills, Jack Lemmon, Clive Revill, Gianfranco Barra.

Synopsis: Wendell Armbruster Jr, un jeune patron américain, s’envole précipitamment pour une île près de Naples, car il vient d’apprendre le décès de son père. Son voyage a pour seul objectif de rapatrier la dépouille. Personnage antipathique, Wendell n’éprouve aucune tristesse particulière à la disparition d’un homme qu’il n’estimait guère et ne pense qu’à quitter au plus vite cet endroit pourtant paradisiaque.
Il découvre que son père entretenait à plus de 70 ans une liaison extraconjugale avec une londonienne et qu’ils sont morts ensemble dans un accident de voiture. Wendell fait la connaissance de la fille de la maîtresse de son père, une jeune Anglaise boulotte, venue elle aussi à la nouvelle du drame…

“C’est, au commencement, le héros de La Garçonnière s’il ne s’était pas révolté”. Billy Wilder

Permesso ? avanti !
“Miss Piggott, si vous perdez ne serait-ce qu’un gramme, c’est fini entre nous” W.Wendell Jr

Il semblerait que les derniers films de Billy Wilder souffrent encore de la comparaison avec ses classiques, comme Boulevard du crépuscule, ou ses grands succès, comme Sept ans de réflexion. Sans minimiser les qualités de ces chefs-d’oeuvre de noirceur et d’humour, on est en droit de leur préférer une poignée de films géniaux réalisés dans les années 60 et 70, dans lesquels la cruauté et l’intelligence de Wilder, alliées à la précision de son écriture, atteignent des sommets : La Garçonnière, Embrasse- moi idiot, La Vie privée de Sherlock Holmes (sublime) sont empreints d’une mélancolie déchirante. Avanti ! est peut-être son meilleur film, une comédie grinçante où l’on a les larmes aux yeux, une histoire très noire dans un décor baigné de soleil, une leçon de misanthropie qui s’achève sur une note d’espoir. On y retrouve tout l’art de Wilder, ses idées sur le monde (pas très optimistes), une vision qui se refuse au cynisme et choisit la beauté et l’amour contre l’aigreur et la mort, les baignades sans maillot contre le travail au bureau. Un beau film, quoi…
Wilder lance le défi de construire une comédie romantique autour de deux cercueils et de créer un hymne à l’hédonisme en prenant pour héros le prototype du bourgeois américain puritain, ignorant les plaisirs des sens et des choses simples. C’est le testament artistique et moral de Wilder, qui ne réalisera par la suite qu’une poignée de films mineurs.
Trois ans après La Vie privée de Sherlock Holmes, il souligne son rejet de l’Amérique moderne et de ses valeurs.
Après avoir longtemps critiqué son pays d’adoption dans une série de satires et de comédies de moeurs, Wilder ne veut même plus le voir en peinture et se réfugie en Europe. Il propulse son antihéros dans une Italie douce et accueillante (écorchée toutefois lors d’une brève mais incisive allusion au fascisme) et entreprend de faire son éducation sensuelle et morale pour le transformer en être humain.
Avanti ! confirme que ce sont souvent les vieux cinéastes, plus ou moins roublards,mais d’une lucidité extrême (Wilder, Aldrich, Fleischer), qui ont réalisé, sous une forme classique ou baroque, quelques- uns des films les plus modernes, libres (et dans le cas d’Avanti !, libertaire) du cinéma américain des années 70.

Olivier Père, Les Inrocks

Avanti ! est un film sur la mort qui exalte la vie.

Carlotta films

une seule séance: le dimanche 16 juin à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
La maison de la radio Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-rencontre

La maison de la radio

mai 2013

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

La maison de la radio

La maison de la radio

Un film de Nicolas Philibert

Documentaire - 1h43 mn

Synopsis:Une plongée au coeur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un media dont la matière même, le son, demeure invisible.

