(C) 2018 Chauvigny Cinéma
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patrimoine février 2014 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


février 2014

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

Lettre d'une inconnue

Le film-patrimoine du mois

Lettre d'une inconnue

de Max Ophüls

USA / drame, romance / 1948 / 1h26 / N&B / VOST
Scénario : Max Ophüls et Howard Koch d’après l’oeuvre de Stephan Zweig
Directeur de la photographie : Franz Planer / Musique : Liszt, Mozart, Wagner
Avec: Joan Fontaine (Lisa Berndle), Louis Jourdan (Stefan Brand), Mady Christians, Marcel Journet, Art Smith, Carol Yorke, John Good.

Synopsis: Vienne, début du siècle dernier.
Stefan Brand, pianiste de renommée mondiale, n’est plus un sémillant jeune homme mais un adulte aux tempes grises, un homme usé par la vie. Le duel qui l’attend le lendemain peut lui être fatal et il cherche donc à l’éviter et à fuir. C’est cette peur devant les responsabilités et devant la vie en général que va lui rappeler de la plus tragique manière la lettre de Lisa Berndle, une femme dont il ne se souvient même plus. Une de ses nombreuses conquêtes disparues avec son passé. Il a oublié cette femme alors que son fidèle domestique, John, s’en souvient au contraire.

Dans une interview accordée en 1957 à Jacques Rivette et François Truffaut -alors critiques aux Cahiers du cinéma- le cinéaste évoquait les circonstances peu banales dans lesquelles il a convaincu le président d’Universal Bill Goetz de tourner cette adaptation de Zweig : “Pour lui parler en toute tranquillité, je savais combien il était difficile d’obtenir un rendez-vous ; et il y a toujours le téléphone pour interrompre les conversations. Mais il y a un bain turc au studio et je me suis arrangé pour prendre un bain de vapeur en même temps que lui. Tout nu, sous les douches, je l’ai entrepris sur Lettre d’une inconnue ; je lui disais que j’étais le seul metteur en scène au monde à pouvoir faire ce film, et il me répondait simplement, en hochant la tête : Why not. Et voilà”.
Howard Koch fut notamment le scénariste de Sergent York de Howard Hawks et Casablanca de Michael Curtiz, avant d’être une des victimes hollywoodiennes du maccarthysme et de partir pour l’Europe, où il travaillera sous le pseudonyme de Peter Howard.
Lettre d’une inconnue marque la troisième collaboration de Max Ophüls avec le chef-opérateur Franz Planer. Celui-ci avait en effet déjà travaillé sur Liebelei tourné en Allemagne, puis sur la première expérience américaine d’Ophüls, L’Exilé. Lettre d’une inconnue fait partie de ces films qui me font dire : ”voilà pourquoi…“ Voilà pourquoi j’aime le cinéma de cette époque : parce que, pendant un court instant, calée sur un fauteuil, dans une salle obscure, je suis transportée dans un temps révolu… je perds toute notion du moment présent et de l’espace. Je redeviens une petite fille, les yeux écarquillés, subjuguée par la beauté des acteurs, des décors et des costumes et que, contrairement à une majorité de gens, le noir et blanc a un charme absolu et inégalable à mes yeux.

Le deblocnot de Foxy Lady

Deuxième film américain d’Ophüls, cette oeuvre dont chaque plan est ”signé“ prouverait, s’il en était besoin, les étonnantes facultés d’adaptation d’Ophüls et l’incroyable aptitude du système hollywoodien à accueillir d’où qu’il vienne le talent le plus personnel et à lui donner les moyens de s’épanouir. Ophüls n’a jamais été plus lui-même que dans cette Vienne admirablement reconstituée en studio. Il y dessine un portrait de femme amoureuse dont la délicatesse et la mélancolie glissent lentement et inexorablement vers le sublime. La caméra ophülsienne se promène dans les couloirs des maisons, remonte les escaliers, longe les quais des gares, passe d’un personnage à l’autre avec autant de virtuosité que de naturel. C’est le triomphe de ce baroque fluide qui capte et communique au public les émotions les plus intimes des personnages à partir de leurs évolutions et de leurs déplacements dans l’espace. Dans leur jeu de cache-cache à travers le temps, l’espace et les ombres de la mémoire, Lisa et Stefan représentent le couple parfait de la gravité et de la futilité : il existe entre eux une attirance, une fascination mais aussi une irrémédiable incompatibilité. La peinture de Lisa est aussi peu conventionnelle que possible. Son intensité, sa profondeur sont égales dans toutes les scènes mais celle de sa première rencontre, avec Stefan est particulièrement inoubliable. La peinture de Stefan n’a pas moins de finesse et, de relief, l’image de la frivolité étant peut-être encore plus difficile à saisir que celle de la dévotion incarnée par Lisa. Stefan ressemble par certains côtés à “l’homme fille” que décrit Maupassant dans le texte qui porte ce titre. C’est aussi un dandy wildien et décadent dont l’usure intérieure n’a pas encore abîmé les traits. L’art d’Ophüls est ici à son comble, jouant aussi bien sur les dialogues et sur l’interprétation que sur l’utilisation du décor et du montage. Voir aussi le superbe fondu entre le plan de Lisa s’éloignant de dos hors de la gare (où elle vient de quitter Stefan) et celui de la religieuse s’avançant face à la caméra vers le lit d’où Lisa a accouché. Par une telle liaison entre deux séquences, à la fois simple, bouleversante et inattendue, Ophüls révèle comme tout grand metteur en scène sa nature de démiurge, son aptitude à être, dans son récit le maître du temps aussi bien que des émotions du spectateur.
Jacques Lourcelles, Dictionnaire des films

