(C) 2012 Chauvigny Cinéma
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patrimoine octobre 2011 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

C L A P

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


octobre 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Hombre

Le film-patrimoine du mois

Hombre

de Martin Ritt

Avec: Paul Newman, Fredric March, Richard Boone

Synopsis: Un indien métis, policier dans sa réserve, revient parmi les blancs. Il prend une diligence qui se fait attaquer par des bandits. Très vite, il va devoir s’occuper des passagers et de leurs survies...

« Une force dramatique époustouflante » Critikat

Au début des années 1950, le western ose enfin s’attaquer à la question du génocide indien et de la responsabilité des pionniers dans celui-ci. Delmer Daves, Anthony Mann, Arthur Penn et même John Ford (dans son bouleversant Les Cheyennes) s’attaquent aux fondements du mythe américain et mettent en lumière une culpabilité impossible à exorciser. Martin Ritt, réalisateur éminemment politique, décide d’adapter le roman éponyme d’Elmore Leonard et livre un brûlot sec et impitoyable, d’une force dramatique époustouflante. Le film sera l’un des derniers dans son genre car la décennie suivante et les événements de mai 1968 laisseront cours à une réinterprétation moins rigoureuse des faits historiques pour enfoncer définitivement le clou de la culpabilité.
C’est à travers le voyage des passagers de la diligence qui va prendre l’allure d’une épopée que Martin Ritt va nourrir un discours politique mettant les WASP (White Anglo-Saxons Protestants) face à leurs contradictions morales et leur entière responsabilité dans l’asservissement des minorités. Porteur de cette conscience politique, le personnage joué par Newman aurait pourtant la possibilité de quitter le camp des opprimés puisque son physique le protège de toute discrimination. Et c’est bien là, étonnamment, que le film trouve sa force. Alors qu’on aurait pu craindre que l’absence des Indiens ne limite la légitimité d’un tel projet, le réalisateur va finalement bien plus loin que la dénonciation attendue.
Les codes du western que Martin Ritt maîtrise à la perfection sont rapidement déjoués puisque le mal ne viendra finalement pas de celui qu’on avait identifié comme ennemi commun (l’Indien) mais bien d’autres WASP qui ont tendu une embuscade à ce petit groupe. Chacun des personnages, confrontés à un point-limite de son existence (survivre ou mourir), va finalement révéler sa véritable nature (les premières scènes du film révélaient déjà une dureté et un individualisme évidents dans les rapports humains).
La scène finale est un modèle de climax tant la tension est maintenue à un niveau maximal pendant de très longues minutes, Martin Ritt jouant sur l’étirement d’une scène dont on ne voit jamais quelle pourrait en être l’issue.

Clément Graminiès - Critikat

Hombre est l’adaptation d’un roman éponyme d’Elmore Leonard dont plusieurs écrits ont été portés à l’écran; qu’il s’agisse de westerns (3 heures 10 pour Yuma, L’Homme de l’Arizona) ou de polar (Jackie Brown, Hors d’atteinte...).

une seule séance: le dimanche 9 octobre à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
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septembre 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny propose:

La classe ouvrière va au paradis

Le film-patrimoine du mois

La classe ouvrière va au paradis

de Elio Petri

Avec: Gian Maria Volonte, Mariangela Melato, Salvo Randone

Jocelyn Manchec, critique de cinéma, présentera le film et répondra aux questions du public à l'issue de la projection

Synopsis: Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est un ouvrier modèle dans son usine. Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil les cadences infernales, et il est détesté de ses collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de travail. Bercé par les rêves de la société de consommation, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose. Alors qu’il se coupe un doigt accidentellement, les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement provoque en lui une profonde remise en question...

