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Printemps des poètes 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

printemps des poetes

dans le cadre du
2eme printemps des poètes de Chauvigny

mardi 7 mars à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Touki-bouki (Le voyage de la Hyène)

Touki-bouki (Le voyage de la Hyène)

Un film de Djibril Diop Mambety

Sénégalais - 1973 - genre: Drame - Durée: 1h 35mn
musique: Neil Young
Avec: Magaye Niang, Mareme Niang, Aminata Fall

Synopsis: Mory, jeune berger un peu marginal, et Anta son amoureuse, étudiante provoquante, viennent de partir pour Paris. Pour réaliser leur rêve, il ne leur manque que l'argent du voyage. Mory decide de se le procurer par des moyens peu orthodoxes.

festival de cannes 1973: Prix de la critique internationale - Prix de la FIPRESCI au Festival international du film de Moscou

Restauré en 2008 par la World Cinema Foundation de Martin Scorsese, ce film de 1973 est le premier, le plus exalté, le plus extraordinairement inventif des sept longs-métrages du Sénégalais Djibril Diop Mambéty, poète visionnaire, cinéaste franc-tireur mort en 1998, quand il n'avait que 53 ans
Le film s'ouvre sur une (très belle) image d'Epinal : un petit garçon dans la savane qui avance, juché sur le dos d'un zébu, au milieu d'un troupeau qu'il conduit, dans un nuage de poussière, droit vers la caméra. Le plan suivant, documentaire, très cru, tourné dans un abattoir, révèle la destination finale des bêtes. Au sol, un zébu se fait trancher la gorge devant l'objectif, qui reste fixé sur la plaie tout le temps de la saignée. Référence directe au Sang des bêtes, de Franju, l'image apparaît comme une métaphore de l'Afrique exsangue, pillée par les Blancs,...

lemonde.fr

Touki-Bouki (le voyage de la hyène), c'est le désir d'évasion, c'est aussi la peur du changement, et c'est finalement le mouvement dans l'immobilité, et le rêve éveillé. Ce jeune berger qui a perdu son troupeau n'a plus l'art de jouer de la flûte pour le rappeler ; alors il accepte qu'une jeune étudiante vienne le rejoindre pour quitter ensemble le pays. Ils iront jusque sur le bateau mais ne partiront pas.
Une autre nouveauté, pour ne pas dire un bouleversement, viendra de Touki-Bouki. Un film qui fit couler beaucoup d'encre à sa sortie. C'est que le sujet et l'écriture sortaient de l'ordinaire cinématographique sénégalais qu'étaient la confrontation des cultures, la modernité et la tradition, la critique sociale et l'exode rural. Djibril Diop bouleverse les données d'une syntaxe bien sage, sinon conventionnelle. Le film vaut d'abord par son style allègre, altier, irrévérencieux, plein d'invention et de désinvolture.(...) Dans Touki-Bouki, tout est allégorique, marqué au sceaux des symboles à références bien africaines, mais mal perçues parce qu'inconnues. Touki-Bouki, cest le désir d'évasion, c'est aussi la peur du changement, et c'est finalement le mouvement dans l'immobilité, et le rêve éveillé.

trigon-film.org

Le film vous sera présenté par Jean Claude Rullier

Jean-Claude Rullier dirige le Pôle d'éducation artistique et de formation au cinéma et à l'audiovisuel de la région Poitou-Charentes Cinéma et chargé de cours au département Arts du Spectacle de l'Université de Poitiers consacré aux cinématographies africaines.


mardi 7 mars à 20h00

tarif unique 4,5€

Chauvigny cinéma

 
patrimoine février 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 19 fevrier à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Quand une femme monte l'escalier

Quand une femme monte l'escalier

Un film de Mikio Naruse

film Japonais - 1960 - genre: Drame - Durée: 1h51mn
Scénario: Ryûzô Kikushima, Image: Masao Tamai, Décors: Satoru Chûko Son: Masao Fujiyoshi, Nao Shimonaga, Musique: Toshiro Mayuzumi
Avec: Hideko Takamine (Keiko), Tatsuya Nakadai (Komatsu), Reiko Dan (Junko), Masayuki Mori (Fujisaki), Daisuke Katô (Sekine), Ganjirô Nakamura (Goda)...

Synopsis: Keiko Yashiro est hôtesse de bar dans le quartier chic de Ginza, à Tokyo. Elle reste fidèle au souvenir de son mari, décédé il y a cinq ans, et malgré son métier, se refuse aux hommes qui la courtisent quotidiennement. Un jour poutant, elle s’éprend d’un des habitués de l’établissement…

"Le plus beau film de l'année date... de 1960(...) porté par des accords jazzy et une voix off troublante ce portrait de femme, procure des veriges d'émotions pures. Sublime !"

