(C) 2009 Chauvigny Cinéma
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Patrimoine en juin 2009 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai


Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

Le dimanche 14 juin 2009

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:


Duel au soleil

Le film-patrimoine du mois

Duel au soleil

de King Vidor

Avec: Jennifer Jones, Gregory Peck, Joseph Cotten

Scott Chavez est condamné à la pendaison pour avoir assassiné sa femme, Indienne, qui multipliait les aventures extra-conjugales. Avant de mourir, il confie sa fille, Pearl, à une ancienne amie, Laura Belle McCanles, installée dans un ranch texan avec son mari, Jackson, sénateur infirme, et ses deux fils, Jesse et Lewt. Pearl est fort mal accueillie par le père, mais plaît immédiatement aux deux frères. Jesse, un gentleman, garde ses sentiments pour lui alors que son cadet Lewt, un voyou sans scrupules, cherche assitôt à séduire la jeune fille. Pearl, qui a promis à son père de devenir une jeune fille honorable, résistera autant qu'elle peut avant de céder à Lewt...

Western monumental. Le sénateur McCanles a deux fils, Jesse, brillant sujet, et Lewt, un voyou. Il a recueilli la jeune Pearl, dont le père a été pendu. Alors que Jesse quitte la famille, Pearl se donne à Lewt, mais épouse un autre homme. Lewt tue alors celui-ci et devient un hors-la-loi. Il affronte ensuite son frère, puis Pearl, en un face-à-face ­tragique. A l'origine produit par la RKO, le film atterrit chez Selznick dès qu'il fut question que Jennifer Jones joue le rôle de Pearl. Selznick était décidé à en faire un événement aussi retentissant qu'Autant en emporte le vent. King Vidor quitta le plateau, fut remplacé par William Dieterle, et Josef von Sternberg participa également à l'aventure. Ce qui aurait pu n'être qu'un western romantique devint, grâce à son producteur, une oeuvre fulgurante, au Technicolor enflammé, où les passions sont exacerbées, prenant le pas sur une approche psychologique traditionnelle.
Je me souviens très bien - nous étions en 1946 et j’avais quatre ans - du jour où ma mère m’emmena voir Duel Au Soleil de King Vidor. (...) Le film avait été condamné par l’Eglise catholique qui l’avait qualifié de “Lust in the dust” (débauche dans la boue). Je suppose que j’avais servi d’alibi à ma mère pour aller le voir. Dès le générique, je fus envoûté. Le chatoiement des couleurs délirantes, les coups de feu, l’intensité sauvage de la musique, le soleil flamboyant, la sexualité explicite... Un film imparfait, sans doute. Et pourtant jamais ses images n’ont perdu, pour moi, leur pouvoir d’hallucination..
Martin Scorsese (Voyage de Martin Scorsese à travers le cinéma américain )

Une seule séance: le dimanche 14 juin à 20h00

nos partenaires:

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Patrimoine en mai 2009 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

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Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


Le dimanche 10 mai 2009

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:


Noblesse oblige

Le film-patrimoine du mois

Noblesse oblige

de Robert Hamer

Avec: Dennis Price, Joan Greenwood, Valerie Hobson

Louis souhaite retrouver le titre qui lui est dû afin de venger sa mère, une ancienne aristocrate reniée par la noblesse anglaise. Le problème, c'est qu'il n'est pas l'héritier direct : il n'est au contraire que la neuvième personne pouvant prétendre à la succession. Une seule solution : se débarasser des huit autres successeurs...

Outre la mise en scène d’une élégance hors classe dans un très beau noir et blanc, ce sont le scénario et les dialogues qui sont savoureux. Sans l’ombre d’un remord, jamais n’avons-nous été autant ravis d’être complices d’un meurtrier. Si le projet nous paraît absurde au début, on se laisse rapidement entraîner par le flegme typiquement anglais de son concepteur et le processus quasi mathématique de sa démarche ; sans parler de l’inventivité et de la perfection des meurtres, comme accomplis par une main divine qui veille à ce que tous les éléments soient réunis pour l’exécution avec la plus grande classe des meurtres les plus surréels.
Une féroce critique de l’éternelle aristocratie anglaise se cache dans ce film ; aristocratie qui n’a que faire du peuple et se tient à l’écart dans des châteaux-forteresses qui semblent inaccessibles et trônent en peinture dans les chaumières – en l’occurrence celle du jeune Louis qui rumine sa vengeance. Le vieux général radotant, l’ecclésiastique un peu trop penché sur le sherry, la vieille tante militante, le banquier Casanova, tous, plus quatre autres, sont incarnés par sir Alec Guinness avec un brio rarement égalé.

