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Les dernières nouvelles
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
novembre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Nashville
de Robert Altman
Avec: Géraldine Chaplin, Ned Beatty, Keith Carradine, Jeff Goldblum, Elliott Gould, Julie Christie
Synopsis: A travers les itinéraires croisés de vingt-quatre personnes qui se retrouvent dans la capitale de la country-music, vaste fresque sur les moeurs américaines et le monde du show-business...
« Un chaos bien organisé » Michel Ciment
Altman a tourné des oeuvres plus poétiques (John McCabe), plus délirantes (Brewster McCloud),
plus introspectives (Trois femmes), plus expérimentales (California Split), mais aucune ne résume
mieux son projet artistique. En deux heures quarante, se gardant de privilégier un seul personnage, il
détourne le genre bien établi du feuilleton familial ou collectif télévisé où les acteurs multiplient les
scènes mélodramatiques, les rencontres inattendues, pour créer l’émotion larmoyante. Altman, lui,
a toujours aimé utiliser les stéréotypes (du western, du film noir, du film de gangsters, de la science-
fiction) pour mieux subvertir et dévoiler les mythes qui sous-tendent la culture de son pays
Réalisé peu après le scandale du Watergate et peu avant la célébration du
bicentenaire des États-Unis, Nashville est une interrogation sur le spectacle comme
politique et sur la politique comme spectacle. Le monde de la country-music,
des affaires qui s’y brassent et des concerts au Grand Opry est mis en parallèle
avec la campagne présidentielle de Hal Philip Walker, le candidat invisible du
Replacement Party. Poursuivant ses recherches entreprises dans California Split,
Altman superpose les événements, adopte une structure de récit qui donne en
permanence une impression de flottement et d’improvisation (mais rien de plus
organisé que ce chaos apparent), sature sa bande-son de musiques et de bruits
divers, nous grise d’enregistrements de disques, d’émissions de télévision, de
conversations téléphoniques, faisant de son film un des commentaires les plus
pertinents et les plus ironiques à la fois du monde de la communication et de la
société médiatique. Vingt-sept chansons ajoutent à la richesse de la texture formelle
en moquant l’action ou en l’anticipant. Mais on aurait tort de privilégier le point
de vue satirique du metteur en scène. En témoigne le personnage d’Opal, faux
reporter de la BBC, qui multiplie les simplifications outrancières et les clichés sur le Nouveau Monde
et qu’interprète Géraldine Chaplin. Car Altman, s’il aime fustiger les moeurs et les valeurs de son pays, sait aussi à l’occasion exalter ce qu’il ridiculise. Les aspirantes chanteuses, les épouses esseulées, les interprètes démagogues ou les play-boys cyniques qu’il nous montre avec distance peuvent fugitivement nous révéler leur part de vulnérabilité ou d’humanité.
Michel Ciment - Positif
Robert Altman (1925-2006) est également le réalisateur de MASH (1970), le Privé (1973), un Mariage (1978), the Player (1992), Short Cuts (1993), Kansas City (1996), Gosford Park (2001), the Last Show (2006).
une seule séance: le dimanche 27 novembre à 20h00
nos partenaires:
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Ciné-débat - Merceron SCOP-SA |
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En partenariat avec CLAP Poitou Charentes
dans le cadre du "mois du doc"
recontre avec des réalisateurs
Merceron SCOP-SA
Novembre 2011
le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Merceron SCOP-SA
de Gabrielle Gerll et Romain Lardot Documentaire français de 75 mn
Prix du scénario du Festival Filmer le Travail 2009 - Prix Macif du film Economie Sociale et Solidaire
Synopsis: Licenciés suite à la cessation d’activités de leur entreprise, 28 ouvriers décident de racheter leur outil de travail pour reprendre à leur compte leur activité de carrosserie industrielle. L’entreprise devient une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOP) dont ils sont les propriétaires à parts égales. Les prises de décision stratégiques sont désormais collectives et les coopérateurs doivent totalement repenser leur façon de travailler ensemble. Parallèlement, il leur faut aussi relancer la production et démarcher de nouveaux clients. Certains s’improvisent commercial pendant que d’autres développent de nouveaux prototypes. Toutes les idées nouvelles sont bonnes à prendre. Malgré tout, rapidement les premières difficultés arrivent : pression du marché, tensions entre personnes… Deux ans plus tard, ils déposent le bilan.
