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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
mai 2010
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
The Molly Maguires
de Martin Ritt
Avec: Sean Connery, Richard Harris, Samantha Eggar d’après l’oeuvre de Arthur H. Lewis
Synopsis: En 1876, dans les mines de charbon de Pennsylvanie, des mineurs sont sans défense, exploités
de façon éhontée pour les besoins de l’industrie en plein essor. Une seule consolation dans leur misère,
les exploits des «Molly Maguires», société secrète qui venge les injustices faites aux ouvriers. La police
décide alors d’infiltrer cette organisation et envoie sur place un détective...
un policier : -“Ce gang est fou. Leur grève a échoué, et ils pensent gagner avec des armes.”
McParlan :-“Ils ne sont pas fous. Ils sont Irlandais.”
Ce drame social inspiré d’une histoire vraie (après un procès bâclé, Jack Kehoe fut pendu en 1877 avec 19
de ses camarades mais réhabilités comme “martyrs de la cause des travailleurs” par l’état de Pennsylvanie
en 1978), magnifiquement photographié et mis en scène avec le talent et la sobriété propres au réalisateur
américain, décrit de façon très crédible le quotidien d’une communauté minière à la fin du 19ème siècle,
tout en livrant une réflexion désabusée sur la condition des individus dans la société. Parmi les plus
beaux rôles de Sean Connery et Richard Harris, tous deux magistraux. Avec L’Espion qui venait du froid,
probablement le meilleur film de Martin Ritt. - Citizenpoulpe.com
Jeune universitaire, Martin Ritt, très marqué par les injustices sociales qui minent l’Amérique
de la crise de 1929, commence à travailler pour des troupes de théâtre engagées politiquement.
Cet engagement marque ses films et sa carrière rocambolesque pour les studios. Il est ainsi le seul
acteur blanc dans une adaptation théâtrale de Porgy & Bess. Après avoir servi dans l’US Air Force, il
tente d’entrer à Hollywood. Black-listé pour ses sympathies communistes et donc indésirable sur les
écrans (petits ou grands) il se réfugie à nouveau au théâtre et enseigne à l’Actor’s Studio. Une fois
la “chasse aux sorcières” oubliée, Ritt effectue des débuts laborieux. Son premier film, L’Homme
qui tua la peur (1957), empreint d’un humanisme profond, est un demi-échec malgré l’estime dont
il bénéficie dans la critique. Ce n’est qu’au début des années 60 que son cinéma tragique et social
s’affirme, notamment grâce à la rencontre de son acteur fétiche Paul Newman avec lequel il tourne
trois de ses meilleures productions : Le Plus sauvage d’entre tous (1963), L’Outrage (1964) et Hombre
(1967). Succès commerciaux et critiques s’enchaînant, Ritt poursuit une voie plus personnelle,
proche des préoccupations sociales qui l’agitent. Il réalise ainsi des films marqués par sa colère
contre les injustices comme The Molly Maguires, Norma Rae (1979) mais qui ne connaissent pas le
même succès. Suivent des oeuvres plus ludiques (Le Prête-nom, Cinglée) qui illustrent le talent protéïforme
de cet auteur. Jusqu’à Stanley & Iris qu’il termine quelques semaines avant sa mort en 1990.
une seule séance: le dimanche 9 mai à 20h00
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