Tous les français connaissent l’existence de ce célèbre bâtiment circulaire situé au bord de la Seine, en plein coeur de Paris. Abritant une soixantaine de studios, des auditoriums, une salle de concert et un millier de bureaux, la maison de la Radio réunit l’administration centrale de Radio France et les services de la plupart de ses stations : France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, le Mouv’ et FIP. Elle héberge aussi les locaux de Radio France Internationale (RFI), qui a longtemps fait partie de l’entreprise publique avant de devenir une société distincte, ainsi que quatre formations musicales permanentes, une régie publicitaire et diverses filiales encore. Et si les locaux de France Inter ont dû émigrer, faute de place, dans un immeuble voisin, la station généraliste continue bien entendu de faire partie du groupe.
C’est donc dans cette grande maison (et dans l’annexe qui abrite France Inter) que se situera notre film. Un lieu que font vivre des centaines de journalistes, techniciens, producteurs, secrétaires et documentalistes, sans compter les personnels chargés de son entretien, de sa gestion, de son développement et de sa promotion, ni les dizaines d’invités célèbres ou inconnus qui s’y rendent chaque jour pour participer ou assister à l’enregistrement des émissions.

Le cinéaste de "Être et avoir" a posé sa caméra six mois durant dans le château fort radeau-France (...) Disons-le sans ambages, le résultat est surprenant, instructif et souvent drolatique ; pas d'un mauvais rire gras, mais d'un rire complice qui vient en se prenant d'empathie pour les artisans jusqu'ici invisibles des antennes hertziennes.

Ecran Large

la projection sera suive d'échanges avec la participation de:

- Jean-Michel Piquet actuellement animateur sur France Bleu Poitou de 16h30 à 19h; il débuté en créant avec des amis une radio locale associative ou il était animateur; puis à Pau chez "France Bleue Béarn" avant d'arriver en 2007 à France Bleue Poitou
- David Bonniec actuellement directeur d'antenne à Radio Echo des Choucas; il à été successivement réalisateur, producteur animateur à FUN TV; Producteur de musiques électroniques; producteur à RADIO NOVA Directeur d'antenne à RADIO BALISTIC

Le vendredi 17 mai 2013 à 20h30

Venez nombreux

 
patrimoine mai 2013 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

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mai 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

L'Important c'est d'aimer

Le film-patrimoine du mois

L'Important c'est d'aimer

de Andrzej Zulawski

film français, italien, allemand - 1975 - 1h50mn -

Scénario Christopher Frank d’après son roman La Nuit américaine- Prix Renaudot 1972 - Directeur de la photographie : Ricardo Aronovich - Musique : Georges Delerue-

Avec: Romy Schneider, Fabio Testi, Jacques Dutronc, Klaus Kinski, Claude Dauphin, Roger Blin.

Synopsis: Un jeune photographe, Servais, rencontre sur un plateau de tournage Nadine, une actrice ratée contrainte de tourner dans des films pornographiques. Séduit, il se rend chez elle pour faire une série de photos. La jeune femme est mariée à Jacques, un être fragile, à la fois drôle et amer, qui fuit les réalités de la vie. Très attirés l’un vers l’autre, Nadine et Servais se revoient. A son insu, il veut commanditer une pièce de théâtre dans laquelle elle aura enfin un rôle digne de son talent...

“Je suis prête à en prendre plein la gueule” Romy Schneider

Jean-louis Bory avait décrit l’important, c’est d’aimer comme une “nuit shakespearienne où se déchaînaient le bruit et la fureur”. Bien vu, Bory! Le Point

