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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
octobre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Hombre
de Martin Ritt
Avec: Paul Newman, Fredric March, Richard Boone
Synopsis: Un indien métis, policier dans sa réserve, revient parmi les blancs. Il prend une diligence
qui se fait attaquer par des bandits. Très vite, il va devoir s’occuper des passagers et de leurs survies...
« Une force dramatique époustouflante » Critikat
Au début des années 1950, le western ose enfin s’attaquer à la question du génocide indien et de
la responsabilité des pionniers dans celui-ci. Delmer Daves, Anthony Mann, Arthur Penn et même
John Ford (dans son bouleversant Les Cheyennes) s’attaquent aux fondements du mythe américain
et mettent en lumière une culpabilité impossible à exorciser. Martin Ritt, réalisateur éminemment
politique, décide d’adapter le roman éponyme d’Elmore Leonard et livre un brûlot sec et impitoyable,
d’une force dramatique époustouflante. Le film sera l’un des derniers dans son genre car la décennie
suivante et les événements de mai 1968 laisseront cours à une réinterprétation moins rigoureuse des
faits historiques pour enfoncer définitivement le clou de la culpabilité.
C’est à travers le voyage des passagers de la diligence qui va prendre l’allure d’une épopée que Martin
Ritt va nourrir un discours politique mettant les WASP (White Anglo-Saxons Protestants) face à leurs
contradictions morales et leur entière responsabilité dans l’asservissement des minorités. Porteur de
cette conscience politique, le personnage joué par Newman aurait pourtant la possibilité de quitter le
camp des opprimés puisque son physique le protège de toute discrimination. Et c’est bien là, étonnamment,
que le film trouve sa force. Alors qu’on aurait pu craindre que l’absence des Indiens ne limite
la légitimité d’un tel projet, le réalisateur va finalement bien plus loin que la dénonciation attendue.
Les codes du western que Martin Ritt maîtrise à la perfection sont rapidement
déjoués puisque le mal ne viendra finalement pas de celui qu’on
avait identifié comme ennemi commun (l’Indien) mais bien d’autres WASP
qui ont tendu une embuscade à ce petit groupe. Chacun des personnages,
confrontés à un point-limite de son existence (survivre ou mourir), va finalement
révéler sa véritable nature (les premières scènes du film révélaient déjà
une dureté et un individualisme évidents dans les rapports humains).
La scène finale est un modèle de climax tant la tension est maintenue à un
niveau maximal pendant de très longues minutes, Martin Ritt jouant sur l’étirement
d’une scène dont on ne voit jamais quelle pourrait en être l’issue.
Clément Graminiès - Critikat
Hombre est l’adaptation d’un roman éponyme d’Elmore Leonard dont plusieurs écrits ont été
portés à l’écran; qu’il s’agisse de westerns (3 heures 10 pour Yuma, L’Homme de l’Arizona) ou de polar
(Jackie Brown, Hors d’atteinte...).
une seule séance: le dimanche 9 octobre à 20h00
nos partenaires:
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patrimoine septembre 2011 |
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
septembre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny propose:
Le film-patrimoine du mois
La classe ouvrière va au paradis
de Elio Petri
Avec: Gian Maria Volonte, Mariangela Melato, Salvo Randone
Jocelyn Manchec, critique de cinéma, présentera le film et répondra aux questions du public à l'issue de la projection
Synopsis: Lulù Massa, véritable stakhanoviste du travail, est un ouvrier modèle dans son usine.
Les autres travailleurs ne voient pas d’un bon oeil les cadences infernales, et il est détesté de ses
collègues dont il méprise les revendications sur les conditions de travail. Bercé par les rêves de la
société de consommation, Lulù réalise parfois la vanité de la vie qu’il s’impose. Alors qu’il se coupe
un doigt accidentellement, les autres ouvriers, par solidarité, se mettent en grève. Cet événement
provoque en lui une profonde remise en question...