« Mon but est de semer non des certitudes mais des doutes » Elio Petri

Petri prend comme héros un ouvrier moyen, non un militant. C’est-à-dire celui représentatif, à ses yeux, de la majorité des individus dans les états capitalistes évolués, individu totalement conditionné par la société de consommation dans son travail comme dans ses loisirs. Pris entre un métier qui le robotise et des divertissements standardisés, il ne peut jamais jouir du recul qui lui serait nécessaire pour analyser sa situation. Ignorant des rouages dans lesquels il est pris, et plus encore des mécanismes qui assurent leur fonctionnement, il se contente de subir, de courir après un bonheur utopique et de se défouler de temps à autre par des réactions purement affectives à des événements ponctuels. Comment intervenir sur cet ouvrier ? Comment l’aider ? C’est à ces questions que le réalisateur tente de répondre en coinçant Lulù entre l’aliénation, le gauchisme et le syndicalisme. La réponse semble passer nécessairement pour Pétri par la prise de conscience individuelle. L’amélioration immédiate, même partielle, de la condition du travailleur est indispensable si l’on veut qu’il puisse, enfin, réfléchir.
“Les ouvriers sont les premières victimes du travail à la chaîne, mais je crois que quiconque travaille en système capitaliste, basé sur la productivité, souffre des mêmes déchirements et aliénations ; même les intellectuels et les petit-bourgeois, heureux de leurs privilèges étriqués, ne se rendent pas compte de leur situation.”

Elio Petri

Elio Petri (1929-1982) est l’un des rares cinéastes italiens issus de la classe ouvrière. Journaliste et critique dans des publications communistes (l’Unità, Città aperta), Petri quitte le parti en 1956 lors du soulèvement en Hongrie, mais reste préoccupé par les questions sociales et politiques qu’il affinera au contact du réalisateur de Riz amer, Giuseppe De Santis, dont il fut l’assistant et le coscénariste entre 1953 et 1960. Elio Pietri reçut le Grand Prix du Festival de Cannes en 1970 pour Enquête sur un Citoyen au-dessus de tout soupçon..

une seule séance: le dimanche 18 septembre à 20h00

nos partenaires:

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juin 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Le guépard

Le film-patrimoine du mois

Le guépard

de Luchino Visconti

Avec: Claudia Cardinale, Burt Lancaster, Alain Delon, Pierre Clémenti, Giuliano Gemma, Terence Hill, Ottavia Piccolo, Serge Reggiani

Synopsis: En 1860, tandis que la Sicile est submergée par les bouleversements de Garibaldi et de ses Chemises Rouges, le prince Salina se rend avec toute sa famille dans sa résidence de Donnafugata. Prévoyant le déclin de l’aristocratie, il accepte une mésalliance et marie son neveu Tancredi à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante...

« Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nousremplaceront seront les chacals, les hyènes » Prince Salina

Qu’ils étaient beaux ! Leur grâce indivise est intacte. A Burt Lancaster, prince Salina, la minéralité mâle et féline ; à Delon, son neveu Tancredi, la splendeur inconsciente, fringante, virevoltante, féminine de l’antilope ; à Claudia Cardinale, Angelica la fille du parvenu Don Calogero, la sensualité suffocante du point d’eau. Aucun des trois ne va sans les deux autres.
Comment peut-on supporter tant de beauté cinématographique pendant 3 heures! Tout dans la forme : de multiples plans comme autant de toiles de maître ; des paysages jaunes, oranges, ocres d’un dépouillement qui frôle l’ascèse ; des costumes, ceux du bal en particulier, à faire pâlir tous les carnavals de Venise ; et l’éclatante Claudia Cardinale qui débarque passée la première heure pour injecter de la passion, de la beauté, de la vie dans ce monde moribond -le premier gros plan de Claudia qui se mord les lèvres... anthologique.
Au beau milieu d’une époque marquée par l’émancipation des colonies, la montée de la démocratie et la multiplication des partis de gauche, il a eu du culot ce Visconti, ancien aristocrate converti au communisme, de traduire en film le roman de Lampedusa tout à la gloire de l’aristocratie sicilienne. Beaucoup ne lui ont pas pardonné de nous avoir, pendant trois heures, plongé dans la grandeur et les misères de l’aristocratie en réussissant le tour de force de rendre le personnage du Prince Salina, le plus attachant de tous. Bon, d’accord, Angelica (Claudia Cardinale) est terriblement attachante aussi...
Le comble de la mauvaise foi ? Jacques Rivette des Cahiers du Cinéma en août 63 classe le film dans la catégorie à voir à la rigueur. Position idéologique ?
La perfection au cinéma ? La séquence du bal tournée au palais de Gangi à Palerme. La vie, l’amour, la mort en 50 minutes.
1001films.org

une seule séance: le dimanche 12 juin à 20h00

nos partenaires:

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patrimoine mai 2011 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

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mai 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Le grand amour

Le film-patrimoine du mois
présenté par le critique de cinéma Jocelyn Manchec

Le grand amour

de Pierre Etaix

Avec: Pierre Etaix, Annie Fratellini, Nicole Calfan

Synopsis: Pierre est marié avec Florence. Tout va bien dans son couple et son travail. Directeur dans l’usine de son beau-père il passe ses journées à signer des chèques et ses soirées à regarder la télé ou chez ses beaux-parents. Les années passent, monotones, et quand arrive une nouvelle et jeune secrétaire, il en tombe amoureux, et se met à rêver...

« La seule récompense, c’est le rire du public » Pierre Etaix

Pierre Etaix, en tant que rare héritier du slapstick du burlesque américain (slapstick : succession de gags), a pris comme point de départ de son projet une pièce de Feydeau, qui selon lui « a fait dans le théâtre une chose propre au slapstick : il a bâti toutes ses pièces avec des effets de gags. Feydeau fut le seul à glorifier la comédie boulevardière et le slapstick. L’idée c’était de prendre le sujet le plus bateau et de le traiter en slapstick… Pour Le Grand Amour j’ai pris un sujet de vaudeville mais traité de manière radicalement contraire ».
Pendant plus de vingt ans, et à la suite d’imbroglios juridiques, Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière, ami et collaborateur de toujours du cinéaste, se sont vus interdire l’exploitation des cinq films qu’ils ont coécrits, à savoir Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand Amour et Pays de cocagne. Héros d’une proscription d’une rare ampleur pour un cinéaste en France, la ténacité du combat de Pierre Etaix a été secondée par une intervention salutaire du Festival de Cannes en 2007 où a été projeté « illégalement » Yoyo, ainsi que par les 60.000 pétitionnaires de son comité de soutien. En 2010, Cannes fut à nouveau l’occasion d’offrir une nouvelle médiatisation au cinéaste, désormais maître de l’exploitation de ses films.
Lorsque Le Grand Amour ressort sur grand écran 40 ans après sa réalisation, Pierre Etaix est aussi tendu qu’au premier jour : « Je ne me pose qu’une question, est-ce que le public va s’amuser ? Est-ce que ce que j’ai aimé faire et ce qui m’a fait rire, va plaire ? Je n’ai fait ce métier que pour ça, pour avoir une relation particulière au public, pour émouvoir les spectateurs. Cannes, c’est une image qui glorifie les films de manière éphémère. Et la gloire, les médailles, je m’en fous ! Si, à l’issue de la projection, les gens viennent me voir avec le sourire, là, je serai heureux. Mais je ne suis pas passéiste. Ce qui m’intéresse, c’est demain ». Et de conclure d’un ton résolument optimiste : « Là, par exemple, j’ai un projet de film comique en image 3D, avec un sujet qui se prêterait complètement au format ». On ne le change pas Pierre Etaix…
propos recueillis par Télérama

A l'issue de la projection Jocelyn Manchec commentera le film et échangera avec le public.

une seule séance: le dimanche 8 mai à 20h00

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patrimoine avril 2011 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

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avril 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Brigadoon

Le film-patrimoine du mois

Brigadoon

de Vincente Minnelli

Avec: Gene Kelly, Van Johnson, Cyd Charisse

Synopsis: Jeff Douglas, homme désabusé et Tommy Albright, idéaliste, découvrent au cours d’un voyage dans les Highlands d’Ecosse un village fantastique qui surgit tous les cent ans. Tandis que Jeff décide de rester dans Brigadoon, Tommy, bien qu’amoureux de Fiona, quitte le village. De retour à New York, il s’aperçoit de son erreur...