De l’inauguration au dernier jour de travail, le film raconte cette histoire.
Au travers de cette histoire, le film propose de s'interroger sur les difficultés d'une expérience coopérativiste dans un contexte économique où les représentations libérales dominantes modèlent les rapports entre travailleurs, qu'ils soient ou non coopérateurs. film soutenu par la région Poitou-Charentes
la projection sera suive d'un débat avec la participation:
- Des réalisateurs Gabrielle Gerll et Romain Lardot - de représentants de l'association "filmer le travail" - d’un ancien ouvrier de la SCOP Merceron.
Le mardi 8 novembre 2011 à 20h30
Venez nombreux
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Courts métrages régionaux |
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Découverte de courts métrages régionaux
d'octobre 2011 à février 2012
Depuis toujours le Cinéma REX de Chauvigny vous offre un court métrage en en premiére partie de programme. D'octobre 2011 à février 2012 nous vous proposons, une fois par mois, un court métrage tourné en région Poitou-Charentes:
Nous avons selectionné pour vous:
L'Accordeur
de Olivier Treiner
Avec: Grégoire
Leprince-Ringuet, Grégory Gadebois, Danièle Lebrun
Synopsis: Adrien est un jeune pianiste prodige. Il s'est effondré psychologiquement après avoir échoué à un concours de renom et travaile désormais comme accordeur de piano. Comme remède à cette vie, il s'invente un masque d'aveugle pour pénétrer l'intimité de ses clients. Cet artifice permet à Adrien de reprendre goût à la musique. Mais à force de voir des choses qu'il ne devrait pas voir, Adrien se trouve pris à son propre piège quand ce mensonge le conduit à être le témoin d'un meurtre.
voir un extrait
L'accordeur à remporté de nombreux prix:
Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand - 2011: - Prix du public - Prix de la jeunesse
Festival international de court-métrage de Dresde - 2011: - Grand prix - Prix du public
Festival des Nations d'Ebensee - 2011: - Ours d'or Festival de court-métrage de Bruxelles - 2011:
- Prix du public City of Lights, City of Angels (Col-Coa) - Los Angeles - 2011: - Prix du public festival cinématographique de Mamers en Mars: - Prix du public - Prix du jury jeune 14ème Festival Européen du Court Métrage de Bordeaux: - Prix du Jury - Prix du public premier FEST’ival de Puteaux: - Prix du scénario - Prix du public
Festival du film court de Grenoble 2011: - Prix jeune - Mention spéciale de la presse Festival court métrage CASD'RAGE 2011: - Prix du public - Prix de la ville
en premiére partie du film: Habemus Papam
nos partenaires:


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patrimoine 30 octobre 2011 |
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
octobre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
La Chatte sur un toit brûlant
de Richard Brooks
Avec: Elizabeth Taylor, Paul Newman, Burl Ives
Jocelyn Manchec, critique de cinéma, présentera le film et répondra aux questions du public à l'issue de la projection
Synopsis: Après le suicide de son meilleur ami, Brick se réfugie dans l’alcool et s’éloigne de sa femme, Maggie, qu’il soupçonne d’être la cause du drame...
« Le mariage, c’est une période de repos
entre deux passions. » Liz Taylor
Le thème principal de la pièce est le refus d’accomplir le devoir conjugal par le mari et la mise au plein jour de ses tendances homosexuelles. Tennessee Williams n’avait déjà pas apprécié que pour Un tramway nommé Désir, la censure refuse que Vivien Leigh
avoue avoir poussé son mari au suicide à cause de son homosexualité. Bizarrement,
Brooks semble lui aussi édulcorer le sujet. Il s’en expliquera ainsi : “J’ai essayé de
conserver toutes les intentions. Je n’avais pas l’impression que l’homosexualité était
indispensable pour l’histoire. Si vous voyez à l’écran un homme qui passe son temps à
dire qu’il n’a pas envie de coucher avec Elisabeth Taylor, alors le public commencera
à siffler. Ils ne peuvent s’identifier au héros parce qu’eux ont envie de coucher avec
Elisabeth Taylor. Et si Paul Newman disait : “Non ma chérie, je pense à Skipper...”,
la salle éclaterait de rire. Il a fallu que je trouve une dramatisation du refus, non
parce que Newman est incapable de l’aimer, mais parce qu’il la considère comme
responsable de la mort de son ami.”