Après avoir expérimenté la couleur dans deux film ruraux, Uwashugimo / Nuages d’été et Kotan no kuchibue / Le sifflement de Kotan, et juste avant le pimpant et bariolé Musume, tsuma, haha / Filles, épouse, et une mère, Naruse retournait à l’univers urbain et au noir blanc avec ce Onna ga kaidan wo agaru toki / Quand une femme monte l’escalier qui frappe d’abord par la photo très élaborée signée Masao Tamai, le remarquable travail sur le cadre large du Tohoscope et les accents avant-gardistes de la partition musicale de Toshiro Mayuzumi.
La mise en avant de ces aspects formels donne au film une modernité affichée qui est d’abord celle de ce quartier des bars qui a pas mal changé tout en restant fondamentalement le même depuis le magnifique Ginza Gesho (1951), un univers nocturne dédié aux plaisirs et où règne un clinquant de surface dont les petits matins blèmes revèlent l’envers sordide.
Comme souvent chez Naruse, c’est un admirable personnage féminin, magnifiquement incarné une fois de plus par Hideko Takamine (Inazumi, Coeur d’épouse, Midareru) , qui est au centre du film : une femme soumise à des pressions s’exerçant de tous côtés mais s’efforçant de surmonter chaque soir le moment de découragement qui la saisit au pied de l’escalier qu’il faut gravir pour accéder à un monde factice, soumis à la loi implacable du paraître, mais où elle a cru pouvoir trouver une fragile indépendance.
Cette indépendance s’avère bien précaire, menacée sans cesse par la loi de la concurrence (les anciennes hôtesses qui ouvrent leurs propre bar et piquent les clients), la menace du temps qui passe (il faut rester jeune et belle), la maladie qui offre d’abord un répit illusoire dans un giron familial retrouvé revélant très vite son visage peu aimable et interessé (l’acerbe confrontation avec la mère).
Elle se paye surtout au prix d’humiliations récurrentes, notamment lors des deux scènes avec la propriétaire, glaçante de fausse sollicitude condescendante (elle reproche à Keiko de porter un kimono trop sobre), et dans ses rapports avec les hommes : le suffisant Minobe (Eitaro Ozawa), qu’elle ne peut se permettre de mépriser ; le trop paternel Goda (Ganjiro Nakamura) ; le bonhomme Sekine (Daisuke Kato) qui se révèlera gentil mythomane et affabulateur (la rencontre avec sa femme, superbe scène de décillement à l’air libre, dans un vaste terrain vague) ; le suave Fujisaki (Masayuki Mori), qu’elle aime et qui l’aime sans doute mais lui avouera au lendemain de leur première nuit commune qu’il est muté à Osaka et part le jour même avec femme et enfants ; et même Komatsu (Tatsuya Nakadai), le jeune gérant qui la poursuit de ses assiduités mais qui l’idéalise trop, la met sur un piédestal et ne supporte pas de la voir en tomber.
Une fois encore, malgré un scénario pouvant, sur le papier, faire penser à un roman photo un brin larmoyant, le regard de Naruse ne s’attendrit jamais et observe tout avec une sympathie qui ne cherche par à atténuer la violence sourde des situations, mais ne la souligne pas, la laissant éclater brièvement, parfois par ricochet, comme lorsqu’on apprend au détour d’une conversation, et sur le ton de la mauvaise blague, que Yari, la jeune concurrente ( Keiko Awaji), a involontairement réussi le faux suicide qu’elle avait annoncé quelques séquences plus tôt.
Cette sécheresse, non dénuée de pointes d’humour, ne rend le film que plus émouvant.

Claude Rieffel - avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 19 février 2017 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
patrimoine janvier 2017 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 29 janvier à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Ascenseur pour l'échafaud

Ascenseur pour l'échafaud

Un film de Louis Malle

film français - 1958 - Policier, Drame, Thriller - Durée: 1h 28mn

Avec: Jeanne Moreau (Florence Carala), Maurice Ronet (Julien Tavernier), Georges Poujouly (Louis), Jean Wall (Simon Carala), Lino Ventura (le commissaire Cherrier), Yori Bertin (Véronique), Félix Marten (Christian Subervie), Gérard Darrieu (Maurice)

Synopsis: Julien Tavernier et sa maîtresse, Florence Carala, la femme de son patron, ont imaginé un plan diabolique pour supprimer le mari gênant. Une fois le meurtre commis, Julien, revenu sur ses pas pour faire disparaître une pièce à conviction malencontreusement oubliée, se retrouve bloqué dans l'ascenseur par une coupure de courant. Au dehors, un blouson noir, Louis, vole la voiture de Julien et y fait monter sa petite amie Véronique. Florence, qui attend son amant à la terrasse d'un café, reconnaît la voiture mais ne distingue pas le conducteur. Elle constate tout de même qu'il est en aimable compagnie. Jalouse et se croyant trahie, elle erre dans Paris, tandis que Julien s'évertue à sortir de l'ascenseur...