« Quand on aime profondément quelqu’un, tout est possible, même les miracles » Tommy

Les coutumes ancestrales sont vivaces, les jeunes filles et les sentiments sont d’une pureté absolue. Et surtout, on y chante et on y danse en toutes occasions. Si les personnages sont égarés dans des contrées mystérieuses, le spectateur, lui, est en terrain plus que balisé. Nous sommes chez Minnelli, qui retrouve pour la seconde fois Cyd Charisse. Les scènes musicales alternent entre le ballet gai et bigarré des gentils villageois, et les séquences intimistes, propices aux déclarations amoureuses. Le tournage, initialement prévu en Écosse, dut finalement se dérouler en studios ce qui mécontenta fortement G.Kelly (“tout le plaisir du tournage disparut”) mais arrangea visiblement Minnelli (“on créa un immense décor qui pouvait restituer le moindre aspect du paysage selon chaque angle de caméra. L’éclairage des intérieurs suggérait les peintures flamandes”). Et effectivement, la fluidité de la caméra qui se colle aux personnages, pour s’en éloigner radicalement l’instant d’après, montre bien que le cinéaste peut se livrer à la débauche de mouvements d’appareil très élaborés qu’il affectionne. - Critikat.com -
Grand admirateur des peintres surréalistes, Vincente Minnelli s’est inspiré de leurs idées sur le bonheur qui naît d’un certain regard teinté de folie qu’il suffit de poser sur les choses. Brigadoon n’est pas qu’un joli petit village niché au creux d’une colline de bruyère. C’est l’incarnation même de l’imaginaire : érigées contre la morosité, les frontières délimitent un espace où tous les voeux se réalisent, où seule la joie a droit de cité. Dix ans plus tard, Jacques Demy rendra hommage à ce chef- d’oeuvre onirique en offrant à Gene Kelly un nouveau voyage au pays de la félicité, avec Les Demoiselles de Rochefort. - Télérama -
“Beautiful Legs” : Cyd Charisse devint célèbre en 1952 suite à son admirable apparition dans une scène de Chantons sous la pluie de Gene Kelly et Stanley Donen. Sa robe blanche dans la séquence onirique, sa coiffure à la Louise Brooks et sa beauté la rendront inoubliable malgré l’apparition somme toute assez courte qu’elle y fait et l’anonymat de son personnage dans le scénario. Vincente Minnelli la dirigea également dans Tous en scène (1953), où, consécration suprême, elle partagea la vedette avec Fred Astaire.

une seule séance: le dimanche 17 avril à 20h00

nos partenaires:

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Redécouvrez les films de Pierre Etaix Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

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Redécouvrez les films de Pierre Etaix


mars 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Tant qu'on a la santé

Tant qu'on a la santé

de Pierre Etaix

Avec: Pierre Etaix, Denise Péronne, Simone Fonder, Sabine Sun, Véra Valmont, Francoise Occipinti, Claude Massot

Synopsis: Dans un appartement moderne, Pierre attend la visite de la femme qu'il aime mais les marteaux piqueurs d'un chantier voisin ont ébranlé l'immeuble et les bibelots dansent la sarabande, si bien que le portrait de la douce fiancée tombe dans la corbeille à papier au moment où celle-ci survient. La rupture est immédiate et, tout à son chagrin, Pierre se rend chez un médecin, lui-même traumatisé par le rythme de la vie actuelle...

“Deux fois dans ma vie, j’ai compris ce qu’était le génie : la première fois en regardant la définition dans le dictionnaire, et la seconde fois, en rencontrant Pierre Étaix.” Jerry Lewis