Liz Taylor trouve ici l’un de ses rôles les plus marquants en épouse constamment repoussée mais triomphante. Elle exprime ici une animalité et une sensualité débordantes à travers ce rôle de “chatte en chaleur”, foncièrement gentille mais remplie de frustrations sordides et de désirs inavoués. La scène au cours de laquelle elle ôte ses bas mérite de figurer dans toute bonne anthologie de l’érotisme au cinéma. Liz nous délivre l’une de ses plus mémorables créations et fait une bouleversante irruption dans l’univers du grand dramaturge. Paul Newman en fait peut-être un peu trop dans l’intériorisation si chère à l’Actor’s Studio mais sa prestation est vraiment poignante. Grâce à son talent, le personnage de Brick fait naître la compassion chez le spectateur en raison de la solitude extrême dans lequel il se trouve et que l’acteur fait ressentir par tous ses pores. DVDClassik
A partir des années 50, les adaptations du dramaturge se succèderont sur les écrans : I. Rapper dirigera
P. Newman dans La ménagerie de verre (1950) ; E. Kazan réalisera Un tramway nommé désir (1951) et
Baby Doll (1956) ; J. Mankiewicz retrouvera Liz Taylor pour Soudain l’été dernier (1959) ; J. Huston adaptera La nuit de l’iguane (1964). Les pièces de Tennessee Williams auront fourni l’occasion à de grands cinéastes de se dégager des contraintes de la censure en abordant des sujets jusque là tabous comme l’homosexualité, la frigidité, la nymphomanie et autres “déviances sexuelles” (dans l’esprit des censeurs hollywoodiens).
une seule séance: le dimanche 30 octobre à 20h00
nos partenaires:
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AO, le dernier Néandertal |
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En partenariat avec la ville de Chauvigny
dans le cadre et en complément de l'exposition organisée du 3 au 16 octobre aux Bains Douches
2 Rue de la Paix
Chauvigny
Petite Histoire des plantes:
Un apercu local de la faune et de la flore des temps anciens
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Vendredi 14 octobre 2011 à 20h30
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
AO, le dernier Néandertal
de Jacques Malaterre
Avec: Simon Paul Sutton, Vesela Kazakova
Le film sera projeté en présence de: - Géraldine Garcia, paléontologue, spécialiste des reptiles, Maitre de Conférences Université de Poitiers - Thibault Bienvenu, post-doctorant en paléoneurologie, spécialiste des crânes d'hominidés et de primates Ils présenteront le film et répondront aux questions du public à l'issue de la projection.
Synopsis: Pendant plus de 300 000 ans, l'homme de Neandertal règne sur la planète. Il y a moins de 30 000 ans, il disparaît à tout jamais... Son sang coule-t-il encore dans nos veines ? Nul ne le sait, sauf AO... le dernier des Néandertaliens !
Du “vrai” au “vraisemblable”
Que les choix fictionnels se tiennent dans les limites du
vraisemblable : c’est ce à quoi se sont attachés les scénaristes
de AO, le dernier Neandertal. Autrement dit que
les sentiments, les comportements, les épisodes de la vie…
prêtés à Neandertal dans le film constituent des hypothèses
plausibles au regard de la science, à défaut d’être des
certitudes.
Jacques Malaterre
se lance dans la réalisation à partir des années 90.
Auteur de documentaires (une soixantaine au total),
il va rencontrer un grand succès avec la série de
“docu-fiction” pour la télévision consacrés à la
Préhistoire : L’Odyssée de l’espèce (2002),
Homo sapiens (2004) et Le Sacre de l’Homme
(2007).. Des conditions
de tournage extrêmes: Marécages de Camargue infestés de moustiques,
grottes bulgares perdues au coeur de montagnes
inhospitalières, toundra ukrainienne par moins
30° C…
Jacques Malaterre avait promis à ses acteurs une
aventure humaine et cinématographique unique et
authentique, il a tenu parole.