Eva Markovits culturofil.net

Une seule séance: le dimanche 10 mai à 20h00

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Patrimoine en avril 2009 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


Le dimanche 5 avril 2009

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:


Hotel du nord

Le film-patrimoine du mois

Hotel du nord

de Marcel Carné

Avec: Louis Jouvet, Arletty, Annabella

Un hôtel modeste au bord du canal Saint-Martin abrite une clientèle bigarrée. Pierre et Renée, un couple d'amoureux, décident d'en finir avec la vie. Ce qui va s'avérer plus difficile que prévu. Un autre couple, M. Edmond, mystérieux homme, et Raymonde, une prostituée, vont se mêler à l'histoire des amoureux désespérés.

Pour deux acteurs monumentaux qui se font face, s'affrontent, se défient : à ma gauche, Arletty (Raymonde), gouailleuse et agitée, à ma droite, Louis Jouvet (Edmond ou Robert) stoïque et sombre... et ils n'en font même pas des tonnes, bien que les répliques fusent, avec un accent parigot à couper au couteau.
Et il n'y a pas que M. Edmond et Mme Raymonde : tous les autres acteurs sont magnifiques, du couple de patrons de l'hôtel, en passant par l'éclusier donneur de sang (et cocu) et bien sûr le couple suicidaire et désespéré qui vient tenter de finir ses jours à l'Hôtel (même si on peut le trouver un rien culcul-la praline et grandiloquent).
Pour la mélancolie lancinante, l'intensité mélodramatique et le pessimisme ambiants, parfois entrecoupés de toutes petites lueurs d'espoir, de bonne humeur et d'insouciance (mais la noirceur revient toujours au triple galop...).
Pour la poésie ambiante, la lumière superbe, et les décors, magnifique reconstitution des bords du Canal Saint-Martin. Et aussi pour cette fameuse atmosphère, celle de juste avant le chaos de la Seconde guerre mondiale, immortalisée à jamais par le maître Carné...

Anecdotes
La quai-totalité du film a été tournée aux studios de Billancourt où l'hôtel du Nord et le canal Saint-Martin ont entièrement été reconstitués par Alexandre Trauner.
François Périer tient dans ce film son premier rôle au cinéma. Il avait 19 ans.

Lydia M., film-a-voir.com

Une seule séance: le dimanche 5 avril à 20h00

nos partenaires:

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Nos enfants nous accuseront Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail
semaine sans pesticides
Pendant la semaine sans pesticide
Chauvigny cinéma


vous propose le film de Jean Pierre Jaud:

Nos enfants nous accuseront
Nos enfants nous accuseront

Le vendredi 27 Mars à 20H30
la projection sera suivie d'une conférence débat
avec la présence de
Lylian LEGOFF et d'acteurs locaux de la défense de l'environnement

Médecin, environnementaliste, Lylian Le Goff est impliqué depuis de nombreuses années dans la préservation de l’environnement et la prévention sanitaire, tout particulièrement l’étude des relations entre l’environnement, la santé et l’importance d’une alimentation de qualité à la portée de tous.

Il est:

-responsable de la mission Biotechnologies de France Nature Environnement , membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot
 
-consultant-formateur  pour une alimentation saine et équilibrée, pour le développement des produits de l’agriculture biologique en restaurations collectives, pour le développement de filières de qualité dans le cadre de l’aménagement du territoire

il est l'auteur de plusieurs ouvrages

« Nourrir la Vie »,
« Manger Bio »,
« Manger bio, c’est pas du luxe »


co-auteur de :

« Combien de catastrophes avant d’agir ? »,
« L’écologie au secours de la vie »
« Société civile contre OGM »,
« Ensemble, sauvons notre planète »

Co-rédacteur du

« Pacte écologique », chapitre Santé : prévenir avant de guérir ; Fondation Nicolas Hulot

voir l'interview de jean pierre jaud

d'autres séances auront lieu sans la présence d'animateurs
le jeudi 26mars à 20h30
dimanche 29 mars à 17 H
lundi 30 mars à 20H

 
soirée débat Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

NIKOPOL et DAZIBAO
vous proposent

Qu'elle était belle mon usine
soirée débat

Le mardi 17 mars 2009 à 20h30

Au Cinéma REX de Chauvigny

Qu'elle était belle mon usine

Qu'elle était belle mon usine

de Nicola Dupuis

En 2005, le groupe Michelin annonce la fermeture de son usine de Poitiers. Cette annonce est une bombe pour les employés et leurs familles. Le monde dans lequel ils ont passé leur vie s’écroule. L’entreprise pour laquelle ils étaient fiers de travailler, pour laquelle ils ont souvent donné leur santé, les jette comme des kleenex. Près de 300 salariés acceptent la délocalisation de leur emploi sur le site de Joué les tours. D’autres refusent cette proposition. Parmi eux, 111 décident d’attaquer la multinationale auprès du tribunal des prud’hommes. Ces hommes ont décidé de lutter jusqu’au bout de ce qu’ils croient juste.