« Mon but est de semer non des certitudes mais des doutes » Elio Petri
Petri prend comme héros un ouvrier moyen, non un militant. C’est-à-dire celui
représentatif, à ses yeux, de la majorité des individus dans les états capitalistes
évolués, individu totalement conditionné par la société de consommation dans
son travail comme dans ses loisirs. Pris entre un métier qui le robotise et des
divertissements standardisés, il ne peut jamais jouir du recul qui lui serait nécessaire
pour analyser sa situation. Ignorant des rouages dans lesquels il est pris, et plus
encore des mécanismes qui assurent leur fonctionnement, il se contente de subir,
de courir après un bonheur utopique et de se défouler de temps à autre par des
réactions purement affectives à des événements ponctuels. Comment intervenir
sur cet ouvrier ? Comment l’aider ? C’est à ces questions que le réalisateur tente
de répondre en coinçant Lulù entre l’aliénation, le gauchisme et le syndicalisme.
La réponse semble passer nécessairement pour Pétri par la prise de conscience
individuelle. L’amélioration immédiate, même partielle, de la condition du
travailleur est indispensable si l’on veut qu’il puisse, enfin, réfléchir.
“Les ouvriers sont les premières victimes du travail à la chaîne, mais je crois que quiconque travaille
en système capitaliste, basé sur la productivité, souffre des mêmes déchirements et aliénations ; même
les intellectuels et les petit-bourgeois, heureux de leurs privilèges étriqués, ne se rendent pas compte
de leur situation.” Elio Petri
Elio Petri (1929-1982) est l’un des rares cinéastes italiens issus de la classe ouvrière. Journaliste et
critique dans des publications communistes (l’Unità, Città aperta), Petri quitte le parti en 1956 lors
du soulèvement en Hongrie, mais reste préoccupé par les questions sociales et politiques qu’il affinera
au contact du réalisateur de Riz amer, Giuseppe De Santis, dont il fut l’assistant et le coscénariste
entre 1953 et 1960. Elio Pietri reçut le Grand Prix du Festival de Cannes en 1970 pour Enquête sur
un Citoyen au-dessus de tout soupçon..
une seule séance: le dimanche 18 septembre à 20h00
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
juin 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Le guépard
de Luchino Visconti
Avec: Claudia Cardinale, Burt Lancaster, Alain Delon, Pierre Clémenti, Giuliano Gemma, Terence Hill, Ottavia Piccolo, Serge Reggiani
Synopsis: En 1860, tandis que la Sicile est submergée par les bouleversements de Garibaldi et de ses Chemises Rouges, le prince Salina se rend avec toute sa famille dans sa résidence de Donnafugata. Prévoyant le déclin de l’aristocratie, il accepte une mésalliance et marie son neveu Tancredi à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante...
« Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nousremplaceront seront les chacals, les hyènes » Prince Salina
Qu’ils étaient beaux ! Leur grâce indivise est intacte. A Burt Lancaster, prince Salina, la minéralité mâle et féline ; à Delon, son neveu Tancredi, la splendeur inconsciente, fringante, virevoltante, féminine de l’antilope ; à Claudia Cardinale, Angelica la fille du parvenu Don Calogero, la sensualité suffocante du point d’eau. Aucun des trois ne va sans les deux autres.
Comment peut-on supporter tant de beauté cinématographique pendant 3 heures! Tout dans la forme : de multiples plans comme autant de toiles de maître ; des paysages jaunes, oranges, ocres d’un dépouillement qui
frôle l’ascèse ; des costumes, ceux du bal en particulier, à faire pâlir tous les carnavals de Venise ; et l’éclatante Claudia Cardinale qui débarque passée la première heure pour injecter de la passion, de la beauté, de la vie dans ce monde moribond -le premier gros plan de Claudia qui se mord les lèvres... anthologique. Au beau milieu d’une époque marquée par l’émancipation des colonies, la montée de la démocratie et la multiplication des partis de gauche, il a eu du culot ce Visconti, ancien aristocrate converti au communisme, de traduire en film le roman de Lampedusa tout à la gloire de l’aristocratie sicilienne. Beaucoup ne lui ont pas pardonné de nous avoir, pendant trois heures, plongé dans la grandeur et les misères de l’aristocratie en réussissant le tour de force de rendre le personnage du Prince Salina, le plus attachant de tous. Bon, d’accord, Angelica (Claudia Cardinale) est terriblement attachante aussi...