Prix Louis Delluc 1957

Premier long métrage de fiction de Louis Malle, qui avait coréalisé Le monde du silence de Cousteau et avait été l’assistant de Bresson pour Un condamné à mort s’est échappé, Ascenseur sur l’échafaud transforma un coup d’essai en coup de maître. Adapté d’un roman de Noël Calef et dialogué par Roger Nimier, le film fut considéré comme une des œuvres emblématiques de la Nouvelle Vague, ce qui, nous le verrons, n’est que partiellement exact. Le film arriva en effet comme un coup d’épée dans la mare, alors croupissante, du cinéma français. La jeunesse de son réalisateur intelligent et cultivé, influencé par le thriller américain, donna un style particulier à ce polar qui annonce, en mode moins radical, l’éblouissante liberté de ton d’À bout de souffle. La trame, toute hitchcockienne, est basée sur un suspense habile puisque le personnage principal, Julien Tavernier (Maurice Ronet), est bloqué dans l’ascenseur de son entreprise après avoir commis un meurtre, celui de son patron. L’épouse de ce dernier, Florence Carala (Jeanne Moreau), est sa maîtresse et complice. Tandis que Julien tente de se délivrer de son piège, la jeune femme erre dans Paris, à la recherche de son amant. Pendant ce temps, Louis (Georges Poujouly), un petit voyou, emprunte la voiture de Julien pour impressionner sa petite amie Véronique (Yori Bertin), et usurpe son identité le temps d’une escapade qui va mal tourner. La puissance novatrice d’Ascenseur pour l’échafaud s’apprécie par l’alternance du huis clos de l’ascenseur et de séquences sur les routes de la région parisienne et dans les rues de la capitale. Le petit couple formé par Louis et Véronique anticipe, sur un mode plus mineur, les figures de Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans le film de Godard. Le personnage de Florence, porté par les incantations très durassiennes de Jeanne Moreau, est suivi par une caméra à l’épaule qui tranche avec les conventions en vigueur dans le cinéma de l’époque. Le modernisme de la démarche de Louis Malle est amplifié par le célèbre quintet de jazz composé et joué par Miles Davis et qui n’est pas pour rien dans l’ambiance trouble dans laquelle baigne ce film à la fois séduisant et oppressant.
Une ambiance d’autant plus atypique que le cinéaste a tenu à donner une image presque irréelle de Paris, loin des stéréotypes véhiculés dans de nombreux films avec petits bistrots de quartier et chauffeurs de taxi portant le béret. Pourtant, et cela n’enlève rien aux qualités du film, Ascenseur pour l’échafaud s’inscrit dans toute une tradition classique du cinéma français qui s’écarte de la doxa de la Nouvelle Vague. Le scénario est d’abord en béton et aurait pu être écrit pour Clouzot ou Clément, la similitude avec Les diaboliques ou Plein soleil étant manifeste. Rien qu’à ce titre, on n’est pas loin du cinéma de « qualité » dénigré alors par les jeunes Turcs des Cahiers, et ce d’autant plus que le soin technique est assumé (la belle photo d’Henri Decae). Par ailleurs, la critique en filigrane de la bourgeoisie s’inscrit dans la continuité des scénarios d’Aurenche et Bost écrits pour Autant-Lara, Malle ajoutant des allusions audacieuses aux guerres d’Indochine et d’Algérie. Le film renouvelle enfin le cheptel des excentriques seconds rôles mais en gardant l’esprit des cinémas de Carné ou Duvivier. On appréciera ainsi les savoureuses compositions de Gérard Darrieu en agent de sécurité, Lino Ventura en commissaire perspicace ou Félix Marten en mondain alcoolique. Ils entourent avec bonheur une Jeanne Moreau grandiose et un Maurice Ronet qui trouvait là son premier grand rôle. C’est donc au carrefour de la tradition et de la modernité que doit s’apprécier ce récit d’un solitaire, comme il en existera beaucoup dans le cinéma de Malle. Ascenseur pour l’échafaud a été sélectionné à Cannes Classics dans une copie 2K présentée par Gaumont, le travail visuel et sonore ayant été effectué par Éclair et Diapason.

Gérard Crespo - avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 29 janvier 2017 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
ciné débat "La sociale" Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-débat :
autour du film

"La Sociale"
en présence du réalisateur

Le 15 janvier 2017 à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

La Sociale

La Sociale

Un film de Gilles Perret

français - 2016 - genre: Documentaire - Durée: 1h24mn

Synopsis: En 1945, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Elles prennent origine dans le programme du Conseil National de la Résistance qui intègre « un plan complet de sécurité sociale […] avec gestion appartenant aux représentants des intéressés. » Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui?
70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu » D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?
Au final, se dressent en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

« Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain. » Ainsi s'exprimait Ambroise Croizat, ministre du Travail communiste du général de Gaulle, et bâtisseur de la Sécurité sociale au lendemain de la guerre. Une figure historique essentielle et pourtant oubliée au profit du haut fonctionnaire Pierre Laroque, le « père » officiel de la Sécu.
Déjà auteur d'un documentaire sur le programme du Conseil national de la Résistance (Les Jours heureux, 2013), Gilles Perret continue son travail de mémoire. Il donne la parole à des historiens des institutions sociales, mais aussi à un sinistre et farouche opposant qui voit des rouges partout : son plaidoyer ultralibéral ne vaut pas tripette face à la vigueur militante de Jolfred Fregonara, ouvrier métallurgiste né en 1919, adhérent du Front populaire, et qui continue, à 96 ans, de défendre l'intérêt général.

