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patrimoine mars 2016 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 27 mars à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Une Aussi longue absence

Une Aussi longue absence

Un film de Henri Colpi

Français , italien - 1960 - Drame - Durée: 1h 38mn

Avec: Alida Valli, Georges Wilson, Charles Blavette, Catherine Fonteney, Jacques Harden...

Synopsis: Depuis la disparition de son mari, déporté par les Allemands en 1944, Thérèse Langlois tient seule son café à Puteaux. un clochard passe régulièrement devant le café et thérèse, après quelques hésitations reconnaît formellement son mari, déclaré mort depuis quinze ans… Mais ce clochard est amnésique, et malgré les efforts de Thérèse, il ne la reconnaît pas plus qu'il ne reconnaît les membres supposés de sa famille qu'elle va faire venir à Puteaux. Il a perdu la mémoire de tout ce qui précède son réveil dans un champ allemand, après une évasion probable d'un camp de concentration. Il ne se souvient d'aucun élément de son passé d'avant ce réveil. Il n'a qu'une mémoire, celle de la musique, de la musique italienne d'opéra, mais ignore d'où cette mémoire lui vient.

Palme d'Or Cannes 1961: Henri Colpi - Prix Louis Delluc 1960

Cinéaste rare, Henri Colpi a eu pour ce premier long-métrage une chance inouïe (scénario proposé par Marguerite Duras, multiples récompenses dont la Palme d’Or au Festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1961) en même temps que la malchance de tomber dans le début de la Nouvelle Vague et d’attiser les haines entre ses partisans et ceux de la « Qualité française ». Le film n’a donc pas eu le succès escompté et le cinéaste n’en a plus réalisé que quatre. On mesure en revoyant Une aussi longue absence l’injustice d’un tel traitement car tout ici, de l’interprétation à la mise en scène, de la musique au montage, est passionnant.
Marguerite Duras est partie d’un fait divers pour narrer l’histoire de cette femme, Thérèse, qui croit reconnaître dans un clochard amnésique son mari disparu dans un camp de concentration. On imagine à quel point ce drame a pu la toucher, et elle a concocté de magnifiques dialogues, où l’on retrouve son phrasé si particulier avant qu’il ne se mue en tic caricatural ; des phrases comme : « D’aucune chose, vraiment, vous vous souvenez ? » représentent à merveille la dislocation de la syntaxe qui s’accorde évidemment ici au sujet, cette quête difficile de la mémoire et de l’identité. De même le mari, Albert ou Robert, on ne le saura pas, au lieu de répondre aux questions de sa femme, reprend souvent quelques-uns de ces mots, dessinant un personnage creux qui n’est peut-être qu’une projection, la réalisation d’un espoir. Cela donne un ton poignant, proche parfois du mélodrame, mais un mélodrame presque sans lyrisme, tout de retenue et de gravité.
Le scénario s’ancre dans une réalité forte, celle de la banlieue du début des années 60, une banlieue morne et industrielle, qu’un noir et blanc soigné scrute en nombreuses nuances de gris. Et dans ce paysage que des plans fixes déterminent, passe un clochard. La manière dont Colpi amène son personnage est remarquable : tout se passe comme si Albert-Robert gagnait en même temps que le regard de sa femme le droit d’être à l’écran ; simple silhouette dans la profondeur de champ, puis corps vu de dos, jusqu’à prendre une identité par le gros plan. Ce parcours dans le cadre met en images le parcours du personnage, clochard anonyme qui acquiert peut-être un nom. De même la façon dont le cinéaste inscrit le personnage dans les embrasures, entre deux rideaux, mimant son enfermement, dit assez la maîtrise de Colpi. Il faudrait également souligner comment Alida Valli passe avec finesse d’un visage fermé à une joie intérieure, comment Georges Wilson incarne véritablement cet être obtus, réduit à des gestes répétitifs, qui s’ouvre peu à peu à l’autre. Dans leurs gestes, dans leurs postures, passe cette infinie tendresse que le réalisateur et la scénariste accorde à ces deux cabossés de la vie. On n’est pas ici, comme parfois dans le mélodrame hollywoodien, dans le grand monde. Ce drame, c’est le drame des petites gens confrontés à une situation hors normes, des petites gens transcendées par leur amour. Le film, s’il fait au début la part belle à des habitués du bar, se centre ensuite sur les deux personnages en même temps qu’il les enferme dans un cadre de plus en plus serré. Y a-t-il plus beau moyen de dire la passion exclusive, quand plus rien ne compte ? La beauté du cadre, l’utilisation du cinémascope, l’intelligence du montage composent une méditation sur la mémoire inoubliable, mais aussi une belle leçon de vie : à travers le personnage de Thérèse, Duras et Colpi nous parlent de l’espoir fou, de la passion qui transfigure le quotidien et lui donne son sens. Rien ici d’académique ni de compassé : la simplicité ( les plans où elle le suit, se cache) s’allie à une recherche qui frôle la préciosité ou le tragique théâtral (voir la poursuite finale) pour magnifier un destin hors du commun. Et quand tombe la dernière phrase (« il faut attendre l’hiver »), on rend les armes, ému, subjugué.

avoir-alire.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !" Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 27 mars 2016 à 20h00


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