Loin des studios, c’est dans des conditions parfois à
la limite du soutenable que les protagonistes d’Ao,
au cours de neuf semaines de tournage, ont donné
chair à cette fresque préhistorique, dans des rôles
où l’investissement physique devait être total afin
d’atteindre un maximum de réalisme. Avec son conte altruiste, dans les limites imposées par l'exercice, Jacques Malaterre tape juste, précisément où il importe de taper, sans sombrer dans l'angélisme. On eût difficilement pu espérer plus de cet Ao. Critikat.com
vendredi 14 octobre à 20h30
nos partenaires:
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
octobre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Hombre
de Martin Ritt
Avec: Paul Newman, Fredric March, Richard Boone
Synopsis: Un indien métis, policier dans sa réserve, revient parmi les blancs. Il prend une diligence
qui se fait attaquer par des bandits. Très vite, il va devoir s’occuper des passagers et de leurs survies...
« Une force dramatique époustouflante » Critikat
Au début des années 1950, le western ose enfin s’attaquer à la question du génocide indien et de
la responsabilité des pionniers dans celui-ci. Delmer Daves, Anthony Mann, Arthur Penn et même
John Ford (dans son bouleversant Les Cheyennes) s’attaquent aux fondements du mythe américain
et mettent en lumière une culpabilité impossible à exorciser. Martin Ritt, réalisateur éminemment
politique, décide d’adapter le roman éponyme d’Elmore Leonard et livre un brûlot sec et impitoyable,
d’une force dramatique époustouflante. Le film sera l’un des derniers dans son genre car la décennie
suivante et les événements de mai 1968 laisseront cours à une réinterprétation moins rigoureuse des
faits historiques pour enfoncer définitivement le clou de la culpabilité.
C’est à travers le voyage des passagers de la diligence qui va prendre l’allure d’une épopée que Martin
Ritt va nourrir un discours politique mettant les WASP (White Anglo-Saxons Protestants) face à leurs
contradictions morales et leur entière responsabilité dans l’asservissement des minorités. Porteur de
cette conscience politique, le personnage joué par Newman aurait pourtant la possibilité de quitter le
camp des opprimés puisque son physique le protège de toute discrimination. Et c’est bien là, étonnamment,
que le film trouve sa force. Alors qu’on aurait pu craindre que l’absence des Indiens ne limite
la légitimité d’un tel projet, le réalisateur va finalement bien plus loin que la dénonciation attendue.
Les codes du western que Martin Ritt maîtrise à la perfection sont rapidement
déjoués puisque le mal ne viendra finalement pas de celui qu’on
avait identifié comme ennemi commun (l’Indien) mais bien d’autres WASP
qui ont tendu une embuscade à ce petit groupe. Chacun des personnages,
confrontés à un point-limite de son existence (survivre ou mourir), va finalement
révéler sa véritable nature (les premières scènes du film révélaient déjà
une dureté et un individualisme évidents dans les rapports humains).
La scène finale est un modèle de climax tant la tension est maintenue à un
niveau maximal pendant de très longues minutes, Martin Ritt jouant sur l’étirement
d’une scène dont on ne voit jamais quelle pourrait en être l’issue.
Clément Graminiès - Critikat
Hombre est l’adaptation d’un roman éponyme d’Elmore Leonard dont plusieurs écrits ont été
portés à l’écran; qu’il s’agisse de westerns (3 heures 10 pour Yuma, L’Homme de l’Arizona) ou de polar
(Jackie Brown, Hors d’atteinte...).
une seule séance: le dimanche 9 octobre à 20h00
nos partenaires:
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patrimoine septembre 2011 |
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
septembre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny propose:
Le film-patrimoine du mois
La classe ouvrière va au paradis
de Elio Petri
Avec: Gian Maria Volonte, Mariangela Melato, Salvo Randone
Jocelyn Manchec, critique de cinéma, présentera le film et répondra aux questions du public à l'issue de la projection
Synopsis: Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est un ouvrier modèle dans son usine.
Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil les cadences infernales, et il est détesté de ses
collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de travail. Bercé par les rêves de la
société de consommation, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose. Alors qu’il se coupe
un doigt accidentellement, les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement
provoque en lui une profonde remise en question...
« Mon but est de semer non des certitudes mais des doutes » Elio Petri
Petri prend comme héros un ouvrier moyen, non un militant. C’est-à-dire celui
représentatif, à ses yeux, de la majorité des individus dans les états capitalistes
évolués, individu totalement conditionné par la société de consommation dans
son travail comme dans ses loisirs. Pris entre un métier qui le robotise et des
divertissements standardisés, il ne peut jamais jouir du recul qui lui serait nécessaire
pour analyser sa situation. Ignorant des rouages dans lesquels il est pris, et plus
encore des mécanismes qui assurent leur fonctionnement, il se contente de subir,
de courir après un bonheur utopique et de se défouler de temps à autre par des
réactions purement affectives à des événements ponctuels. Comment intervenir
sur cet ouvrier ? Comment l’aider ? C’est à ces questions que le réalisateur tente
de répondre en coinçant Lulù entre l’aliénation, le gauchisme et le syndicalisme.
La réponse semble passer nécessairement pour Pétri par la prise de conscience
individuelle. L’amélioration immédiate, même partielle, de la condition du
travailleur est indispensable si l’on veut qu’il puisse, enfin, réfléchir.
“Les ouvriers sont les premières victimes du travail à la chaîne, mais je crois que quiconque travaille
en système capitaliste, basé sur la productivité, souffre des mêmes déchirements et aliénations ; même
les intellectuels et les petit-bourgeois, heureux de leurs privilèges étriqués, ne se rendent pas compte
de leur situation.” Elio Petri
Elio Petri (1929-1982) est l’un des rares cinéastes italiens issus de la classe ouvrière. Journaliste et
critique dans des publications communistes (l’Unità, Città aperta), Petri quitte le parti en 1956 lors
du soulèvement en Hongrie, mais reste préoccupé par les questions sociales et politiques qu’il affinera
au contact du réalisateur de Riz amer, Giuseppe De Santis, dont il fut l’assistant et le coscénariste
entre 1953 et 1960. Elio Pietri reçut le Grand Prix du Festival de Cannes en 1970 pour Enquête sur
un Citoyen au-dessus de tout soupçon..
une seule séance: le dimanche 18 septembre à 20h00
nos partenaires:
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
juin 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Le guépard
de Luchino Visconti
Avec: Claudia Cardinale, Burt Lancaster, Alain Delon, Pierre Clémenti, Giuliano Gemma, Terence Hill, Ottavia Piccolo, Serge Reggiani
Synopsis: En 1860, tandis que la Sicile est submergée par les bouleversements de Garibaldi et de ses Chemises Rouges, le prince Salina se rend avec toute sa famille dans sa résidence de Donnafugata. Prévoyant le déclin de l’aristocratie, il accepte une mésalliance et marie son neveu Tancredi à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante...
« Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nousremplaceront seront les chacals, les hyènes » Prince Salina
Qu’ils étaient beaux ! Leur grâce indivise est intacte. A Burt Lancaster, prince Salina, la minéralité mâle et féline ; à Delon, son neveu Tancredi, la splendeur inconsciente, fringante, virevoltante, féminine de l’antilope ; à Claudia Cardinale, Angelica la fille du parvenu Don Calogero, la sensualité suffocante du point d’eau. Aucun des trois ne va sans les deux autres.
Comment peut-on supporter tant de beauté cinématographique pendant 3 heures! Tout dans la forme : de multiples plans comme autant de toiles de maître ; des paysages jaunes, oranges, ocres d’un dépouillement qui
frôle l’ascèse ; des costumes, ceux du bal en particulier, à faire pâlir tous les carnavals de Venise ; et l’éclatante Claudia Cardinale qui débarque passée la première heure pour injecter de la passion, de la beauté, de la vie dans ce monde moribond -le premier gros plan de Claudia qui se mord les lèvres... anthologique. Au beau milieu d’une époque marquée par l’émancipation des colonies, la montée de la démocratie et la multiplication des partis de gauche, il a eu du culot ce Visconti, ancien aristocrate converti au communisme, de traduire en film le roman de Lampedusa tout à la gloire de l’aristocratie sicilienne. Beaucoup ne lui ont pas pardonné de nous avoir, pendant trois heures, plongé dans la grandeur et les misères de l’aristocratie en réussissant le tour de force de rendre le personnage du Prince Salina, le plus attachant de tous. Bon, d’accord, Angelica (Claudia Cardinale) est terriblement attachante aussi...