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Une seule séance: dimanche 23 février à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
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janvier 2014

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

Les Sept Samouraïs

Le film-patrimoine du mois

Les Sept Samouraïs

de Akira Kurosawa

JAPON / aventure / 1954 / 3h26 / VOST -
Réalisation, Montage et Scénario : Akira Kurosawa
Directeur photo : Asazaku Nakai / Expert sabre : Y. Sugino / Expert archer : L. Kaneko
Avec: Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Kamatari Fujiwara, Daisuke Katô, Isao Kimura, Minoru Chiaki, Seiji Miyaguchi, Keiko Tsuhima (la jeune fille), Yukiko Shimakazi (l’épouse)

Synopsis: Dans le Japon du XVIe siècle, soumis aux guerres de clans et aux pillages, viols et meurtres, les paysans sont continuellement victimes de bandes de voleurs.
Les hommes d’un petit village entouré de rizières, craignant l’arrivée prochaine de pillards, décident de solliciter l’aide d’un guerrier sage et respecté, un ronin* nommé Kombei, auquel se joignent peu à peu d’autres combattants d’expérience, un jeune disciple et un trublion nommé Kukichiyo...
*samouraï errant, sans maître

Lion d’argent Mostra de Venise 1954

On peut distinguer deux types de comportement ou d’énergie à l’oeuvre chez Kurosawa : le tempérament fougueux, qui a besoin d’être canalisé ou domestiqué (l’apprenti samouraï dans Les 7 samouraïs) jusqu’au professeur de Madadayo.
Parfois, Kurosawa inverse la donne, avec le maître fou et l’élève trop sage, converti à son audace (Barberousse).
Le cinéma de Kurosawa aime le sens de l’action et sa valeur et fait de l’exercice d’un métier le révélateur moral de la signification de l’existence et l’enjeu de sa perpétuation, la transmission étant heureuse (Barberousse) ou catastrophique (Ran).
C’est dans le monde des arts martiaux que le critique politique se fait plus explicite car ailleurs, la figure du chaos, du cataclysme (bombe atomique comprise), reste une entité abstraite, sauf dans le cadre des guerres de clans (Kagemusha, Ran), Kurosawa étant obsédé par l’autodestruction (les guerres civiles), la façon dont le code d’honneur guerrier peut conduire au suicide collectif d’une nation. Dans Les 7 samouraïs, outre des ronins qui mettent le talent de leur fonction au service de paysans, Kurosawa montre un combat fratricide contre d’autres ronins, pilleurs de villages, indignes des valeurs qu’ils sont supposés transmettre. Ce combat pour des valeurs, Kurosawa l’estime nécessaire, tout en sachant qu’il peut mener au désastre et entraîner l’humanité dans la spirale de sa perte. Ce mélange de confiance et de doute colore secrètement son oeuvre, lui donne son rythme, sa tonalité singulière. Pour s’être tenu des deux côtés, avoir filmé des deux bords, le cinéma de Kurosawa a regardé ce que peu de cinéastes ont vu.

In Akira Kurosawa ou le sens de l’action Cinémathèque française 2010

Sa poésie, avec une semblable élégance des attitudes, ces paysages accordés à la noblesse des visages, ces mêmes jonchées de fleurs vivantes, une fille-fleur, aussi, qui nous fait rêver. Avec, surtout, ce choix heureux du détail visuel, ce sens de la spécificité cinématographique qui n’a point de patrie mais que certains créateurs inspirés se passent comme un secret dont les prestiges se surajoutent à ceux qu’ils doivent à leur culture nationale.
Claude Mauriac, Le Figaro littéraire, décembre 1955

Bien des metteurs en scène d’Hollywood envieraient les galops des guerriers, sabre au clair, et les combats corps à corps minutieusement réglés dans lesquels s’affrontent quelques centaines de personnages. Ils envieraient jusqu’au suspense de cette épopée de cape et d’épée qui rejoint jusque dans ses puérilités et ses insuffisances les plus valables des westerns.
France Soir, décembre 1955