En 1975, alors que la CEE ne compte que neuf membres, que l’euro et l’espace Schengen ne sont même pas encore en gestation, le cinéma, lui, est déjà européen depuis longtemps. Magie des coproductions, vivace dans les années 1970, qui fait de L’important c’est d’aimer un film multinational : production française, certes, mais réalisateur polonais, acteur allemand (Klaus Kinski), italien (Fabio Testi) et actrice autrichienne plus française que germanique (Romy Schneider). Andrzej Zulawski, dont les films déplaisaient à la censure, ne pouvait pas tourner en Pologne. Il vint réaliser L’important c’est d’aimer en France. Grand bien lui en a pris.
On ne rencontre pas tous les jours les personnages d’Andrzej Zulawski. Les uns, mariés depuis six ans, se donnent rendez- vous au café pour discuter de l’avenir de leur couple ; l’autre est le meilleur ami de celui dont il a pris la femme ; un autre encore casse la gueule d’un inconnu qui a touché son manteau. Quand une femme rencontre un homme, elle lui ouvre sa porte et se déshabille devant son objectif (et les yeux de son mari) en un clin d’oeil, avant de le virer manu militari de chez elle. “On est là pour être ensemble”, répète Nadine à son amant non-consommé Servais, qui refuse à la fois de parler et de coucher avec elle alors qu’elle vient s’offrir à lui. Chez Zulawski, on cherche sans cesse à être ensemble, mais on est toujours seul. Seul comme Jacques, le mari de Nadine, qui est incapable de l’aimer…
Chez Zulawski, on repousse l’autre aussi fort qu’on veut le serrer contre soi. C’est peu de dire qu’un film comme L’important c’est d’aimer est une expérience intense dont on ressort sacrément chamboulé(…)
Nadine, c’est Romy. “Je ne suis ni une victime, ni une prisonnière”, ment-elle avec affront. À presque quarante ans, la comédienne joue une femme de trente qui a peur de vieillir, qui se voit laide, qui ne s’aime plus ou ne s’est jamais aimée. Quelle douleur dans son regard et dans sa voix, quand elle supplie le photographe de ne pas la prendre en photos : “Je suis une vraie comédienne, vous savez”! Quelle intensité dans l’interprétation, dans les crises de colère, dans les supplications angoissées ! Le don de soi a toujours été le point fort du jeu de Romy. Nadine est Romy, Romy est Nadine, le personnage a disparu derrière la comédienne, dans un troublant jeu d’usurpation d’identité.
On ne rencontre pas tous les jours les personnages d’Andrzej Zulawski. On pourrait dire, pour faire banal, que c’est la preuve de leur universalité. Mais honnêtement, des Romy, il n’y en a qu’une.

Ophélie Wiel, Critikat.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

une seule séance: le dimanche 5 mai à 20h00 - Film interdit aux moins de 12 ans

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
Les 20 ans de l'Escampette Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

L'escampette fête ses 20 ans !

Samedi 4 et dimanche 5 mai au cinéma Le Rex de Chauvigny

Samedi 4 mai

12h - 13h
Bouquet de poèmes traduit du portugais
lus par le comédien François Marthouret

& Remise des insignes de chevalier des Arts et Lettres
à Claude Rouquet par Alberto Manguel

Buffet-Cocktail anniversaire offert au public
avec le concours de la Maison des Côtes de Bourg

14h - 15h30
Projection du film
Des lumières Des abîmes aussi...
de Christian Richard (48' - 2013)
librement adapté de deux livres d'Alain Glykos
(Parle moi de Manolis et Aller au diable),
Présenté et commenté par l'écrivain

15h30 - 17h30
Dialogue entre les écrivains
Alberto Manguel et David Collin.
suivi d'une promenade dans le catalogue de l'Escampette
avec Julie Proust-Tanguy et Claude Chambard

dimanche 5 mai

12h - 13h
● Apéro-Poésie avec des lectures de poèmes
de Georges Bonnet et Claude Margat
Verre de l'amitié offert au public
avec le concours de la Maison des Côtes de Bourg

14h30 - 16h
1993 - 2013 Léo ferré
et les 20 ans de l'escampette
avec Lionel Bourg et Jacques Bertin
Lecture de la faute à Ferré par Lionel Bourg,
et mini récital de chanson par Jacques Bertin