Jérémie Couston - telerama.fr

Gilles Caire
Le film sera suivi d'échanges avec le public en présence de:
Gilles Perret
Gilles PERRET est né en 1968 à Mieussy, un village de Haute-Savoie où il réside. Après des études d’ingénieur en électronique, il décide de s’orienter vers le cinéma.
Depuis 1998 il a réalisé 12 films, ancrés pour la plupart dans la réalité de ce pays qui est le sien, les Alpes, et diffusés par plusieurs chaînes de télévision : Arte, France 3, La Chaîne Parlementaire, la Télévision Suisse Romande, etc.
À s’attarder chez ses voisins de vallée, il aborde la réalité du monde politique, économique et social. Partir du local pour raconter le global. C’est ce regard singulier qui a fait le succès de ses derniers films sortis en salle. Avec « La Sociale », son cinquième film sorti dans les salles de cinéma, il nous raconte l’histoire de la Sécurité Sociale, d’où elle vient, ce qu’elle est devenue et ce qu’elle pourrait devenir. Une Histoire peu ou pas racontée jusqu’à ce jour même si elle nous concerne tous. L’histoire d’une lutte qui n’est jamais finie.

Gilles Caire
- Maître de conférence en sciences économiques à l'université de Poitiers
- Responsable du master professionnel Droit et développement de l'économie sociale et solidaire.

Le dimanche 15 janvier 2017 à 20h00

tarif unique 4,5€

Venez nombreux!

Le Rex Chauvigny

 
Ciné-rencontre "Vino Veritas" Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-rencontre

"Vino Veritas"

en présence du réalisateur
Pascal Obadia

Le samedi 17 décembre à 20h30

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Vino Veritas

Vino Veritas

Un film de Pascal Obadia

Américain - 2016 - genre: Documentaire - Durée: 1h 22mn

Synopsis:"Vino Veritas" est un voyage dans l'univers du vin, un road movie à travers les vignes d'Europe. Parfois drôle, souvent sensible, le documentaire donne la parole aux nouveaux vignerons qui considèrent la nature comme élément incontournable dans l'élaboration d'un vin de qualité, d'un vin vivant. "Bios", "bio-dynamiciens" ou "naturels", ils nous montrent qu'une autre voie est possible, sans intrants ou presque, avec un objectif commun que les filières du tout chimique semblent avoir occultées : retrouver le goût, dans le respect des hommes et de l’environnement.

«In vino veritas» disaient les romains… Aujourd’hui, on pourrait transformer l’expression en: «In pesticidio veritas ». Toute plaisanterie gardée, ce néologisme latiniste est pourtant réaliste car le vin est devenu l’une des denrées les plus polluées au monde !
En seulement cinquante ans,les méthodes agro-industrielles ont radicalement changé les modes de production et de culture de nos aliments. Un demi-siècle a suffi à faire oublier 15000 ans d'agriculture naturelle, où c'est bien la nature qui dictait à l’homme comment respecter son équilibre.
Plusieurs études scientifiques démontrent que plus de 90% des vins contiennent des pesticides. La filière Bio n’est pas épargnée par la chimie. Car si le raisin est garanti «bio», c’est surtout lors de la vinification que la dépravation intervient, par le truchement de nombreux additifs chimiques. De plus, aucune législation en France n’exige une limite maximale de résidus de pesticides dans le vin, contrairement à l'eau. Notre pays est le troisième consommateur mondial de pesticides, après les États-Unis et le Japon, et de loin, le premier utilisateur en Europe.
L’omniprésence et la dangerosité des pesticides dans l’agriculture ne sont plus à prouver malgré les toujours bonnes intentions affichées par nos dirigeants. Comme la majorité de nos aliments, le vin est donc lui aussi victime de poisons.
Difficile de penser que dans ce précieux nectar vieux de 8.000 ans puisse se loger une multitude d’adjuvants toxiques. Car plus qu’un aliment du quotidien, le vin est culturel et profondément ancré dans nos sociétés. Un ingrédient incontournable des fêtes, des cérémonies ; certains vous diront même qu’il n’y a « pas de bon repas sans vin ». Le vin est aussi synonyme de prestige et de luxe : les châteaux bordelais ou les hectares de vigne en Toscane sont de renommée mondiale et les bouteilles se vendent parfois à prix d’or. C’est un produit qui pèse aussi très lourd dans notre balance commerciale (11,7 milliards d’euros en 2013) et qui contribue à l’image et au rayonnement culturel de notre pays dans le monde où l’on aime promouvoir le savoir-vivre à la française.
Au vu de cette importance et de l’unanimité à considérer le vin comme un aliment à part, nous serions en mesure d’espérer une législation poussée, des contrôles drastiques, une éthique de fabrication élevée au rang de religion… Pourtant, c’est toute la filière viticole qui est complice et si le grand public n’est pas au courant, ce n’est pas un secret dans la profession.
Au-delà de ce premier constat à charge, le film évoque surtout les solutions qui se mettent en place - car elles existent ! Une réflexion mondiale fait son chemin : retrouver le vin tel qu'il était produit à son origine, dans le respect de l’homme et de la nature. Retourner à une approche « naturelle », écologique mais aussi, retrouver le goût !