Le comble de la mauvaise foi ? Jacques Rivette des Cahiers du Cinéma en août 63 classe le film dans
la catégorie à voir à la rigueur. Position idéologique ? La perfection au cinéma ? La séquence du bal tournée au palais de Gangi à Palerme. La vie, l’amour,
la mort en 50 minutes. 1001films.org
une seule séance: le dimanche 12 juin à 20h00
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Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
mai 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois présenté par le critique de cinéma Jocelyn Manchec
Le grand amour
de Pierre Etaix
Avec: Pierre Etaix, Annie Fratellini, Nicole Calfan
Synopsis: Pierre est marié avec Florence. Tout va bien dans son couple et son travail. Directeur dans
l’usine de son beau-père il passe ses journées à signer des chèques et ses soirées à regarder la télé ou chez
ses beaux-parents. Les années passent, monotones, et quand arrive une nouvelle et jeune secrétaire, il en
tombe amoureux, et se met à rêver...
« La seule récompense, c’est le rire du public » Pierre Etaix
Pierre Etaix, en tant que rare héritier du slapstick du burlesque américain (slapstick :
succession de gags), a pris comme point de départ de son projet une pièce de Feydeau,
qui selon lui « a fait dans le théâtre une chose propre au slapstick : il a bâti toutes ses
pièces avec des effets de gags. Feydeau fut le seul à glorifier la comédie boulevardière et
le slapstick. L’idée c’était de prendre le sujet le plus bateau et de le traiter en slapstick…
Pour Le Grand Amour j’ai pris un sujet de vaudeville mais traité de manière radicalement
contraire ».
Pendant plus de vingt ans, et à la suite d’imbroglios juridiques, Pierre Etaix et Jean-Claude
Carrière, ami et collaborateur de toujours du cinéaste, se sont vus interdire l’exploitation
des cinq films qu’ils ont coécrits, à savoir
Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand
Amour et Pays de cocagne. Héros d’une proscription
d’une rare ampleur pour un cinéaste en France, la
ténacité du combat de Pierre Etaix a été secondée
par une intervention salutaire du Festival de Cannes
en 2007 où a été projeté « illégalement » Yoyo, ainsi
que par les 60.000 pétitionnaires de son comité de
soutien. En 2010, Cannes fut à nouveau l’occasion
d’offrir une nouvelle médiatisation au cinéaste, désormais maître
de l’exploitation de ses films.
Lorsque Le Grand Amour ressort sur grand écran 40 ans après sa
réalisation, Pierre Etaix est aussi tendu qu’au premier jour : « Je ne me pose qu’une question, est-ce que le
public va s’amuser ? Est-ce que ce que j’ai aimé faire et ce qui m’a fait rire, va plaire ? Je n’ai fait ce métier
que pour ça, pour avoir une relation particulière au public, pour émouvoir les spectateurs. Cannes,
c’est une image qui glorifie les films de manière éphémère. Et la gloire, les médailles, je m’en fous ! Si, à
l’issue de la projection, les gens viennent me voir avec le sourire, là, je serai heureux. Mais je ne suis pas
passéiste. Ce qui m’intéresse, c’est demain ». Et de conclure d’un ton résolument optimiste : « Là, par
exemple, j’ai un projet de film comique en image 3D, avec un sujet qui se prêterait complètement au
format ». On ne le change pas Pierre Etaix… propos recueillis par Télérama
A l'issue de la projection Jocelyn Manchec commentera le film et échangera avec le public.
une seule séance: le dimanche 8 mai à 20h00
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
avril 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Brigadoon
de Vincente Minnelli
Avec: Gene Kelly, Van Johnson, Cyd Charisse
Synopsis: Jeff Douglas, homme désabusé et Tommy Albright, idéaliste, découvrent au cours d’un voyage
dans les Highlands d’Ecosse un village fantastique qui surgit tous les cent ans. Tandis que Jeff décide de
rester dans Brigadoon, Tommy, bien qu’amoureux de Fiona, quitte le village. De retour à New York, il
s’aperçoit de son erreur...
« Quand on aime profondément quelqu’un,
tout est possible, même les miracles » Tommy
Les coutumes ancestrales sont vivaces, les jeunes filles et les sentiments sont d’une pureté absolue.
Et surtout, on y chante et on y danse en toutes occasions. Si les personnages sont égarés dans des
contrées mystérieuses, le spectateur, lui, est en terrain plus que balisé.