Projet extrêmement ambitieux tourné au printemps 1953 dans des conditions très difficiles, soumis à d’importants dépassements de budget et de temps, distribué à l’étranger dans des versions furieusement amputées (jusqu’à 2h10 au lieu des 3h26 de la version intégrale !), les 7 samouraïs auraient bien pu se transformer en un tombeau cinématographique pour son réalisateur. On en connaît d’autres – Michael Cimino avec La Porte du Paradis – qui chutèrent et ne se relevèrent pas. L’incontestable succès international du film (récompensé à Venise avec, excusez du peu, La Strada de Fellini et Sur les Quais de Kazan!) aura toutefois conforté le statut de son auteur, élevé au rang de maître du 7e Art nippon.
L’influence des 7 samouraïs fut telle qu’Hollywood ne tarda pas à s’en emparer: dès 1960, Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, James Coburn et quelques autres contribuèrent à transposer le sujet, sous la direction de John Sturges, d’un village montagneux du pays du Soleil levant à la poussière brûlante d’un hameau mexicain (Les 7 Mercenaires).
Superbement restaurée, cette version intégrale laisse tout son souffle et sa complexité au propos. Étude de caractère, réflexion sur l’art de la guerre, confrontation de classes, résistance à la fatalité, amours impossibles et amères victoires… Avec ce spectacle aussi éblouissant qu’haletant, Kurosawa offre une magnifique méditation sur le destin, le libre-arbitre et le sens de la vie.
Arnaud Schwartz, La Croix, juillet 2013

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Une seule séance: vendredi 24 janvier à 20h30

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
Chauvigny cinéma à 20 ans! Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

20eme anniversaire

de Chauvigny cinéma

du 14 au 21 décembre 2013

Festival cinéma jeunes publics


Le Cinéma REX de Chauvigny présente

dimanche 15 décembre à 17h

Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

de Anne Linsel, Rainer Hoffmann

Allemagne - 2010 - 1h 29 -

Synopsis: En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle Kontakthof, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de 14 à 18 ans qui ne sont jamais montés sur scène et n'ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire...

La séance sera précédée d'une petite partition dansée en direct par L'atelier des 12 heures de la compagnie Alice de Lux dirigée par la chorégraphe Claire Servant.

« Imaginé et confectionné au cœur de l’hiver, dans les plis du froid, en solo, duos ou en groupe. Apparaître – disparaître, phraser la danse à l’écoute, lutter ensemble contre le froid, re-visiter fables et relation parent-enfant, s’abandonner à une dernière danse, laisser germer le futur. »

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lundi 16 mardi 17 et mercredi 18 décembre
en avant séance des films suivants:

Quai d'Orsay La Vénus à la fourrure Henri

L'ouvreuse

Image


spectacle présentée par

Le Loup qui Zozote

Toute l'histoire du cinéma en 10 minutes et trois mikos.
Vous n'en sortirez pas indemnes !!!

Comédienne : Mathilde Chabot
Mise en scène et écriture : Frédéric Abrachkoff
Regard extérieur : Emmanuel Gaydon

Une très grosse co-production Le loup qui zozote / Chauvigny cinéma

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me 30, je, 31 octobre, ve 1 novembre à 17h

Charlot policeman

Ciné-concert
Charlot policeman

de Charles Chaplin

américain - 1917 - 19mn -



Avec: Charles Chaplin, Edna Purviance, Eric Campbell

Synopsis: Charlot, un vagabond, tente de trouver du réconfort auprès d'une mission de bienfaisance. Alors qu'il s'apprête à dérober la quête, il rencontre une jeune missionnaire qui le remet dans le droit chemin. Plus tard, en passant devant un poste de police, il remarque une offre d'emploi. Le chef de la police l'embauche et l'envoie dans le quartier le plus mal famé de la ville, où règne un colosse qui, avec ses complices, terrorise les policiers.

Utilisant des instruments venus du monde entier, 50 élèves des cours moyens des écoles publiques Saint Pierre et Villeneuve ont travaillé pendant trois semaines sous la direction de Kalak Ben Azzouz, directeur de la Galerie Sonore d'Angers, pour réaliser la bande son de ce film et l’interpréter lors de deux ciné-concerts jeudi 19 et vendredi 20 décembre à 20h30.