Pascal Obadia

Echange avec le public

La projection sera suivie d'échanges avec le public en présence du réalisateur Pascal Obadia
aprés cet échange Celine et Benoit Blet viticulteur à Oiron (79) proposerons en degustation les vins du "domaine des terres blanches"
Ils présentent une gamme complète de vins blancs et de rouges de différents cépages: chenin - cabernet franc - gamay, issus de leurs 85 hectares de vignes cultivées en agriculture biologique et en biodynamie

Le samedi 17 décembre 2016 à 20h30

Tarif unique 4,5€
Venez nombreux!

Le Rex Chauvigny

 
patrimoine décembre 2016 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 4 décembre à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Panique

Panique

Un film de Julien Duvivier

film français - 1946 - Policier, Drame - Durée: 1h 31mn

Scénario: Charles Spaak, Julien Duvivier d'après: le roman Les Fiançailles de M. Hire de Georges Simenon

Avec: Viviane Romance (Alice Moulin), Michel Simon (Mr. Hire), Paul Bernard (Alfred), Lucas Gridoux (Mr. Fortin), Emile Drain (Mr. Breteuil), Lita Recio (Viviane), Marcel Pérès (Cermanutti), Louis Florencie (Commissaire Marcelin), Max Dalban (Capoulade), Guy Favières (Adrien Sauvage), Charles Dorat (Michelet)

Synopsis: Dans un quartier populaire, alors que s'installent des forains, on découvre le corps d'une jeune femme étranglée. L'assassin, Alfred, un vaurien gominé, et sa maîtresse, Alice, font porter le chapeau à l'étrange M. Hire, qui réside dans le petit hôtel meublé de la place. M. Hire, le misanthrope qui croyait renaître à l'amour grâce à Alice...