Nous sommes chez Minnelli, qui retrouve pour la seconde fois Cyd
Charisse. Les scènes musicales alternent entre le ballet gai et bigarré des
gentils villageois, et les séquences intimistes, propices aux déclarations
amoureuses. Le tournage, initialement prévu en Écosse, dut finalement
se dérouler en studios ce qui mécontenta fortement G.Kelly (“tout le
plaisir du tournage disparut”) mais arrangea visiblement Minnelli
(“on créa un immense décor qui pouvait restituer le moindre aspect
du paysage selon chaque angle de caméra. L’éclairage des intérieurs
suggérait les peintures flamandes”). Et effectivement, la fluidité de la
caméra qui se colle aux personnages, pour s’en éloigner radicalement
l’instant d’après, montre bien que le cinéaste peut se livrer à la débauche de
mouvements d’appareil très élaborés qu’il affectionne. - Critikat.com -
Grand admirateur des peintres surréalistes, Vincente Minnelli s’est inspiré de leurs
idées sur le bonheur qui naît d’un certain regard teinté de folie qu’il suffit de poser
sur les choses. Brigadoon n’est pas qu’un joli petit village niché au creux d’une
colline de bruyère. C’est l’incarnation même de l’imaginaire : érigées contre la
morosité, les frontières délimitent un espace où tous les voeux se réalisent, où seule
la joie a droit de cité. Dix ans plus tard, Jacques Demy rendra hommage à ce chef-
d’oeuvre onirique en offrant à Gene Kelly un nouveau voyage au pays de la félicité,
avec Les Demoiselles de Rochefort. - Télérama -
“Beautiful Legs” : Cyd Charisse devint célèbre en 1952 suite à son admirable apparition
dans une scène de Chantons sous la pluie de Gene Kelly et Stanley Donen. Sa robe blanche dans la séquence
onirique, sa coiffure à la Louise Brooks et sa beauté la rendront inoubliable malgré l’apparition somme toute
assez courte qu’elle y fait et l’anonymat de son personnage dans le scénario. Vincente Minnelli la dirigea
également dans Tous en scène (1953), où, consécration suprême, elle partagea la vedette avec Fred Astaire.
une seule séance: le dimanche 17 avril à 20h00
nos partenaires:
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Redécouvrez les films de Pierre Etaix |
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Redécouvrez les films de Pierre Etaix
mars 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Tant qu'on a la santé
de Pierre Etaix
Avec: Pierre Etaix, Denise Péronne, Simone Fonder, Sabine Sun, Véra Valmont, Francoise Occipinti, Claude Massot
Synopsis: Dans un appartement moderne, Pierre attend la visite de la femme qu'il aime mais les marteaux piqueurs d'un chantier voisin ont ébranlé l'immeuble et les bibelots dansent la sarabande, si bien que le portrait de la douce fiancée tombe dans la corbeille à papier au moment où celle-ci survient. La rupture est immédiate et, tout à son chagrin, Pierre se rend chez un médecin, lui-même traumatisé par le rythme de la vie actuelle...
“Deux fois dans ma vie, j’ai compris ce qu’était le génie : la première fois en regardant la définition dans le dictionnaire, et la seconde fois, en rencontrant Pierre Étaix.” Jerry Lewis
Pendant plus de vingt ans, et à la suite d’imbroglios juridiques, Pierre Etaix et Jean-Claude
Carrière, ami et collaborateur de toujours du cinéaste, se sont vus interdire l’exploitation
des cinq films qu’ils ont coécrits, à savoir
Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand
Amour et Pays de cocagne. Héros d’une proscription
d’une rare ampleur pour un cinéaste en France, la
ténacité du combat de Pierre Etaix a été secondée
par une intervention salutaire du Festival de Cannes
en 2007 où a été projeté « illégalement » Yoyo, ainsi
que par les 60.000 pétitionnaires de son comité de
soutien. En 2010, Cannes fut à nouveau l’occasion
d’offrir une nouvelle médiatisation au cinéaste, désormais maître
de l’exploitation de ses films.