Tarif unique 4,5€ pour tous du 14 au 21 décembre
entrée gratuite pour les ciné-concerts

 
patrimoine décembre 2013 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

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Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


décembre 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

Spéciale Première

Le film-patrimoine du mois

Spéciale Première

de Billy Wilder

USA / comédie / 1974 / 1h50 / VOST -
Scénario : Billy Wilder et I.A.L Diamond d’après la pièce de Ben Hecht et Charles MacArthur

Avec: Jack Lemmon (Hildy Johnson), Walter Matthau (Walter Burns), Carol Burnett (Mollie), Susan Sarandon (Peggy Grant), Vincent Gardenia (shérif Hartman)

Synopsis: La salle de presse du tribunal est en émoi : Earl Williams doit être exécuté ce matin. Mais alors que chacun est sur le qui-vive, tâchant qui d’obtenir une interview exclusive, qui d’élaborer un stratagème pour couvrir l’exécution avant la limite d’impression, Walter Burns, le retors rédacteur en chef du Chicago Examiner, reçoit la démission de son journaliste vedette, Hildy Johnson, sur le point de convoler avec sa fiancée Peggy Grant. L’idée est inacceptable pour Burns, qui va donc essayer de convaincre Hildy de couvrir l’événement, d’autant que lorsqu’on apprend l’évasion de Williams, il est évident qu’Hildy est l’homme de la situation.

Déjà portée à l’écran, en 1931 par Lewis Milestone et en 1939 par Howard Hawks (sous le titre de La Dame du Vendredi, avec Cary Grant et Rosalind Russell), l’on peut s’étonner de voir Billy Wilder, après des films aussi personnels que Avanti ! et La Vie privée de Sherlock Holmes, reprendre un sujet aussi connu (Spéciale Première est LA grande pièce sur le journalisme) en le re-situant dans son contexte original, et en respectant les grandes lignes.
En fait, ses derniers films furent des échecs commerciaux retentissants et, au moins aux USA, des échecs critiques. On peut donc s’avancer sans grand risque d’erreur qu’en utilisant un matériel aussi célèbre, le très grand cinéaste de Embrasse-moi, idiot est d’abord à la recherche d’un succès financier. Il s’entoure donc du maximum de garanties : outre cette pièce, Jack Lemmon et Walter Matthau, un tandem éprouvé, des “money-makers” assurés… Le propre d’un grand cinéaste est de faire sien n’importe quel (ou presque) sujet, et Wilder est arrivé à un point où l’on ne risque pas de se tromper une seule seconde. Spéciale Première sera donc absolument, et d’un bout à l’autre, et malgré son parti pris de fidélité de base, un film de Billy Wilder, donc un grand film, et ne seront déçus (très relativement), que ceux qui espéraient retrouver l’émotion et le romantisme d’Avanti !
Ici, Wilder joue le jeu avec le maximum de cynisme : on a pu lui reprocher la tendresse de ses derniers films, elle va donc disparaître complètement. Spéciale Première ne met en scène que des monstres, de cruauté, de cynisme, de grossièreté. Toute la “vulgarité” que l’on a pu reprocher, par exemple, à Un, deux, trois, est encore magnifiée et dépassée dans Spéciale Première. On lui a reproché également de faire rire avec les plaisanteries anticommunistes les plus éculées : il va à nouveau s’en donner à coeur joie, faisant proférer à un shérif hystérique et complètement idiot les slogans anti-rouges les plus violents, montrant un maire plus corrompu que tout ce que peut imaginer Jean-Pierre Mocky, donnant l’ordre d’ouvrir le feu sur la Maison des Libertés Américaines, le tout à un rythme extraordinaire, démolissant les scènes les plus conventionnelles par une avalanche de gags d’aussi mauvais goût que possible. Son comique est d’autant plus grinçant que son point de départ est aussi peu drôle que possible. Wilder est le cinéaste qui arrivait à nous faire rire à la tentative de suicide de Shirley MacLaine dans La Garçonnière : il faut se dépêcher de rire de tout, sous peine d’être obligé d’en pleurer. Et avec lui, la notion beaucoup trop galvaudée d’humour noir retrouve son sens le plus authentique.
Wilder reprend à son compte les enseignements de celui qui fût son maître, Ernst Lubitsch : le ressort essentiel de l’action, et du comique, c’est la surprise, et d’un bout à l’autre de son film, toujours l’inattendu arrive. Les gags se bousculent, les idées arrivent sans arrêt, au risque de passer inaperçues à une première vision. Le metteur en scène qui fait dire à l’un de ses personnages que, dans le journalisme, tous les coups bas sont permis, n’y va pas lui non plus avec le dos de la cuillère… Walter Matthau, fabuleux de cynisme et de vulgarité dans son rôle de rédacteur en chef d’un journal pour qui ne compte que “du sang à la Une”, déchire l’article que lui donne Jack Lemmon en lui disant : “Qui donc lira le deuxième paragraphe ?”. Wilder ne nous invite-t-il pas ainsi à aller au-delà de ce qu’une lecture trop directe de son film pourrait nous laisser croire ? Et s’il piétine ainsi, avec autant d’allégresse, tous les bons sentiments, n’est-ce pas pour nous faire comprendre jusqu’à quel point on peut aller trop loin ?

