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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine


Dimanche 1 juin 2014

Le Cinéma REX de Chauvigny vous propose:

La Bête humaine

Le film-patrimoine du mois

La Bête humaine

de Jean Renoir

France / drame / 1938 / 1h40
Scénario : Jean Renoir d’après le roman d’Emile Zola
Photographie : Curt Courant / Musique : Joseph Kosma
Avec: Jean Gabin (Jacques Lantier), Simone Simon (Séverine Roubaud), Fernand Ledoux (Roubaud), Julien Carette (Pecqueux)...

Synopsis: Témoin d’un meurtre commis par Roubaud, chef de gare au Havre, Jacques Lantier, mécanicien de locomotive, devient l’amant de Séverine, la femme de l’assassin. Ce secret les rapproche et Séverine incite Lantier à tuer Roubaud qu’elle déteste. Mais Lantier souffre d’un terrible mal qui l’empêche de vivre ses passions amoureuses...

« Ne me regardez pas comme çà, vous allez vous user les yeux » (Séverine à Lantier)

« Cette lourde hérédité des Rougon-Macquart fait de La Bête humaine une suite naturelle aux grandes tragédies de l’antiquité. Jacques Lantier nous intéresse autant qu’OEdipe roi. Ce mécanicien de locomotive traîne derrière lui une atmosphère aussi lourde que celle de n’importe quelles familles des Atrides »

Cinémonde, 7 décembre 1938

Que s’est-il passé entre l’interprète et le personnage, entre l’acteur et le metteur en scène, pour que l’incarnation paraisse si parfaite, et des années plus tard le jeu de Gabin si moderne ? Moderne au point que l’on puisse y distinguer la trace de ce que Marlon Brando apportera au théâtre, au cinéma, à compter de la décennie suivante. Les phrases murmurées de Gabin, ses marmonnages, ses hésitations conclues dans un même mouvement mêlant décision et hébétude, il semble qu’aucun comédien avant lui, et si peu après, les ait jamais inventés si naturellement. La Bête humaine, c’est lui, en effet. Et c’est aussi Julien Carette, car il est vrai que Gabin n’est jamais aussi grand que dans les scènes où il se trouve associé au plus parigot des acteurs.

Pascal Mérigeau in Jean Renoir, p.399

De tous les films réalisés par Renoir dans les années 30, La Bête humaine est celui qui peut paraître ressembler le moins à un film de Renoir, celui aussi qui s’inscrit le mieux en harmonie avec le cinéma de son temps. En choisissant de faire de l’hérédité la plaie de Lantier, ce dès le carton liminaire repris de Zola, le cinéaste convoque le destin qui sur les écrans colle à la peau du Gabin d’alors, condamnant à une mort certaine les personnages qu’il incarne. Entre le Pépel des Bas-fonds et le Lantier de La Bête humaine, il y a tous les espoirs nés du Front Populaire et abandonnés en route, et tout ce que à quoi Renoir a aimé croire, ou fait semblant de vouloir. Cette noire destinée est commune aux autres personnages principaux, Séverine, Roubaud, qui eux aussi se savent condamnés, elle qui depuis l’enfance sans doute a conscience qu’elle ne connaîtra pas le bonheur, lui tentant de dissimuler sa médiocrité derrière des principes de petit- bourgeois qu’il trahira sans cesser d’y croire, trop falot pour sortir du lot commun, et même en assassinant il n’y réussit pas. Jamais, chez Renoir, le destin n’a pesé d’un tel poids.

Pascal Mérigeau in Jean Renoir, p.401/402


Pour la photo, Renoir fait appel à Curt Courant. Les éclairages de l’opérateur allemand, directeur de la photographie pour Fritz Lang (La Femme sur la lune) et Alfred Hitchock (L’homme qui en savait trop) rattachent le film à la tradition de l’expressionnisme allemand et le situent dans la mouvance du Quai des brumes, photographié par Eugène Schufftan, autre grand chef opérateur de Fritz Lang. Les images de La Bête humaine peuvent d’ailleurs être tenues pour plus impressionnantes encore que celles du film de Marcel Carné, comme celles, dues également à Courant et très célébrées, du Jour se lève, qui sortira en mai 1939.
Pascal Mérigeau in Jean Renoir, p.394


La Bête humaine peut donner à songer au Quai des brumes, esthétiquement presque identique, thématique voisine, mais dans la peinture des comparses, dont seule la compréhension et le goût du partage auraient, en d’autres temps peut être, pu sauver Lantier, le film se distingue plus nettement. Et puis, bien sûr, il y a les images des trains, des voies, des gares, cette dimension quasi documentaire qui, à force de rythmes, de récurrences, d’échos visuels et sonores porte le film au lyrisme, et l’emporte.
Pascal Mérigeau in Jean Renoir, p.402

Les propos de Pascal Mérigeau sont extraits de son ouvrage, Jean Renoir, éditions Flammarion, 2012

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Une seule séance: dimanche 1 juin à 20h00

nos partenaires:

ADRC afcae Région Poitou-Charentes DRAC Poitou-Charentes C L A P

 
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