Graphiste, clown et gagman, Pierre Etaix a traversé le siècle avec autant de rigueur que de discrétion. Le cinéma français lui doit les effets comiques du célèbre 'Mon Oncle' de Jacques Tati. Dès son plus jeune âge le petit Pierre dessine avec talent. Dans ses croquis, il y a beaucoup d'imagination, ce que remarque Lotte, un peintre cubiste ami de la famille qui le pousse à progresser et à ne jamais rester cantonné à l'imitation et lui enseigne les bases du dessins : perspectives, anatomie, ombre et lumière... Mais Pierre Etaix ne résiste pas à l'appel de la comédie et fait ses armes dans les music-hall avec des numéros comiques. Il garde de cette période un goût particulier pour cet art qui rapproche l'artiste du public. En 1958, c'est la rencontre avec Jacques Tati qui lui permet de tourner ses deux premiers films comiques. Suivent ensuite 'Yoyo' et 'Le Soupirant', dans la perspective de 'Monsieur Hulot', films bien accueillis. Pierre Etaix défend le cinéma comique français à travers ses films : 'Tant qu'on a la santé', 'Le Grand amour 'et 'Pays de cocagne' entre 1966 et 1971, films à l'humour marqué par Buster Keaton et Harold Lyold qu'il admire.
une seule séance: le dimanche 27 mars à 20h00
nos partenaires:
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CINEDANSE en partenariat avec la compagnie Alice de Lux
les 17 et 18 mars 2011
au Cinéma REX - Chauvigny
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soirée Cinédanse
le 17 mars à 20h30
Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch
sujet: En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle Kontakthof, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de 14 à 18 ans qui ne sont jamais montés sur scène et n'ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire...
Claire servant Chorégraphe de la compagnie alicedelux.fr présentera le film aux danseurs de l’atelier des 12 heures, des lycéens du Lycée de Camille Guérin et au public présent. Elle conduira un échange débat avec le public aprés le film.
séance ouverte au public tarif 4,5€
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Cinédanse enfants
Billy Elliot
Claire servant présentera le film aux enfants des écoles lors de séances dédiées aux écoles primaires de Chauvigny
sujet: En 1984, Billy, onze ans, vit dans le Nord-Est de l'Angleterre avec son père et son frère aîné, qui participent aux grèves paralysant les exploitations minières de la région. Il souffre de la mort récente de sa mère et son père l'oblige à pratiquer la boxe. Un jour, il découvre que le gymnase de l'entraînement est partagé avec un cours de danse pour fillettes en tutu. C'est une révélation pour lui : il observe la gestuelle des danseuses, les imite et découvre sa vocation. Comme il s'intègre au groupe, Billy veut devenir danseur, contre l'avis de son père et surtout de son frère.
séances résevées aux écoles le 17 mars à 14h15 et le 18 mars à 9h30
Plus d'infos sur : alicedelux.fr
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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
mars 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Les Moissons du ciel
de Terrence Malick
Avec: Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard prix de la mise en scène au festival de Canne Oscar de la meilleure photographie
Synopsis: En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa soeur Linda quittent
Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l’opportunité de sortir de la misère, Bill pousse
Abby à céder aux avances d’un riche fermier, qu’ils savent atteint d’une maladie incurable. Mais Abby
tombe amoureuse du fermier...
« Il m’a dit que toute la terre allait prendre feu » Linda
En 1978, Terrence Malick est un cinéaste culte alors qu’il n’a réalisé qu’un seul long métrage,
Badlands (1974), l’un des plus beaux et marquants qui soient, à ranger à côté des nouveaux classiques de
son temps que furent Mean Streets ou Délivrance...
Les Moissons du ciel met aux prises deux hommes et une femme, nouant classique
trio amoureux et différences de classes sociales, dans le contexte rural et agricole
de la fin du XIXe siècle, quand le Far West finissant laissait progressivement la
place à la civilisation industrielle.
Sur ce projet, les deux collaborateurs de Malick les plus importants sont sans
doute les chefs opérateurs, Nestor Almendros et son assistant Haskell Wexler.
Au moment d’être engagé par Malick, Almendros est le directeur photo de
la Nouvelle Vague et des films de Truffaut, Rohmer, Eustache, Pialat… Cette
collaboration Malick-Almendros symbolisait la circulation féconde qui existait
à l’époque entre cinémas européen et américain et l’influence de la Nouvelle
Vague sur le nouvel Hollywood.