Réalisé en 1946 et sorti sur les écrans en janvier 1947, Panique signe le retour en France de Julien Duvivier après quelques années d’exil aux Etats-Unis pour cause de Seconde Guerre mondiale. À l’instar de Jean Renoir (qui tenait son confrère en haute estime), le réalisateur n’a jamais vraiment réussi à s’accorder aux exigences des studios hollywoodiens, perdant un peu de ce qui avait forgé son identité durant les années 1930, décennie faste pour le réalisme poétique tant fustigé après l’arrivée de la Nouvelle Vague. En adaptant un roman du populaire Georges Simenon, Les Fiançailles de M. Hire (dont Patrice Leconte s’inspirera une nouvelle fois en 1989 sous le titre Monsieur Hire), le réalisateur de La Belle Équipe ou de Pépé le Moko était censé s’assurer un succès public et critique. Sauf que le résultat fut tout autre : attaqué par la presse qui n’y voyait qu’une resucée de l’esthétique d’avant-guerre, boudé par un public probablement déconcerté par l’extrême noirceur du propos, le film fut un échec complet. Si bien que le réalisateur choisira à nouveau l’exil, cette fois-ci vers la Grande-Bretagne avec une adaptation d’Anna Karénine (1948), avec Vivien Leigh dans le rôle-titre, puis vers l’Espagne avec le film Black Jack. Il lui faudra attendre Sous le ciel de Paris en 1951 pour renouer définitivement avec le succès et cette image d’auteur populaire. Pourtant, Julien Duvivier reste encore aujourd’hui un auteur inclassable. La ressortie en quelques semaines de quatre de ses plus grands films (suivront La Belle Équipe, Voici le temps des assassins et La Fin du jour) permettra sûrement de retrouver des correspondances au sein d’une filmographie qui n’a jamais cessé de brouiller les pistes, d’une férocité et d’un nihilisme que les partis-pris de mise en scène parfois trop académiques pouvaient contredire. En marge de cette noirceur qui caractérisait l’univers de Duvivier, le sommet commercial fut paradoxalement atteint grâce à deux comédies : Le Petit Monde de Don Camillo (12,7 millions d’entrées en 1952) et sa suite Le Retour de Don Camillo (7,4 millions d’entrées en 1953). Pourtant, Panique, en dépit de l’insuccès qu’il rencontra, est probablement celui qui synthétise le mieux les obsessions d’un cinéaste pour qui les différentes couches de la société dans toute leur diversité (le clergé, les bourgeois, la masse populaire) étaient pourries jusqu’à l’os.
Dans un Paris qui semble complètement factice (des immeubles en carton-pâte, des rues qui ne mènent nulle part et n’offrent aucune perspective), vit Monsieur Hire. Homme solitaire et hirsute, peu apprécié de ses voisins mais tenu en respect grâce à son bagout et à son instruction, il vit dans une petite chambre au sommet d’un vieil immeuble. De sa fenêtre, il a une vue imprenable sur les appartements d’en face, dont l’un est occupée par la belle Alice à laquelle il n’est pas insensible, en dépit de sa liaison avec Alfred, le dandy brigand du quartier. Alors qu’un meurtre a été commis par ses soins dans un terrain vague tout proche, Alfred convainc Alice de séduire Monsieur Hire afin que les soupçons se dirigent peu à peu sur lui. Pari réussi : derrière son air supérieur et méprisant, le vieil homme se laisse totalement duper par le désir que lui inspire la jeune femme, au point de tomber dans tous les pièges tendus et de se retrouver accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Mais loin de se reposer exclusivement sur la cruauté du roman original, Duvivier amplifie par sa mise en scène le malaise que peut susciter cette histoire : dès les premières scènes du film, on est saisi par la photographie très sombre de nombreux plans, faisant disparaître des personnages sous-exposés dans les recoins des pièces. Des ombres passent furtivement sur les visages, comme si on avait délibérément éteint la lumière. C’est ce même constat que l’on fait lorsque Monsieur Hire, prostré à sa fenêtre pour espionner l’objet de ses fantasmes, apparaît telle une masse noire et informe, le visage privé de ses traits. Vaguement inspiré de l’expressionnisme, ces partis-pris ne s’inscrivent pourtant pas dans un souci d’esthétisation des scènes : au contraire, ces choix créent un inconfort dans l’appréhension des espaces et des personnages, comme si Duvivier, en véritable orfèvre rigoriste, souhaitait distiller le malaise jusqu’au spectateur de son film. L’abondance des plongées et des contreplongées (notamment lorsque Monsieur Hire se fait mettre à sac sa chambre par la foule hystérique) insiste sur le déséquilibre des rapports de force : dans cette mauvaise farce, chacun est tour à tour proie et prédateur, condamné à tuer ou bien à se faire éliminer.
Si le récit ne fait jamais le moindre mystère de la culpabilité du couple à l’égard de Monsieur Hire et du double-jeu d’Alice envers son vieux voisin, Duvivier ne se réfugie pas pour autant dans le pathétisme que pourrait inspirer cette situation en forçant l’empathie pour la victime. Le désir soudain de ce dernier pour cette jeune femme débarquée de nulle part ne repose sur rien d’autre qu’une attirance physique et donc pulsionnelle. Il suffit pour s’en assurer de repenser à cette succession de plans audacieux au cours desquels Alice tente d’amadouer Monsieur Hire en lui confiant son désarroi : alors qu’elle fait le récit des violences dont elle se dit victime de la part d’Alfred, elle attache un soin particulier à dévoiler un bout de cuisse ou un peu plus son décolleté. La caméra attrape ses morceaux de chair tels que Monsieur Hire pourrait les découvrir avec envie. Puis le cadre du plan suivant nous montre la jeune femme assise face à son interlocuteur débout, le corps coupé au cadre au niveau de la taille, mettant de manière troublante à un même niveau le visage angélique de la machiavélique Alice et le bassin de l’homme qu’elle cherche à séduire. Autrement dit, c’est à ce niveau que se situe le talon d’Achille de Monsieur Hire. Tous coupables de nos bas instincts selon Duvivier ? La fin du film, tristement célèbre pour l’infinie cruauté qu’elle met en exergue, n’offrira pas d’hypothèse plus optimiste : victime d’une véritable cabale fondée sur la rumeur populaire et à laquelle il ne comprend rien, le vieil homme se comporte comme un animal traqué, n’écoutant plus que son instinct de survie. Le visage à la fois défait et presque inexpressif de Michel Simon (impérial de bout en bout) lorsqu’il vit ses dernières secondes, suspendu à la gouttière branlante d’un toit d’immeuble, fait l’effet d’un miroir tendu à cette foule inhumaine qui se gargarise de la détresse d’un homme injustement poursuivi. Comment s’étonner qu’un an après la Libération, le public français n’ait pas couronné de succès ce film d’un pessimisme total ?

Clément Graminiès - critikat.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 4 décembre 2016 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
Soirée Roger Corman Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Soirée Edgar Alan Poe
vu par Roger Corman

3 films

le samedi 5 novembre 2016

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

samedi 5 novembre 2016 à 17h

Le Corbeau

Le Corbeau (VO)

de Roger Corman

Fantastique, Epouvante-horreur - Amérique - 1962 - 1h33mn -

Synopsis: Au XVe siecle en Angleterre, le docteur Craven, qui vit retire depuis la mort de sa femme, recoit la visite de son confrere Bedlo, transforme en corbeau par le magicien Scarabus. Ils se rendent chez Scarabus ou Craven retrouve sa femme. Le docteur Craven ignore que Bedlo et Scarabus lui ont tendu un piege dont il finira par sortir vainqueur. .

Peter Lorre et Vincent Price s’amusent visiblement à s’affronter « magiquement ».

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samedi 5 novembre 2016 à 19h

La Chute de la maison Usher

La Chute de la maison Usher

de Roger Corman

Epouvante-horreur - Amérique - 1960 - 1h25mn -

Synopsis: Philip Withrop se rend a la maison Usher pour rencontrer sa fiancée Madeline. Roderick, le frère de Madeline, s'oppose a leur mariage. Madeline est victime d'une crise de catalepsie, et Roderick s'empresse de l'enterrer. Philip découvre la vérité, mais Madeline sort de son tombeau et veut tuer son frère. La maison s'écroule alors sur eux.