Dominique Rabourdin – Cinéma, mai 1975

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Une seule séance: dimanche 1 décembre à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
Ciné-débat Waste Land Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

Ciné-débat

en partenariat avec le SIMER

Waste Land

19 novembre 2013

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Waste Land

Waste Land

Un film de Lucy Walker

film britanique, brésilien - 2011 - Documentaire - 1h 38mn

Synopsis: Pendant trois ans, Waste Land suit l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles. Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu’ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son œuvre d’artiste. Produit par Fernando Meirelles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers son environnement et sur l’idée utopique qu’une œuvre peut parfois changer une vie. WASTE LAND nous offre la preuve éclatante du pouvoir de l’art, au delà de la frénésie des cotes des artistes contemporains, redonnant ainsi un nouveau sens à la valeur de l’œuvre.

La crème des galeries d'art et le quart-monde des chiffonniers : en voilà un choc des cultures. D'un côté, Vik Muniz, né dans un quartier pauvre de São Paulo et résidant à Brooklyn, connu pour ses recréations de toiles fameuses à base de matériaux insolites — notamment une Mona Lisa en beurre de cacahuète. De l'autre, une poignée de catadores (« trieurs »), réunis en association, recyclant les déchets déversés dans la gigantesque décharge où échouent 70 % des ordures de Rio de Janeiro. Modèle de réussite contre rebuts de la société, Vik Muniz et les trieurs se retrouvent pourtant à travailler ensemble, le temps de mener à bien un projet fou : faire surgir d'un monceau d'immondices, des portraits bouleversants d'humanité.
Le travail de Vik Muniz évolue en même temps que sa relation avec ses « modèles », hommes et femmes qui préfèrent encore passer leurs journées dans les ordures plutôt que de dealer ou de se prostituer. Le film vaut pour ses personnages, du charismatique fondateur de l'association à la cuisinière de la décharge, mère nourricière des bas-fonds. L'autre intérêt de Waste Land est d'affronter toute l'ambiguïté de la démarche de Vik Muniz. Naïve, voire condescendante au début, elle se complexifie au fur et à mesure, soulevant de vraies questions éthiques. A-t-on le droit d'esthétiser la misère, fût-ce dans un but charitable ? N'est-ce pas démagogique, obscène même, d'associer les plus pauvres à un projet artistique qui peut bouleverser leur vie sans la changer vraiment ? —

Mathilde Blottière

la projection sera suivie d'un débat animé par l'association déchets d'arts et Claire Grandin du SIMER

L'association déchets d'arts est née en janvier 206 d’une réflexion écologique et philosophique sur le déchet, Elle mutualise les disciplines artistiques complémentaires de singuliers recréateurs sur la sensibilisation au réemploi des déchets et la conception d’une gamme contemporaine d’objets de maison et d’accessoires de mode.
Ses missions:
- Donner une autre vie au déchet
Collecter et réutiliser des matériaux abandonnés : tri de poubelles, de tiroirs, de placards, trésors de promenades… et autres fin de séries.
- Induire des comportements éco-responsables
Émerveiller pour éveiller au tri des déchets lors de prestations de sensibilisation : ateliers récréatifs, performances et expositions itinérantes.

Le mardi 19 novembre 2013 à 20h30 - Entrée gratuite

Venez nombreux!

CNC Le Rex Chauvigny Simer

 
festival jeunes publics Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

7eme festival

cinéma jeunes publics

Festival cinéma jeunes publics

du 23 octobre au 15 novembre

Le Cinéma REX de Chauvigny présente 3 films:

sa 26, di 27, lu 28 octobre à 17h

Lettre à Momo

Lettre à Momo

de Hiroyuki Okiura

japon - 2013 - 2h -

A partir de 8 ans

Mon premier Festival Paris 2012: Prix du jury

Synopsis: Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. Les deux femmes vont habiter chez l’oncle et la tante d’Ikuko qui se réjouissent de voir arriver un peu de sang neuf sur leur île vieillissante. La maison de famille n’a pas changé depuis des années. Ikuko rayonne de bonheur à l’idée de la retrouver. Pour elle, ce décor est tout simplement merveilleux ; pour Momo, il est propice à l’ennui d’autant qu’elle n’y connaît encore personne. Guidée par sa mère pour faire la connaissance des jeunes de l’île et aussitôt prise sous la protection du gentil Yota, Momo ne parvient cependant pas à intégrer la sympathique bande. Le jour où elle est invitée à sauter dans l’eau du haut d’un pont, elle n’y arrive pas. Elle a la tête ailleurs. Elle aimerait savoir ce que son père a voulu lui écrire avant de disparaître. Elle se souvient de la dernière fois où elle s’est disputée avec lui et se sent coupable. Un jour, elle distingue une ombre aux côtés de sa mère. Puis, dans le grenier de la maison, elle découvre que les figures d’un roman illustré ont disparu et elle entend des bruits suspects. Elle prend peur...

