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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
octobre 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Hombre
de Martin Ritt
Avec: Paul Newman, Fredric March, Richard Boone
Synopsis: Un indien métis, policier dans sa réserve, revient parmi les blancs. Il prend une diligence
qui se fait attaquer par des bandits. Très vite, il va devoir s’occuper des passagers et de leurs survies...
« Une force dramatique époustouflante » Critikat
Au début des années 1950, le western ose enfin s’attaquer à la question du génocide indien et de
la responsabilité des pionniers dans celui-ci. Delmer Daves, Anthony Mann, Arthur Penn et même
John Ford (dans son bouleversant Les Cheyennes) s’attaquent aux fondements du mythe américain
et mettent en lumière une culpabilité impossible à exorciser. Martin Ritt, réalisateur éminemment
politique, décide d’adapter le roman éponyme d’Elmore Leonard et livre un brûlot sec et impitoyable,
d’une force dramatique époustouflante. Le film sera l’un des derniers dans son genre car la décennie
suivante et les événements de mai 1968 laisseront cours à une réinterprétation moins rigoureuse des
faits historiques pour enfoncer définitivement le clou de la culpabilité.
C’est à travers le voyage des passagers de la diligence qui va prendre l’allure d’une épopée que Martin
Ritt va nourrir un discours politique mettant les WASP (White Anglo-Saxons Protestants) face à leurs
contradictions morales et leur entière responsabilité dans l’asservissement des minorités. Porteur de
cette conscience politique, le personnage joué par Newman aurait pourtant la possibilité de quitter le
camp des opprimés puisque son physique le protège de toute discrimination. Et c’est bien là, étonnamment,
que le film trouve sa force. Alors qu’on aurait pu craindre que l’absence des Indiens ne limite
la légitimité d’un tel projet, le réalisateur va finalement bien plus loin que la dénonciation attendue.
Les codes du western que Martin Ritt maîtrise à la perfection sont rapidement
déjoués puisque le mal ne viendra finalement pas de celui qu’on
avait identifié comme ennemi commun (l’Indien) mais bien d’autres WASP
qui ont tendu une embuscade à ce petit groupe. Chacun des personnages,
confrontés à un point-limite de son existence (survivre ou mourir), va finalement
révéler sa véritable nature (les premières scènes du film révélaient déjà
une dureté et un individualisme évidents dans les rapports humains).
La scène finale est un modèle de climax tant la tension est maintenue à un
niveau maximal pendant de très longues minutes, Martin Ritt jouant sur l’étirement
d’une scène dont on ne voit jamais quelle pourrait en être l’issue.
Clément Graminiès - Critikat
Hombre est l’adaptation d’un roman éponyme d’Elmore Leonard dont plusieurs écrits ont été
portés à l’écran; qu’il s’agisse de westerns (3 heures 10 pour Yuma, L’Homme de l’Arizona) ou de polar
(Jackie Brown, Hors d’atteinte...).
une seule séance: le dimanche 9 octobre à 20h00
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