17h
René Guy Cadou, De louisfert à Rochefort-sur-Loire
de Jacques Bertin - réalisation A. Breit (90')
présenté par Jacques Bertin
Entrée payante 4,5€

Entrée libre et gratuite
sauf dimanche 5 mai à 17h
renseignements au 05 49 61 20 87

 
Des abeilles et des hommes Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-rencontre

Des abeilles et des hommes

avril 2013

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Des Abeilles et des Hommes

Des Abeilles et des Hommes
avec la voix de Charles Berling

Un film de Markus Imhoof

Documentaire - 1h28 mn

avec: Fred Jaggi (apiculteur), John Miller (apiculteur), Heidrun et Liane Singer (apiculteurs), Professeur Randolf Menzel (neurobiologiste), Zhang Zhao Su (ouvrière pollinisatrice), Fred Terry (apiculteur)

Synopsis:Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d'une violence et d'une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.
Arrivée sur Terre 60 millions d'années avant l'homme, l'Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu'à notre survie. Aujourd'hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.
Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : "Si l'abeille disparaissait du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre."

Les abeilles sont le sujet d’un documentaire fascinant, émaillé d’images et de sensations fortes, parfois proches du thriller. On y voit un insecte équipé d’un radar, la décapitation à l’ongle du pouce d’une infidèle partie courir le guilledou avec un bourdon imposteur, une agonie à la sulfateuse… Filmé au cœur des arbres, des ruches et des colonies, cette aventure de la (dé)pollinisation raconte comment ces bêtes tombent dans les filets d’un capitalisme sauvage, fait de courtiers sans états d’âme, esclavagistes modernes. Inutile d’en faire des tartines : ni didactique, ni pesamment écologique, « Des abeilles et des hommes » est du miel pour notre réflexion.

Le Parisien

la projection sera suive d'échanges avec la participation de:

Philippe Roy apiculteur à la ferme aux abeilles de Lavoux (86)
Philippe Roy est un apiculteur, passionné par son métier, que vous avez peut être déja rencontré sur les marchés de la région.
Il sera présent pour échanger avec vous sur le film, sur les abeilles et sur son expérience d'apiculteur.

Le vendredi 12 avril 2013 à 20h30

Venez nombreux

 
Promised Land Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

le Cinéma REX de Chauvigny présente

en avant première

 Promised Land

Promised Land

de Gus Van Sant
Comédie Dramatique - 2013 - 1h45 mn
avec: Matt Damon, John Krasinski, Frances McDormand, Rosemarie DeWitt, Hal Holbrook

Synopsis:Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel…

PROMISED LAND pose habilement la question de l’évolution des valeurs américaines, à travers les décisions qui sont prises dans une petite ville lorsqu’une société exploitante de gaz naturel cherche à extraire dugaz de schiste en utilisant le procédé d’extraction par fracturation hydraulique.

Les spectateurs se feront leur propre opinion, mais notre objectif est de mettre en scène des personnages qui sauront affecter les gens à travers l’émotion et l’humour, des personnages qui prennent leurs propres décisions en affrontant des difficultés à la fois intérieures et extérieures.

John Krasinski

Le mardi 26 mars 2013 à 20h30

Venez nombreux

 
patrimoine avril 2013 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

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avril 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

Le Festin de Babette

Le film-patrimoine du mois

Le Festin de Babette

de Gabriel Axel

film Danois - 1987 - 1h40mn -

Scénario et dialogue :Gabriel Axel d’après une nouvelle de Karen Blixen - Costume : Karl Lagerfeld - Chef cuisinier : Jan Cocotte-Pedersen-

Avec: Stéphane Audran, Bodil Kjer, Brigitte Federspiel, Jarl Kulle, Jean-Philippe Lafont, Bibi Andersson