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En avant première le Mercredi 30 octobre à 17h

La sorcière dans les airs

La sorcière dans les airs

de Uwe Heidschötter, Johannes Weiland

britannique, suedois, lettonien - 2012 - 50mn -

A partir de 3 ans

Synopsis: Une sympathique sorcière, son chat et son chaudron s'envolent sur un balai. Quel bonheur de voler ! Mais le vent se met à souffler très fort, et un dragon affamé vient de se réveiller... Une nouvelle adaptation d'un album de Julia Donaldson et Axel Scheffler, les auteurs favoris de la littérature jeunesse.


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me 30, je, 31 octobre, ve 1 novembre à 17h

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

de Marc Boreal, Thibaut Chatel

français - 2013 - 1h 15mn -

A partir de 6 ans

Avec: Marc Lavoine, Julie Depardieu, Tom Trouffier

Synopsis: Une petite ville de province. Les années 70. Jean a six ans, il sa rentrée à la grande école. Quand la maîtresse demande à chaque enfant la profession de son père et de sa mère, Jean réalise qu'il n'est pas comme les autres, s'inquiète et invente une réponse : "ma maman est secrétaire". En fait, elle est tout le temps en voyage sa maman, alors elle envoie des cartes postales à Michèle. Cette petite voisine, qui sait déjà lire, les lit à Jean et celui-ci se prend à rêver. A moins que la réalité ne soit toute autre. Et ça, entre septembre et Noël de cette année-là, Jean commence tout juste à le comprendre...

Tarif unique 3,5€ pour tous

nos partenaires:

CNC Région Poitou-Charentes DRAC C L A P

 
patrimoine novembre 2013 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


novembree 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

Artistes et modèles

Le film-patrimoine du mois

Artistes et modèles

de Frank Tashlin

USA / comédie / 1955 / 1h50 / VOST -
Réalisation, scénario, dialogue : Frank Tashlin
Directeur de la photographie : Daniel L.Fapp / Musique : Walter Scharf

Avec: Jerry Lewis (Eugene), Shirley MacLaine (Bessie), Dean Martin (Rick),

Synopsis: Deux amis, Rick et Eugene, dessinateurs au chômage, vivent dans la misère à New York. La chance leur sourit lorsque leur voisine Gabrielle quitte son poste d’illustratrice chez un éditeur de publications enfantines car elle refuse de dessiner des choses violentes.
Rick la remplace, et dessine les visions nocturnes d’Eugene, qui rêve chaque nuit des aventures d’une chauve-souris qui prend les traits de la jeune colocataire de Gabrielle. Eugene se met également à inventer dans son sommeil des formules secrètes qui vont bientôt alerter la C.I.A....

Autodidacte, Frank Tashlin prend des cours de dessin par correspondance et publie des comic strips dans des magazines sous le pseudonyme de Tish Tash. En 1928, il est engagé chez Max Fleischer, le futur créateur de Popeye puis, en 1933, il décroche un poste d’animateur dans les studios de la Warner Bros et participe à la série de dessins animés Merrie melodies. En 1939, Walt Disney l’engage comme scénariste. Il exerce son talent sur les personnages de Donald Duck et de Mickey Mouse. Entre-temps, il est gagman, notamment pour Laurel et Hardy. En 1944, il se détache de l’animation et s’oriente vers le cinéma traditionnel. Il se consacre à la recherche de gags pour des acteurs comiques, parmi lesquels Bob Hope et Harpo Marx. En 1950, il écrit de nombreuses séquences de La Môme Boule de Gomme qu’il réalise lui-même, même si seul le nom du réalisateur Sidney Lanfield apparaît au générique. L’année suivante, Tashlin se lance dans la réalisation de comédies parodiques avant de se spécialiser dans le burlesque. Il trouve en la personne de Jerry Lewis l’interprète idéal, capable de transcrire dans sa gestuelle et ses mimiques les expressions jusqu’alors réservées aux personnages de dessins animés

En ce qui me concerne, je place Jerry Lewis au-dessus de tous les comiques actuels. Il est perpétuellement drôle et ne s’écarte jamais de son personnage. Qui est-il? À première vue, une erreur de la nature. Un jeune homme au physique malingre, épileptique à l’occasion, au sourire touchant de confiance illégitime en un sort qui ne le ménage guère et dont les capacités intellectuelles n’ont jamais dépassé l’âge de deux ans. Tous les enfants se reconnaîtront en Jerry Lewis: il est pour eux ce rêve magnifique d’un petit garçon qui aurait le droit, tout en vieillissant, de se comporter en petit garçon.