Seuls, aujourd’hui, un Tarantino ou un Jarmusch perpétuent
ce mélange entre les continents et les cinémas.
Choix visuel important, Malick filme la majorité des scènes
pendant «l’heure magique», à l’aube ou au crépuscule, quand
la lumière est belle et mystérieuse : Les Moissons du ciel est
une splendeur plastique, un poème cinématographique très
visuel qui raconterait une histoire par l’image plutôt que par
les mots.
A sa sortie, les critiques sont bonnes mais le grand public
y reste peu sensible. C’est un succès d’estime en France, un
échec commercial aux Etats-Unis. Déjà silencieux dans les
médias, Terrence Malick entrera ensuite dans une retraite cinématographique de vingt ans.
Cette recherche d’une réalité qui dépasse l’homme marque également La Ligne rouge (1999) et
Le Nouveau Monde (2006) et définit le style Malick : mix de rumination philosophique, de bouffées
élégiaques, d’aspiration panthéiste et de trip planant. Les Inrockuptibles
une seule séance: le dimanche 13 mars à 20h00
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La tentation de Potosi
rencontre avec le réaliateur
février 2011
le Cinéma REX de Chauvigny présente:
La tentation de Potosi
de Philippe Crnogorac Documentaire français de 66 mn
Synopsis: Qui est Manuel Morales ? Qu'est devenu ce mineur bolivien qui aurait donné son âme au diable en échange de la richesse ?
"Il cherchait un homme, il a trouvé le diable..."
Fasciné par l'idée de rencontrer un homme ayant approché le diable, le narrateur du film entreprend le voyage à Potosi, dans les Andes, pour retrouver la trace de cet homme et percer le mystère de son pacte. Il questionne, il enquête, au risque de se perdre dans les méandres de l'univers baroque de ses interlocuteurs. Ses rencontres l'entraînent
d'églises en bordels, de beuveries en cimetières… jusqu'aux tréfonds d'une montagne sacrée où, à la lumière vacillante de leurs torches, des hommes traquent le bon filon.
La frontière entre le réel et l'imaginaire devient de moins en moins visible.
Racontée comme un voyage initiatique, la quête du narrateur se dérobe peu à peu pour prendre un tour inattendu.
Mais qui tire vraiment les ficelles de cette histoire ?
Philippe Crnogorac fera une présentation de son film et répondra aux questions des spectateurs aprés la séance il sera accompagné de Claudia Mendez une spectatrice assidue du cinéma de Chauvigny qui à contribué à l'écriture du récit de ce film avec Philippe Crnogorac
une seule séance: le vendredi 11 février à 20h30
Interview de Philippe Crnogorac (extraits)
• Quel est l'élément qui a déclenché votre désir de faire ce film ? Potosi est un fantastique décor de cinéma. Je l'ai découvert il y a plus de 10 ans. J'avais été fasciné par ce lieu, en pleine cordillère, à plus de 4000 mètres d'altitude. Un lieu qu'on croirait inventé par un romancier fou tant l'histoire de cette ville est sidérante. Richissime, violente, décadente… puis abandonnée, Potosi est un lieu de mémoire de notre civilisation, de notre passé de conquérants, de l'origine de notre argent. Elle est un peu l'arrière-cuisine de nos sociétés modernes et monétaires.
Alors, quand Pascale m'a raconté l'histoire de cet homme, qui, pour devenir riche, aurait passé un pacte avec le diable avant de disparaître, j'ai immédiatement été assailli par des images. J'ai vu de la terre, des paysages, du vent, et surtout des visages, des visages de cinéma, abîmés, avec des regards inquiétants. De ceux qui ont vu le diable… et une intrigue universelle, archaïque, d'un pacte tabou, qui nous parle de nos peurs et de nos désirs, de notre histoire religieuse, dans l'obscurité inquiétante de la mine.
Ce sont ces images fortes que j'avais aperçues à Potosi et que je n'avais jamais oubliées ni revues ailleurs, qui m'ont données envie de faire ce film.
retrouvez l'interview compléte sur http://www.latentationdepotosi-lefilm.fr et une annonce sonore du film "La tentation de Potosi" |
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Résultat des jeux |
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Les gagnants des 3 derniers jeux terminés:
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Jeu N° 120
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Jeu N° 119
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Jeu N° 118
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