Synopsis: Sur la côte du Jutland vivent deux vieilles soeurs, filles d’un pasteur autoritaire fondateur d’une communauté religieuse. Un soir, une réfugiée française, Babette, arrive au village et demande asile. Elle devient leur fidèle servante. Quatorze ans plus tard, elle gagne une somme importante à la loterie. Plutôt que de garder l’argent, Babette décide de chambouler les principes ascétiques de cette communauté en organisant un dîner fastueux, dans la grande tradition française…

Oscar du Meilleur Film Etranger

Plaisir de manger - Plaisir de la table

“Le plaisir de manger est la sensation actuelle et directe d’un besoin qui se satisfait. Le plaisir de la table est la sensation réfléchie, qui naît des diverses circonstances de faits, de lieux, de choses et de personnes qui accompagnent le repas.
Le plaisir de manger nous est commun avec les animaux ; il ne suppose que la faim et ce qu’il faut pour la satisfaire. Le plaisir de la table est particulier à l’espèce humaine ; il suppose des soins antécédents pour les apprêts du repas, pour le choix du lieu et le rassemblement des convives.
Le plaisir de manger exige, sinon la faim, au moins l’appétit ; le plaisir de la table est le plus souvent indépendant de l’un et de l’autre. Ces deux états peuvent toujours s’observer lors de nos festins.
Quand le besoin commence à être satisfait, la réflexion naît, la conversation s’engage, un autre ordre de choses commence ; et celui qui, jusque là, n’était que consommateur, devient convive plus ou moins aimable, suivant que Dieu lui en a dispensé les moyens.
D’ailleurs, on trouve souvent rassemblées autour de la même table toutes les modifications que l’extrême sociabilité a introduites parmi nous : l’amour, l’amitié, les affaires, l’ambition, l’intrigue ; voilà pourquoi le conviviat touche à tout ; voilà pourquoi il produit des fruits de toutes les saveurs.”

Jean-Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût (1825)

Karen Blixen envisageait Le Festin de Babette comme une réflexion sur l’art : que peut un artiste dans un monde hostile, comment reçoit-on une oeuvre quand on n’en maîtrise ni les codes, ni la culture? – Qu’y a-t-il là-dedans, Babette? Ce n’est pas du vin, j’espère? – Du vin, Madame? s’écria Babette. Oh! non! c’est du Clos-Vougeot. Et comme la pauvre luthérienne n’imaginait pas qu’un vin pût porter un nom, elle laissa faire, et le diable entra, et la vie avec lui.
Marie-Claude Martin, magazine Le Temps

Le menu du Festin...
...et les Vins :
Soupe de tortue géante
Blinis Demidoff (blinis au caviar et à la crème)
Cailles en sarcophage au foie gras
et sauce aux truffes
Salade d’endives aux noix
Fromages
Baba au rhum et salade de fruits glacés
Fruits frais (raisins, figues, ananas...)
Xérès amontillado servi avec la soupe
Champagne Veuve Clicquot 1860
servi avec les blinis
Clos-Vougeot 1845
servi avec les cailles et les fromages
Fine Champagne
Eau servie avec les fruits
Café

Le menu et les plats servis par Babette sont peu décrits dans la nouvelle de Karen Blixen. Il n’y a pas de précisions sur la préparation exacte des plats, ni sur les temps de cuisson. Les aliments ont donc été confiés au chef danois Jan Cocotte-Pedersen, qui a eu pour mission de réaliser les recettes avec pour seul indice les ingrédients et de diriger les gestes de Stéphane Audran pendant le tournage. Les recettes des Blinis Demidoff et des Cailles en sarcophage sont à l’adresse :
http://chefsimon.com/litterature/karen-blixen.html

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

une seule séance: le dimanche 7 avril à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
patrimoine mars 2013 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


mars 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Tess

Le film-patrimoine du mois

Tess

de Roman Polanski

film britannique, français - 1979 - 2h51mn -

Scénario : Roman Polanski et Gérard Brach d’après l’oeuvre de Thomas Hardy - Musique : Philippe Sarde - Directeurs de la photographie : Geoffrey Unsworth, Ghislain Cloquet

