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mercredi 16 mai à 20h30
Le Cinéma REX de Chauvigny présente en cinéconcert:
So this is Paris
de Ernst Lubitsch
USA - 1927 - 1h20 - muet -
Avec: Monte Blue, Patsy Ruth Miller, Lilian Tashman
Synopsis: Le Dr Giraud retrouve par hasard une vieille amie, Georgette, mariée à un artiste. Pour
retrouver son amie à une soirée, il commence à mentir à son épouse...
Lubitsch est toujours à l’aise dans le vaudeville. Il s’agit ici, une fois de plus, d’un cas classique de tromperie, accompagné des quiproquos et méprises habituels. En soi, chaque saynète est assez anodine mais l’ensemble dévoile une charge comique latente que seul Lubitsch, par les ressources de la caméra, sait faire exploser. C’est ainsi une utilisation diabolique de l’espace scénique qui fait de ce vaudeville un grand film. Chaque scène fait jouer ici l’espace, non dans un but décoratif, mais à seule fin de faire progresser l’intrigue. On peut transformer une pièce en film en suivant les acteurs pas à pas, en collant à eux pour surprendre leurs moindres réactions, mais on peut aussi (ce qui est plus difficile) prendre du champ par rapport à eux, les laisser en liberté, et dévoiler leur comportement comme à leur insu. Jean Domarchi
C’est le film le plus drôle de toute la période américaine muette de Lubitsch. Il peut sembler dommage que, plus que dans ses films précédents, une grande partie de la narration et même de la progression dramatique repose sur les intertitres ; en réalité, la mise en scène, ainsi libérée des contraintes du récit,se concentre sur l’impact de l’image. Le motif de la symétrie est développé en d’infinies variations : deux couples interchangeables, deux maisons de part et d’autre d’une même rue, et Lubitsch surpasse encore la virtuosité de ses films précédents. Le goût du quiproquo y est poussé jusqu’à l’hystérie, culminant dans l’éblouissante séquence du bal, avec son charme endiablé et l’accélération du montage
qui traduit la griserie du héros. Tout le film est du même acabit : un doux délire qu’on aimerait voir durer éternellement. N.T Binh, Christian Viviani
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Photo / archives Xavier Léoty
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Séance accompagnée au piano par Jacques cambra
Difficile de raconter un ciné concert... Le film muet, une fois pensé par le
scénariste et le réalisateur, est fixé sur la pellicule et se reproduit à jamais
à l’identique. Mais ponctuellement et pendant le court instant de la séance,
il va rencontrer à la fois public et musicien, liés intimement l’espace d’un
instant autour de cette oeuvre atemporelle, signée par un créateur du
passé.
Difficile de raconter un ciné concert... Où la chaleur et la confiance des
organisateurs compte tant pour trouver la note bleue qui se fondra en
images.
Difficile de raconter un ciné concert… Il n’y a rien que le cinéma, rien
qu’un film avec le film, un film autour du film, un film pour retrouver un
parfum qui s’évanouit peu à peu…
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