Le comble de la mauvaise foi ? Jacques Rivette des Cahiers du Cinéma en août 63 classe le film dans
la catégorie à voir à la rigueur. Position idéologique ? La perfection au cinéma ? La séquence du bal tournée au palais de Gangi à Palerme. La vie, l’amour,
la mort en 50 minutes. 1001films.org
une seule séance: le dimanche 12 juin à 20h00
nos partenaires:
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
mai 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois présenté par le critique de cinéma Jocelyn Manchec
Le grand amour
de Pierre Etaix
Avec: Pierre Etaix, Annie Fratellini, Nicole Calfan
Synopsis: Pierre est marié avec Florence. Tout va bien dans son couple et son travail. Directeur dans
l’usine de son beau-père il passe ses journées à signer des chèques et ses soirées à regarder la télé ou chez
ses beaux-parents. Les années passent, monotones, et quand arrive une nouvelle et jeune secrétaire, il en
tombe amoureux, et se met à rêver...
« La seule récompense, c’est le rire du public » Pierre Etaix
Pierre Etaix, en tant que rare héritier du slapstick du burlesque américain (slapstick :
succession de gags), a pris comme point de départ de son projet une pièce de Feydeau,
qui selon lui « a fait dans le théâtre une chose propre au slapstick : il a bâti toutes ses
pièces avec des effets de gags. Feydeau fut le seul à glorifier la comédie boulevardière et
le slapstick. L’idée c’était de prendre le sujet le plus bateau et de le traiter en slapstick…
Pour Le Grand Amour j’ai pris un sujet de vaudeville mais traité de manière radicalement
contraire ».
Pendant plus de vingt ans, et à la suite d’imbroglios juridiques, Pierre Etaix et Jean-Claude
Carrière, ami et collaborateur de toujours du cinéaste, se sont vus interdire l’exploitation
des cinq films qu’ils ont coécrits, à savoir
Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand
Amour et Pays de cocagne. Héros d’une proscription
d’une rare ampleur pour un cinéaste en France, la
ténacité du combat de Pierre Etaix a été secondée
par une intervention salutaire du Festival de Cannes
en 2007 où a été projeté « illégalement » Yoyo, ainsi
que par les 60.000 pétitionnaires de son comité de
soutien. En 2010, Cannes fut à nouveau l’occasion
d’offrir une nouvelle médiatisation au cinéaste, désormais maître
de l’exploitation de ses films.
Lorsque Le Grand Amour ressort sur grand écran 40 ans après sa
réalisation, Pierre Etaix est aussi tendu qu’au premier jour : « Je ne me pose qu’une question, est-ce que le
public va s’amuser ? Est-ce que ce que j’ai aimé faire et ce qui m’a fait rire, va plaire ? Je n’ai fait ce métier
que pour ça, pour avoir une relation particulière au public, pour émouvoir les spectateurs. Cannes,
c’est une image qui glorifie les films de manière éphémère. Et la gloire, les médailles, je m’en fous ! Si, à
l’issue de la projection, les gens viennent me voir avec le sourire, là, je serai heureux. Mais je ne suis pas
passéiste. Ce qui m’intéresse, c’est demain ». Et de conclure d’un ton résolument optimiste : « Là, par
exemple, j’ai un projet de film comique en image 3D, avec un sujet qui se prêterait complètement au
format ». On ne le change pas Pierre Etaix… propos recueillis par Télérama
A l'issue de la projection Jocelyn Manchec commentera le film et échangera avec le public.
une seule séance: le dimanche 8 mai à 20h00
nos partenaires:
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| | Résultats 37 - 45 sur 132 |
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Résultat des jeux |
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Les gagnants des 3 derniers jeux terminés:
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Jeu N° 147
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Jeu N° 146
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Anne-Françoise Rocchitelli
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Jeu N° 145
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