Avec ce film devenu un classique, le pape de la série B, Roger Corman, inaugure un cycle de huit long-métrages adaptés de l’œuvre de l’écrivain américain Edgar Allan Poe. Il pose les fondations des œuvres suivantes : films d’époque, budgets réduits, tournages en studio, utilisation maximale des décors, et surtout une interprétation très « libre » des nouvelles de Poe.

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samedi 5 novembre 2016 à 20h30

La Malédiction d'Arkham

La Malédiction d'Arkham (VO)

de Roger Corman
Epouvante-horreur - Amérique - 1963 - 1h27mn -

Synopsis: Un sorcier lance une malédiction sur un groupe de villageois. Des années plus tard, l'un des descendants du sorcier revient dans le village maudit.

Cette plongée dans l’univers de Lovecraft maquillée en adaptation d’Edgar Allan Poe constitue l’un des films les plus marquants de la très vaste filmographie de Roger Corman. ( aVoir-aLire.com )

Tarif 4,5€ - 10,5€ pour les trois films

Venez nombreux!

Le Rex Chauvigny

 
patrimoine octobre 2016 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 30 octobre à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Macadam Cowboy

Macadam Cowboy

Un film de John Schlesinger

États-Unis - 1969 - Drame - Durée: 1h 53mn

Scénario: Waldo Salt - Image: Adam Holender - Montage: Hugh A. Robertson - Musique: John Barry

Avec: Dustin Hoffman (Rico), Jon Voight (Joe Buck). Sylvia Miles (Cass), John McGiver (O’Daniel), Brenda Vaccaro (Shirley), Paul Morrissey (lui-même)...

Synopsis: Joe Buck, blond et beau gosse, quitte sa petite bourgade du Texas pour monter à New York, où il espère se faire entretenir par des femmes riches. Mais la dureté de la ville lui fait rapidement perdre ses illusions. Seul, sans un sou, il fait la connaissance de Ratso Rizzo, un petit Italien chétif, boiteux et tuberculeux. Parce que ce dernier a l'air encore plus seul que lui, Joe accepte de partager son appartement miteux. À l'opposé l'un de l'autre, ils partagent pourtant la même misère dans les bas-fonds new-yorkais, s'accrochant au même rêve : partir vivre sous le soleil de Floride...

Cinéaste britannique reconnu grâce à quelques excellents longs-métrages réalisés durant les années 60 (Billy le menteur et surtout Loin de la foule déchaînée), John Schlesinger tombe sous le charme du roman Midnight cowboy de James Leo Herlihy qui évoque les mésaventures d’un jeune Texan devenu gigolo à New York. Aidé par le scénariste Waldo Salt, le cinéaste souhaite avant toute chose ne rien édulcorer d’un roman pourtant scandaleux pour l’époque. Sans jamais faire de concessions, mais en s’attachant tout de même les services d’un grand studio (United Artists) pour la distribution du film, John Schlesinger a donc bénéficié d’une totale liberté artistique pour ce qui allait devenir à la fois son premier long-métrage américain et aussi son plus célèbre. Grâce à une directrice de casting remarquable, le réalisateur parvient non seulement à convaincre le gratin de l’underground new-yorkais de participer activement à son projet (Andy Warhol a collaboré notamment à la fameuse séquence de la fête psychédélique), mais il déniche également un duo d’acteurs magnifique : Jon Voight est ainsi resplendissant dans le rôle de ce jeune provincial, à la fois innocent et roublard. Il est épaulé par un Dustin Hoffman méconnaissable. Engagé alors qu’il était encore inconnu, le jeune acteur explose quelques mois plus tard dans le rôle-titre du Lauréat de Mike Nichols et devient star du jour au lendemain.
Cette formidable conjonction de talents a donné naissance à une œuvre puissante, aussi bien dans sa réalisation sans cesse inventive que dans le sujet traité. Loin des clichés en vigueur dans le cinéma traditionnel hollywoodien, Macadam cowboy s’attache à décrire une Amérique souterraine, celle des exclus et des laissés pour compte. Décrivant tout d’abord la naïveté d’un provincial venu faire fortune à New York à coup d’images idylliques à la lisière de la carte postale, Schlesinger ne tarde guère à confronter son héros à la dure réalité d’un système capitaliste qui ne fait de place qu’aux gagnants. Ravalé au rang de marginal, le personnage principal, tout d’abord franchement irritant, s’humanise progressivement au contact de la misère humaine. Et dans ce domaine, tout y passe. Des femmes seules qui trompent leur ennui dans l’alcool aux homosexuels contraints d’assouvir leurs désirs dans les cinémas de la 42ème Rue en passant par les évangélistes timbrés, le portrait du New York de la fin des années 60 est plutôt édifiant. Pourtant, dans cet océan de désespoir, le spectateur retient avant tout la poignante histoire d’amitié (ou d’homosexualité refoulée diront certains) qui lie le jeune gigolo à un SDF handicapé. Sans jamais s’apitoyer ou s’adonner au mélodrame sirupeux, les auteurs ont su trouver la juste distance pour traiter avec pudeur et finesse une histoire qui faisait craindre le pire sur le papier. L’émotion n’en est que plus forte lorsque la dernière séquence dans le car vient nous cueillir au dépourvu.
Malgré le scandale déclenché à sa sortie (le film a été classé X), ce petit bijou a connu un succès retentissant qui lui a permis de décrocher les précieuses statuettes que sont l’Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario. Macadam cowboy demeure à ce jour le seul long-métrage classé X à avoir reçu de tels honneurs.

avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 30 octobre 2016 à 20h00


nos partenaires:

ADRC afcaeRégion Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
ciné débat "Relève : histoire d'une création " Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-débat:
danse à l’Opéra de Paris

Relève :
histoire d'une création

Le 28 octobre 2016 à 20h30

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Relève : histoire d'une création

Relève : histoire d'une création

Un film de Thierry Demaizière, Alban Teurlai

français - 2016 - genre: Documentaire - Durée: 2h

Synopsis: Benjamin Millepied, danseur chorégraphe français, est nommé directeur de la danse de l’Opéra National de Paris en novembre 2014. Sa jeunesse, son regard moderne, sa culture et sa notoriété doivent apporter un renouveau dans la prestigieuse institution. Aussi bien dans ses choix créatifs que par ses méthodes de travail auprès des jeunes danseurs du corps de ballet, Benjamin Millepied va révolutionner les codes de la danse classique. RELÈVE raconte le processus de création de son nouveau ballet “Clear, Loud, Bright, Forward”, une incroyable épopée pleine d’énergie.

Réalisé suite à l’arrivée de Benjamin Millepied à la direction de la danse de l’Opéra de Paris en novembre 2014, on pouvait craindre que Relève, histoire d’une création soit une ode hagiographique à l’ancienne étoile du New York City Ballet, trop bien connu pour être l’époux de Natalie Portman. Heureusement, les portraitistes Thierry Demaizières et Alban Teurlai structurent efficacement leur film autour d’un problème plus général que subira de plein fouet le chorégraphe : comment « bouger le paquebot » d’une vieille et majestueuse institution comme l’opéra Garnier ?

Comment amener la modernité dans un lieu presque figé par une longue tradition ? Cette question était déjà celle de La Danse, le ballet de l’opéra de Paris, réalisé par Frederick Wiseman en 2009. Si Relève n’a pas tout à fait la belle radicalité des films de Wiseman toujours dépouillés d’interviews ou de commentaires off, on y trouve aussi la volonté de s’immerger dans l’institution en huis clos, de livrer une vue de l’opéra « de l’intérieur », d’en montrer le gigantisme et la complexité passionnantes, ses couloirs labyrinthiques, ses innombrables studios, ses multiples corps de métiers, en l’explorant du sous-sol jusqu’à ses toits à la beauté hiératique, rosie par l’aube. En suivant Benjamin Millepied au cours de la préparation du spectacle d’ouverture de la saison 2015, les documentaristes donnent à entendre son point de vue aussi enthousiaste que critique sur ce Léviathan de l’académisme, à la fois exigeant, sublime, et vétuste : il s’y avère très difficile de simplement s’équiper en son ou en télévision, et, jusqu’en 2015, il était inenvisageable de laisser une danseuse noire devenir étoile. En découle l’opposition entre l’ancien et le moderne, la tradition et la nouveauté de ce jeune corps de ballet : il y a bien peu de plans où le danseur n’apparaît pas scotché à son smartphone ou son ordinateur portable qui lui servent d’instruments de travail, et les jeunes danseurs ne manquent pas d’apporter leurs enceintes Bluetooth au cours. C’est là que le bât blesse un peu : Demaizières et Teurlai ont souhaité surligner la modernité de leurs personnages par une mise en scène lourdement « high tech ». Filmés au 5D, les plans des danseurs au travail s’enchaînent dans un montage clipesque, sur fond de musique électro terriblement présente, jusqu’au point de se substituer à la musique originale du spectacle prévu par Benjamin Millepied. Par ailleurs, même si le film ne cherche pas à élucider les raisons de la démission précoce de la star en février 2016 (une première version du film avait été diffusée bien avant, trois mois plus tôt sur Canal +), l’abrupt carton final mentionnant son départ résonne un peu comme une conséquence des difficultés éprouvées par l’artiste, et tend malgré tout à représenter Benjamin Millepied comme un chantre incompris de la modernité. En restant collé à la vision du chorégraphe, le film aborde finalement l’histoire et les enjeux du lieu mythique depuis une bien étroite fenêtre.

critikat.com

la projection sera suivie d'échanges avec le public
En présence de Claire Servant Chorégraphe de la compagnie Alice de Lux

Le vendredi 28 octobre 2016 à 20h30

tarif unique 4,5€

Venez nombreux!

Le Rex Chauvigny

 
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