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Ciné-débat

Hannah Arendt

juin 2013

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Hannah Arendt

Hannah Arendt

Un film de Margarethe Von Trotta

film allemand, français - 2013 - Biopic Drame - 1h53 mn

Festival International du Film d'Histoire - Pessac 2012 (édition n°23)
- Prix du jury officiel: Margarethe Von Trotta
- Prix du jury étudiant: Margarethe Von Trotta
- Prix du public: Margarethe Von Trotta

Synopsis: 1961 La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.

Habituellement, les films font d’un procès un événement dramatique voire paroxystique du scénario. En choisissant la période du procès d’Adolf Eichmann comme pilier de son film sur Hannah Arendt, Margarethe Von Trotta aurait pu nous faire suivre les débats au sein du tribunal, qui, finalement, prennent peu de place dans le long métrage. La réalisatrice allemande a préféré être fidèle à son personnage, en la plaçant au centre de l’intrigue, en dévoilant son quotidien, intimement, pour finalement la placer en pleine lumière dans un amphithéâtre. Ce n’est pas le procès Eichmann qui est l’enjeu du film, même s’il en est déclencheur, mais bien le procès intenté aux articles de la philosophe sur le procès Eichmann. Aussi, la cinéaste opte pour un final où Hannah Arendt se défend face à ses élèves et ses confrères.
Ce n’est pas simplement une leçon de théorie politique qu’elle assène. C’est une véritable plaidoirie pour justifier ses écrits dans le New Yorker, pour expliquer son processus de réflexion. Ce long monologue, filmé comme s’il avait lieu dans un tribunal, est un hymne à la pensée. En avocate de sa propre cause, Hannah Arendt sait qu’elle ne convaincra pas ses collègues mais cherche à persuader la future élite du pays. En trois temps Von Trotta montre tour à tour des élèves conquis, des professeurs méprisants et Arendt, seule. Elle est sans doute moins isolée, mais elle est blessée.
Le film souligne qu’elle a eu le courage de rompre avec son Maître, Heidegger, avec son pays, l’Allemagne, qu’elle est parvenue à mettre de la distance avec Israël. « Je n’aime que mes amis » dit-elle à un moment donné. Mais Arendt constate aussi, avec le scandale que ses écrits provoquent, qu’elle a peu d’amis. Margarethe Von Trotta accentue le contraste entre la philosophe, luttant contre ses émotions, posée, libre, et des amis ou collègues, qui sont eux en proie à leurs passions et dépendants de leur passé.
C’est une dialectique intéressante et enrichissante qui nous est alors proposée. Le procès d’Adolf Eichmann tout d’abord permet à Arendt de concevoir sa théorie de la banalité du mal, où par absence d’idéologie, des hommes ordinaires vont devenir complices d’un des pires systèmes totalitaires de l’Histoire. Privés de pensée, sans motifs particuliers, ils sont prisonniers du système pour lequel ils travaillent. Ce schéma est transposable encore actuellement, et pas uniquement dans le monde politique.
De la même manière, la deuxième partie du film va démontrer que ses amis, en Israël ou à l’Université, sont prisonniers d’autres schémas, annihilant toutes formes de réflexions « neutres » ou au moins « distantes ». Chacun est « piégé » par ses dogmes : Israël se construit alors dans la douleur, et les différents procès contre les Nazis, Nuremberg en tête, sont là pour évacuer le mal et révéler les horreurs du IIIe Reich. Dans tous les cas, au début des années 60, il n’est pas concevable d’atténuer les monstruosités d’un homme, un SS, en le déresponsabilisant partiellement sous prétexte qu’il n’obéissait qu’à un système.
En voulant réfléchir aux racines du « Mal », Arendt a provoqué ses amis, qu’ils soient Juifs ou intellectuels, en les confrontant à une vérité : leur pensée est subjective tant qu’ils ne se débarrassent pas de leurs idéologies formatées, imposées par leur époque.
Car il n’y a pas d’ambivalence sur son discours : elle explique bien que le pire mal est celui qui est accompli par des individus incapables de penser sans « motifs » réels. La monstruosité se double d’une forme d’immoralité. L’Histoire lui donnera raison tant Arendt est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes intellectuelles du XXème siècle. La philosophe, et le film insiste avec justesse sur ce point, souhaitait éclairer notre monde sur le chaos « moral » qui y régnait et qui y règne toujours ; elle voulait propager son goût pour le libre arbitre. C’est ce qu’elle fait passer comme message à ses élèves, qui ne sont pas encore enfermés dans des théories et des doctrines.
Margarethe Von Trotta fait l’éloge d’une femme dont l’indépendance (intellectuelle) prime par dessus tout, comme s’il s’agissait du seul moyen de résister au totalitarisme et à la banalité du mal. A ce titre Arendt est l’exact opposé d’un Eichmann ou plus généralement d’une pensée unique. La réalisatrice souligne par la même occasion le coût affectif et le sacrifice humain que représente cette indépendance.

Vincy Thomas, février 2013

la projection sera suive d'un débat animé par :

- Monsieur Souchaud enseignant en classe préparatoire
il pourra répondre aux questions du public et préciser la position d’Hannah Arendt sur le totalitarisme et la Shoah.

Le vendredi 7 juin 2013 à 20h30

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