Robert Benayoun (1956)

Artistes et modèles est le plus célèbre film de Dean Martin et de Jerry Lewis, et sans doute le plus beau. Frank Tashlin s’y livre à une parodie admirative de l’univers des comics, un univers qu’il explorera de plus en plus de film en film. Un Jerry Lewis particulièrement demeuré y rêve de femmes chauves-souris, donnant à son colocataire Dean Martin quelques idées pour une BD particulièrement érotisée. Shirley McLaine et Dorothy Malone féminisent l’affaire juste ce qu’il faut. Tashlin, cinéaste injustement oublié, fut sans doute le maître de Jerry Lewis. Quand Dean Martin décida de tenter sa chance tout seul, après avoir servi d’esclave à Jerry Lewis si longtemps, personne ne donna cher de sa peau. Quelques mois plus tard, avec Comme un torrent et Rio Bravo, ce loser légendaire tirait le rideau sur le grand cinéma classique. Personne ne l’a remplacé.

Louis Skorecki, Libération

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Une seule séance: dimanche 3 novembre à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
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Cinéma et littérature

Octobre 2013

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Claude Aufaure

Le samedi 19 octobre 2013 à 17h00 - entrée libre -

Soirée organisée en partenariat avec:
- Les editions l'Escampette
- L'association des amis de l'Escampette
- Avec le soutien de la région Poitou-Charentes

Nature et Vagabondage:

le comédien Claude Aufaure
lira des textes publiés à l'Escampette

Claude Aufaure, est un acteur de cinéma et de théâtre qui a collaboré avec Antoine Vitez , Patrice Chéreau, Roger Blin, Charles Mauclerc, Georges Wilson...et fut l'un des plus fidèles compagnons de Laurent Terzieff.

Le Fleuve

Le samedi 19 octobre 2013 à 18h00 - tarif unique 4,5€ -

Le Fleuve

Un film de Jean Renoir

Film français, américain, indien - 1951 - Drame Romance - 1h40 mn

Synopsis: Dans la région de Calcutta, au Bengale, une famille d’expatriés britanniques vit sur les bords du fleuve sacré où le père dirige une presse à jute. Sa fille aînée, Harriet, une jeune adolescente romantique, partage ses loisirs avec Valérie, la fille unique d’un riche propriétaire. Toutes deux sont amies avec leur voisine Mélanie, née de père anglais et de mère indienne. Un jour d’automne arrive le capitaine John. Les trois jeunes filles ne tardent pas à tomber amoureuses de cet étranger…

" Le Fleuve, un des plus beaux films qui soit !
Mon père m’a emmené le voir quand j’avais 8-9 ans. C’est un film qui s’est imprégné en moi et ne m’a jamais quitté depuis.

Martin Scorsese

Premier film en couleurs de Jean Renoir (La Règle du jeu, French Cancan), Le Fleuve a été tourné en Inde où il puise sa magie visuelle et sa langoureuse beauté. Adaptant un roman de Rumer Godden (auteur du Narcisse noir), le cinéaste réalise un poème sur la vie et la mort traversé par des contes hindous et imprégné de spiritualité orientale. Captant avec douceur le passage du temps et les premiers amours de trois jeunes filles, le maître français réalise l’une de ses oeuvres les plus romantiques. Un chef-d’oeuvre sublime et raffiné, enfin restauré en Haute Définition !

Venez nombreux

 
patrimoine octobre 2013 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


octobre 2013

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

La Baie des anges

Le film-patrimoine du mois

La Baie des anges

de Jacques Demy

film français - 1963 - 1h19mn -

Avec: Jeanne Moreau, Claude Mann, Paul Guers

Synopsis: Jean Fournier, un employé de banque, est initié au jeu par un collègue. Ses premiers gains lui donnent envie d'aller tenter sa chance au casino de Nice. Il y rencontre la séduisante Jackie, une habituée des salles de jeux...

"J'ai voulu démonter et démontrer le mécanisme d'une passion. Cela pouvait être aussi bien l'alcool que la drogue, par exemple. Ce n'était pas le jeu en soi"

Jacques Demy

De la pointe de la langue à la racine des cheveux, Jacques Demy a métamorphosé Jeanne Moreau. Elle parle à toute vitesse, oublie les points pour faire durer les virgules, bafouille, virevolte, agitant une incroyable ­chevelure blond platine. Cette coiffure incandescente est un puits de lumière où le petit employé de banque, vêtu comme un croque-mort, rêve de se noyer pour oublier les ténèbres de l'ennui. Jacques Demy ne cesse de jouer sur les contrastes du noir et blanc pour dépeindre le choc de deux mondes, qui finissent par s'imprégner l'un de l'autre. Comme dans tous ses films, il se passionne pour le hasard des rencontres et la révolution qu'elles provoquent dans les coeurs. L'amour triomphe toujours, comme en témoigne la course finale, où Jeanne Moreau fuit le ­casino à travers une galerie des glaces pour rejoindre l'homme de sa vie. Son corps fébrile se reflète dans les miroirs, par bribes décomposées. En un clin d'oeil, son passé de folie solitaire vole en éclats pour une nouvelle vie de passion partagée.