Projection suivie d’un débat avec :

- Nicolas Dupuis - réalisateur
- Philippe Brun - avocat des Michelins
Des représentants syndicaux licenciés de Michelin :
- Éric Rivault (CGT - secrétaire du comité du groupe Michelin),
- Philippe Minault (Secrétaire de la CGT Michelin-Poitiers),
- Hervé Daumand (SUD - secrétaire du CE de Michelin-Poitiers),....

le 17 mars à 20h30
prix: 2€

 
Patrimoine en mars 2009 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


Le dimanche 15 mars 2009

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Lola Montès

Le film-patrimoine du mois

Lola Montès

de Max Ophüls

Avec: Martine Carol, Peter Ustinov, Anton Walbrook

Réduite à la déchéance, c'est sous le chapiteau d'un cirque gigantesque que Lola Montès est contrainte de donner en représentation sa fabuleuse destinée. Ravalée au rang d'objet monstrueusement luxueux, celle qui scandalisa l'Europe du 19ème siècle et qui confondit par plaisir l'amour et la guerre devait ainsi connaître l'humiliation au centre d'une piste de cirque, après avoir brillé au centre des cercles enivrants du pouvoir et de l'argent. Mime de sa propre image, entre bête de scène et femme fatale, Lola Montès continuera à propager à travers le monde l'effigie de sa décadence et les ruines de ses scandales...

Dans la lignée des grands films mutilés, censurés, Lola Montès fait bonne figure. Totalement incompris à sa sortie en 1955, le film avait été retiré de l’affiche et complètement remonté et charcuté par les producteurs. En 2007, la cinémathèque française décide de restaurer le film afin de redonner sa forme initiale à ce chef d’œuvre maudit, défendu à l’époque par François Truffaut, Roberto Rosselini ou encore Jean Cocteau.
Le film retrace la vie tumultueuse de Lola Montès, courtisane du XIXème siècle qui connut la gloire, le luxe avant de retomber dans l’indifférence. C’est sous un chapiteau de cirque qu’elle se donne en représentation dans un spectacle de foire.
Sous forme de flash-back, nous sommes placés au même rang que le spectateur du cirque et tableau par tableau, nous découvrons la vie de Lola. Ce qui frappe, c’est la perfection de la narration qui rappelle dans son style celui de Citizen Kane. Il y a ce que l’on dit et ce que le cinéaste nous montre. C’est à partir des mots que les images apparaissent, fluides, toujours en mouvement. Car Max Ophuls et sa caméra savent comment mener un récit, comment guider l’œil du spectateur, par le truchement des mots et de la caméra.
Mais Ophuls en artiste complet nous donne un spectacle complet. Le spectacle du cirque est lui aussi flamboyant, coloré, grandiose.
Il n’y a pas que la forme qui impressionne. Le fond du film est aussi d’une intelligence rare. Le long-métrage dresse avant tout le portrait d’une femme avant-gardiste, une femme moderne du siècle dernier. Scandaleuse, Lola Montès l’est seulement parce que c’est une femme libre, qui ne réagit qu’à ses propres envies et non pas aux limites qu’on lui assène de respecter. Finalement donnée en pâture à ses détracteurs venus l’observer comme une bête en cage, seule au milieu de cet énorme chapiteau, Ophuls dénonce avec virulence l’avidité du public qui se réjouit du spectacle de cette déchéance. A l’opposé, Ophuls tente par tous les moyens de protéger son héroïne en l’escamotant derrière tout ce qui peut se trouver dans son cadre, une fenêtre, un voile. Il tente de créer un rideau entre Lola et l’œil voyeur du spectateur venu chercher du sensationnalisme.
Aujourd’hui encore le propos tient toujours. N’est-ce pas là la preuve d’un grand film ? D’un chef d’œuvre ?

Mathieu Girard - comme au cinema.com

Une seule séance: le dimanche 15 mars à 20h00

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Ciné-rencontre Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-rencontre

La réalisatrice Christine DORY présentera son film

"Les inséparables"

au Cinéma REX de Chauvigny

Le samedi 14 février 2009 à 20h30

Les inséparables

Les inséparables

Avec Guillaume Depardieu, Marie Vialle, Servane Ducorps

Film français - Drame- durée 1h 40mn

Sujet : Boris et Sandra se rencontrent et s'aiment tout de suite d'une passion vive. Assez vive pour les aider à combattre le meilleur ennemi de leur amour : la dépendance. Celle de Boris à la drogue, celle de Sandra à Boris. Liés, accrochés l'un à l'autre, reclus mais vivants, ils vont tenter de vivre leur amour en circuit fermé. Ce faisant, chacun découvrira en soi une force et une humanité insoupçonnées.