Avec: Nastassja Kinski, Peter Firth, Leigh Lawson, John Collin

Synopsis: Dans l’Angleterre du XIXème siècle, un paysan découvre qu’il est le dernier descendant d’une grande famille d’aristocrates. Motivé par le profit qu’il pourrait tirer de cette noblesse perdue, il envoie sa fille, Tess, se réclamer de cette parenté. Le jeune Alec, charmé par la beauté de sa “délicieuse cousine”, accepte de l’employer et met tout en oeuvre pour la séduire. Tess finit par céder et, enceinte, retourne chez ses parents où elle donne naissance à un enfant qui meurt peu de temps après...

César du Meilleur film, du Meilleur réalisateur, de la Meilleure photographie

Thomas Hardy (1840-1928) a publié ses premiers romans en 1871 à Londres d’où il observe la montée triomphante de l’ère Victorienne et les mutations qui l’accompagnent sur fond d’hypocrisie morale et d’injustice sociale. Il en publiera quatorze avant de se consacrer à la poésie. Son oeuvre la plus connue, avec Jude l’obscur, demeure Tess of the d’Urbervilles qui porte en sous-titre: “Une femme pure, fidèlement présentée par Thomas Hardy”. Le roman a d’abord été publié par épisodes à partir de 1891, dans divers journaux et revues, ce qui explique partiellement la double tendance épisodique du récit et mélodramatique de l’histoire. .

Romaindesbiens.com

On a reproché à Polanski d’avoir privilégié la beauté formelle et laissé peu de place à l’émotion. Esthétiquement, la réussite est totale, fruit d’un impressionnant travail de reconstitution. Pendant des mois, l’équipe de Polanski créa les costumes, retrouva du mobilier d’époque, réinventa le Dorset sur les côtes bretonnes et normandes (allant jusqu’à replanter des centaines d’arbres et recouvrir l’asphalte de terre) pour un tournage de huit mois au rythme des saisons. Mais c’est justement cette perfection languide et distinguée de gravure anglaise qui finit par engendrer le malaise. Pour Tess, qui ne trouvera jamais sa place ni son repos, chaque ciel orageux, chaque lande déserte apparaît comme un tombeau naturel. En Nastassja Kinski (17 ans au moment du tournage), Polanski trouvait l’incarnation idéale de ce jeune fruit piétiné par les orgueils et les préjugés.
Guillemette Odicino - Télérama

Roman Polanski étant menacé d’extradition depuis l’Angleterre pour une affaire de moeurs et bien que Tess s’y déroule, le film est tourné en France : en Normandie, dans les paysages du cap de la Hague ainsi qu’à Locronan (Finistère), au Leslay (Côtes-d’Armor) pour ce qui est du château de Beaumanoir. Le site mégalithique de Stonehenge a été reconstitué à Morienval, village situé dans l’Oise.
Le tournage fut marqué par la mort du directeur de la photographie britannique Geoffrey Unsworth après trois semaines de tournage. Il fut remplacé par le belge Ghislain Cloquet.
Le film est dédié à Sharon Tate. La mention “To Sharon” figure ainsi au début du film. C’est elle qui fit lire le roman de Thomas Hardy à son mari, Roman Polanski. Dix ans après son assassinat par les disciples de Charles Manson, le cinéaste lui dédiait cette illustration naturaliste et funeste.

“J’ai toujours voulu tourner une grande histoire d’amour. Ce qui m’attirait également dans ce roman, c’était le thème de la fatalité : belle physiquement autant que spirituellement, l’héroïne a tout pour être heureuse. Pourtant le climat social dans lequel elle vit et les pressions inexorables qui s’exercent sur elle l’enferment dans une chaîne de circonstances qui la conduisent à un destin tragique.”
Roman Polanski

une seule séance: le dimanche 3 mars à 20h00

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