Pendant plus de vingt ans, et à la suite d’imbroglios juridiques, Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière, ami et collaborateur de toujours du cinéaste, se sont vus interdire l’exploitation des cinq films qu’ils ont coécrits, à savoir Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand Amour et Pays de cocagne. Héros d’une proscription d’une rare ampleur pour un cinéaste en France, la ténacité du combat de Pierre Etaix a été secondée par une intervention salutaire du Festival de Cannes en 2007 où a été projeté « illégalement » Yoyo, ainsi que par les 60.000 pétitionnaires de son comité de soutien. En 2010, Cannes fut à nouveau l’occasion d’offrir une nouvelle médiatisation au cinéaste, désormais maître de l’exploitation de ses films.
Graphiste, clown et gagman, Pierre Etaix a traversé le siècle avec autant de rigueur que de discrétion. Le cinéma français lui doit les effets comiques du célèbre 'Mon Oncle' de Jacques Tati. Dès son plus jeune âge le petit Pierre dessine avec talent. Dans ses croquis, il y a beaucoup d'imagination, ce que remarque Lotte, un peintre cubiste ami de la famille qui le pousse à progresser et à ne jamais rester cantonné à l'imitation et lui enseigne les bases du dessins : perspectives, anatomie, ombre et lumière... Mais Pierre Etaix ne résiste pas à l'appel de la comédie et fait ses armes dans les music-hall avec des numéros comiques. Il garde de cette période un goût particulier pour cet art qui rapproche l'artiste du public. En 1958, c'est la rencontre avec Jacques Tati qui lui permet de tourner ses deux premiers films comiques. Suivent ensuite 'Yoyo' et 'Le Soupirant', dans la perspective de 'Monsieur Hulot', films bien accueillis. Pierre Etaix défend le cinéma comique français à travers ses films : 'Tant qu'on a la santé', 'Le Grand amour 'et 'Pays de cocagne' entre 1966 et 1971, films à l'humour marqué par Buster Keaton et Harold Lyold qu'il admire.

une seule séance: le dimanche 27 mars à 20h00

nos partenaires:

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Ciné-danse 2011 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

CINEDANSE
en partenariat avec la compagnie
Alice de Lux

les 17 et 18 mars 2011
au Cinéma REX - Chauvigny

soirée Cinédanse

le 17 mars à 20h30

Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

sujet: En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle Kontakthof, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de 14 à 18 ans qui ne sont jamais montés sur scène et n'ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire...

Claire servant Chorégraphe de la compagnie alicedelux.fr présentera le film aux danseurs de l’atelier des 12 heures, des lycéens du Lycée de Camille Guérin et au public présent.
Elle conduira un échange débat avec le public aprés le film.

séance ouverte au public tarif 4,5€

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Billy Elliot

Cinédanse enfants

Billy Elliot

Claire servant présentera le film aux enfants des écoles lors de séances dédiées aux écoles primaires de Chauvigny

sujet: En 1984, Billy, onze ans, vit dans le Nord-Est de l'Angleterre avec son père et son frère aîné, qui participent aux grèves paralysant les exploitations minières de la région. Il souffre de la mort récente de sa mère et son père l'oblige à pratiquer la boxe. Un jour, il découvre que le gymnase de l'entraînement est partagé avec un cours de danse pour fillettes en tutu. C'est une révélation pour lui : il observe la gestuelle des danseuses, les imite et découvre sa vocation. Comme il s'intègre au groupe, Billy veut devenir danseur, contre l'avis de son père et surtout de son frère.

séances résevées aux écoles le 17 mars à 14h15 et le 18 mars à 9h30

Plus d'infos sur : alicedelux.fr

 
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Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


mars 2011

Le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Les Moissons du ciel

Le film-patrimoine du mois

Les Moissons du ciel

de Terrence Malick

Avec: Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard
prix de la mise en scène au festival de Canne
Oscar de la meilleure photographie

Synopsis: En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa soeur Linda quittent Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l’opportunité de sortir de la misère, Bill pousse Abby à céder aux avances d’un riche fermier, qu’ils savent atteint d’une maladie incurable. Mais Abby tombe amoureuse du fermier...