Bonne surprise française, le film de Christine Dory, à la beauté fragile et profonde, doit également beaucoup à ses inséparables, aussi complémentaires que le jour et la nuit, parfaitement incarnés ... !

Christine Dory est une scénariste et réalisatrice française.
Elle écrit d'abord pour les films des autres. Ainsi, elle signe les scénarii des films "La Chose publique" de Mathieu Amalric (2003), "Max & Co" de Samuel Guillaume (2008) ainsi que la série télé "Vénus et Apollon" (2004). En 2005, elle signe son premier long-métrage, "Blonde et Brune". En 2008 sort sur les écrans son second film, "Les inséparables", dans lequel Guillaume Depardieu joue son dernier rôle, celui d'un toxicomane amoureux.

 
L'ortie fée de la résistance Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-débat

ASPRO-PNPP*

présente:

* ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants

Mardi 17 février 2009 à 20h30

en collaboration avec le Cinéma REX de Chauvigny

l'ortie, fée de la résistance

l'ortie, fée de la résistance

de Perrine Bertrand et Yann Grill

Film français - Documentaire - durée 1h 42mn

Que se passe-t-il aux champs et dans nos jardins de si inquiétant ? Le bruit court que demain, cultiver son jardin ou son champ deviendrait un délit de fait ! Soit on utilisera des produits homologués et leurs résidus toxiques, soit on sera hors la loi ! Paranoïa ? Science fiction ? L'épisode de la guerre de l'Ortie de 2006 a déjà démontré le bien fondé de cette hypothése plus que réaliste. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles en quelques années, l'Ortie est devenue le symbole de luttes aussi variées que celle contre la marchandisation à outrance, l'uniformisation de nos modes de penser culturels et agriculturels ou la confiscation de notre patrimoine semencier et de notre biodiversité. Traitées avec humour et poésie, ces questions trouvent ici des réponses claires et sans langue de bois, qui sans doute dérangeront l'ordre établi, mais permettent à chacun de prendre ses responsabilités et de résister au rouleau compresseur qui tente d'éliminer toute alternative.

Un film authentique plein de portraits pittoresques, optimiste mais aussi touchant et poétique, qui nous incite à préserver notre indépendance !

La projection sera suivie d'un débat avec Jean-François Lyphout président d' ASPRO- PNPP et Vincent Mazière ancien producteur d'extraits végétaux et formateur

Participation libre aux frais

 
patrimoine en février 2009 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

Le dimanche 8 février 2009

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Les parapluies de Cherbourg

Le film-patrimoine du mois

Les parapluies de Cherbourg

de Jacques Demy

Avec: Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon

Geneviève Emery a 17 ans, et vit seule avec sa mère, jeune et jolie veuve. Celle-ci tient un magasin où elles vendent tant bien que mal leurs parapluies. Geneviève est amoureuse de Guy, 20 ans, qui travaille dans un garage. Ils vont au théâtre en cachette, ils font des projets d'avenir, et surtout ils veulent se marier. Quand elle l'annonce à sa mère, celle-ci le lui interdit. Pendant ce temps, Guy reçoit sa feuille de route : il doit partir pour 2 ans en Algérie….

Jacques Demy réalise un film "en chanté". Alors que les comédies musicales classiques sont ponctuées de chansons, le film de Demy est une oeuvre entièrement chantée. Le mot "mélodrame" prend retrouve ainsi son sens étymologique : Les Parapluies de Cherbourg est un drame porté par la musique.
Le tournage aura lieu tout l'été de 1963, en extérieur... et en play-back. La bande son a déjà été préparée. Les habitants se mêlent aux comédiens. lorsque le temps est trop beau et que la pluie doit fouetter la toile des parapluies, les pompiers interviennent et arrosent. pour la scène de noël à la station service, il faudra de la neige. pas de problème, le sol est recouvert d'une couche de 30 tonnes de sel.. qui retournerons à la mer.
La musique, les décors, tout ce qui fait la particularité de ce film ne doit pas occulter le fond. Car Demy, mine de rien, aborde un grand nombre de sujets importants dans la société française aux alentours de 1960, au premier rang desquels figure bien sûr la guerre d'Algérie. Elle n'apparaît qu'en filigrane, avec le départ de Guy, ses lettres et son retour, mais c'est finalement elle qui tient le premier rôle, déterminant l'avenir des deux héros. Guy a été secoué par ces événements, il revient en vétéran blessé physiquement mais aussi moralement. Demy nous décrit aussi une société alourdie par le poids des conventions, entre mariages arrangés, importance de l'argent et peur des qu'en-dira-t-on

- Prix Louis Delluc (1963)
- Palme d'or Festival de Cannes (1964)
- Prix Méliès du meilleur film du Syndicat français des critiques de cinéma en 1965

Une seule séance: le dimanche 8 février à 20h00

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