Marine Landrot, Télérama

La chevelure blonde platine mise en valeur par la pellicule noir et blanc, le corps moulé dans un tailleur Cardin immaculé, Jeanne Moreau y est littéralement éblouissante. Mais ses jolis atours ne seraient rien sans son attitude : contrairement à Marilyn Monroe l’instinctive, Jeanne est une intellectuelle. Du coup, lorsqu’elle joue les bécasses, on sent qu’elle s’amuse, qu’elle en rajoute et qu’elle aime ça. Le résultat est une véritable leçon de séduction.

Géraldine Dormoy, L'Express

Qu’est-ce qui explique alors que La Baie des Anges soit peut-être le plus beau film de Jacques Demy ? "Beau" n’est d’ailleurs pas forcément le qualificatif le plus approprié. Non parce qu’il serait plastiquement déficient : au contraire, son noir et blanc très sec, sans afféterie, est superbe, plus encore que celui de Lola. Mais parce qu’il fuit comme la peste la "joliesse" ou le "décoratif", pour mieux embrasser une posture esthétique bien plus forte : l’élégance. Cette élégance tient d’abord à la façon de traiter le sujet et particulièrement de l’introduire. En une courte scène, le décor est planté et le film lancé, à la vitesse du travelling arrière de son plan séquence de générique de début. Caron (Paul Guers) tend le fruit défendu (le jeu) à son jeune collègue Jean Fournier (Claude Mann) et on sait évidemment qu’il va mordre dedans, ne serait-ce que pour fuir un père campé sur ses principes moraux (si les "couples" mère-fille abondent chez Demy, il s’agit ici du seul couple père-fils de son cinéma, dont il n’est pas anodin de constater qu’il s’avère infiniment plus castrateur). Pour autant, Demy nous épargne la "descente aux enfers" et ses poncifs éculés, même quand Jean croise la route de Jackie Demaistre (Jeanne Moreau), accro au jeu depuis plusieurs années. Non, ses personnages gardent bien trop de classe pour ça, même et surtout quand ils perdent près d’un million (d’anciens francs) en quelques minutes. C’est l’une des grandes leçons retenues de ces comédies américaines sophistiquées, celles des Lubitsch, Wilder ou Edwards (Diamants sur canapé, auquel l’état de griserie permanente des personnages dans un monde de luxe qui n’est pas tout à fait le leur fait souvent penser, a été tourné peu avant), où l’on fait comme si rien n’avait vraiment jamais d’importance.

Pourtant, comme presque toujours chez Demy, les personnages ont leurs fêlures. Surtout Jackie, qui évoque à la fois la Lola/Anouk Aimée du premier film de Demy (rappelons que La Baie des Anges n’est que le deuxième) et, de façon très troublante, la Marilyn des dernières années, notamment celle des Désaxés : même blondeur platine exacerbée, même maquillage juste un peu trop excessif, même propension à l’ivresse, même exubérance masquant à grand peine un profond désarroi intérieur… C’est véritablement ce personnage, et l’interprétation de Jeanne Moreau, que l’on s’étonne de ne plus avoir revue dans ses films par la suite, qui rattache La Baie des Anges à l’œuvre de Demy de la façon la plus évidente ; il lui fera d’ailleurs un clin d’œil dans Model Shop en en faisant une vieille amie évoquée par Lola. Car, pour le reste, La Baie des Anges est plutôt sous très haute influence bressonnienne, référence déjà présente dans Lola, via la comédienne Elina Labourdette. Et plus précisément de Pickpocket, qui était alors l’un des derniers films en date de Robert Bresson (1959). On y trouve la même sécheresse de la mise en scène, qui pourrait presque aussi permettre d’employer le mot d’austérité (évidemment étonnant pour qui ne connaît que le Demy des Demoiselles de Rochefort ou de Peau d’âne), une certaine raideur dans l’interprétation de Claude Mann (absolument parfait dans le cadre du film et qui forme un très beau duo complémentaire avec Jeanne Moreau), la même attention aux gestes très précis des professionnels aguerris que sont les croupiers et caissiers de casino (comme les pickpockets dans le film de Bresson… ou le sabotier du Val de Loire, dans le court-métrage éponyme de Demy lui-même).

Culturopoing.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Une seule séance: dimanche 6 octobre à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 


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