« Il m’a dit que toute la terre allait prendre feu » Linda

En 1978, Terrence Malick est un cinéaste culte alors qu’il n’a réalisé qu’un seul long métrage, Badlands (1974), l’un des plus beaux et marquants qui soient, à ranger à côté des nouveaux classiques de son temps que furent Mean Streets ou Délivrance...
Les Moissons du ciel met aux prises deux hommes et une femme, nouant classique trio amoureux et différences de classes sociales, dans le contexte rural et agricole de la fin du XIXe siècle, quand le Far West finissant laissait progressivement la place à la civilisation industrielle.
Sur ce projet, les deux collaborateurs de Malick les plus importants sont sans doute les chefs opérateurs, Nestor Almendros et son assistant Haskell Wexler. Au moment d’être engagé par Malick, Almendros est le directeur photo de la Nouvelle Vague et des films de Truffaut, Rohmer, Eustache, Pialat… Cette collaboration Malick-Almendros symbolisait la circulation féconde qui existait à l’époque entre cinémas européen et américain et l’influence de la Nouvelle Vague sur le nouvel Hollywood.
Seuls, aujourd’hui, un Tarantino ou un Jarmusch perpétuent ce mélange entre les continents et les cinémas.
Choix visuel important, Malick filme la majorité des scènes pendant «l’heure magique», à l’aube ou au crépuscule, quand la lumière est belle et mystérieuse : Les Moissons du ciel est une splendeur plastique, un poème cinématographique très visuel qui raconterait une histoire par l’image plutôt que par les mots.
A sa sortie, les critiques sont bonnes mais le grand public y reste peu sensible. C’est un succès d’estime en France, un échec commercial aux Etats-Unis. Déjà silencieux dans les médias, Terrence Malick entrera ensuite dans une retraite cinématographique de vingt ans.
Cette recherche d’une réalité qui dépasse l’homme marque également La Ligne rouge (1999) et Le Nouveau Monde (2006) et définit le style Malick : mix de rumination philosophique, de bouffées élégiaques, d’aspiration panthéiste et de trip planant.
Les Inrockuptibles

une seule séance: le dimanche 13 mars à 20h00

nos partenaires:

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La tentation de Potosi Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

La tentation de Potosi

rencontre avec le réaliateur

février 2011

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

La tentation de Potosi

La tentation de Potosi

de Philippe Crnogorac
Documentaire français de 66 mn

Synopsis: Qui est Manuel Morales ? Qu'est devenu ce mineur bolivien qui aurait donné son âme au diable en échange de la richesse ?

"Il cherchait un homme, il a trouvé le diable..."

Fasciné par l'idée de rencontrer un homme ayant approché le diable, le narrateur du film entreprend le voyage à Potosi, dans les Andes, pour retrouver la trace de cet homme et percer le mystère de son pacte. Il questionne, il enquête, au risque de se perdre dans les méandres de l'univers baroque de ses interlocuteurs. Ses rencontres l'entraînent d'églises en bordels, de beuveries en cimetières… jusqu'aux tréfonds d'une montagne sacrée où, à la lumière vacillante de leurs torches, des hommes traquent le bon filon. La frontière entre le réel et l'imaginaire devient de moins en moins visible. Racontée comme un voyage initiatique, la quête du narrateur se dérobe peu à peu pour prendre un tour inattendu.

Mais qui tire vraiment les ficelles de cette histoire ?

Philippe Crnogorac fera une présentation de son film et répondra aux questions des spectateurs aprés la séance
il sera accompagné de Claudia Mendez une spectatrice assidue du cinéma de Chauvigny qui à contribué à l'écriture du récit de ce film avec Philippe Crnogorac

une seule séance: le vendredi 11 février à 20h30

Interview de Philippe Crnogorac (extraits)

• Quel est l'élément qui a déclenché votre désir de faire ce film ?
Potosi est un fantastique décor de cinéma. Je l'ai découvert il y a plus de 10 ans. J'avais été fasciné par ce lieu, en pleine cordillère, à plus de 4000 mètres d'altitude. Un lieu qu'on croirait inventé par un romancier fou tant l'histoire de cette ville est sidérante. Richissime, violente, décadente… puis abandonnée, Potosi est un lieu de mémoire de notre civilisation, de notre passé de conquérants, de l'origine de notre argent. Elle est un peu l'arrière-cuisine de nos sociétés modernes et monétaires.
Alors, quand Pascale m'a raconté l'histoire de cet homme, qui, pour devenir riche, aurait passé un pacte avec le diable avant de disparaître, j'ai immédiatement été assailli par des images. J'ai vu de la terre, des paysages, du vent, et surtout des visages, des visages de cinéma, abîmés, avec des regards inquiétants. De ceux qui ont vu le diable… et une intrigue universelle, archaïque, d'un pacte tabou, qui nous parle de nos peurs et de nos désirs, de notre histoire religieuse, dans l'obscurité inquiétante de la mine.
Ce sont ces images fortes que j'avais aperçues à Potosi et que je n'avais jamais oubliées ni revues ailleurs, qui m'ont données envie de faire ce film.

retrouvez l'interview compléte sur http://www.latentationdepotosi-lefilm.fr
et une annonce sonore du film "La tentation de Potosi"

 


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