(C) 2018 Chauvigny Cinéma
Déclaration CNIL: recépissé n° 1139625 du 10 janvier 2006
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.
JoomlaCurve v.five-beta (preview) template for Joomla! CMS by Tony Leone.
Page générée en 0.004974 secondes


Menu vertical
Menu vertical
Contenu
Contenu
Chat
Chat

Accueil Séances Tous les films Contacts Liens non-connecté Proposer un article Vous n'avez pas de message
English Deutch



 Dimanche 21 janvier 2018 13:31:37  GMT +1  
  Menu
 
Accueil
Tous les films
tarifs
News
Nous contacter
Liens (partenariats)
Jeux
Films du patrimoine
écran enchanté
Ecole et Cinéma
Collège et cinéma
Plan du site
Blog
Connexion





gratuitement et participez aux discussions dans les forums, ou déposez vos critiques.
Widget Chauvigny cinema

Le programme du Rex
sur le bureau de votre ordinateur:
widget

Syndication

Les dernières news de Chauvigny Cinéma sur votre bureau:

cette semaineAujourd'huiTous les articles

Pour lire les fils de news ci-dessus, adoptez le meilleur lecteur gratuit du moment:

RSSOwl Valid XHTML 1.0 Transitional Validate my RSS feed

Ajouter le programme
d'aujourd'hui à votre
bureau google:
Add to Google

ou le programme
hebdomadaire:
Add to Google

Favoris
Ajouter site (IE)
Ajouter page (IE)
Page de démarrage (IE)
 


Accueil arrow News arrow patrimoine septembre 2016
 
patrimoine septembre 2016 Convertir_en_PDF Version_imprimable Suggérer_par_mail

A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai

Rendez-vous avec le cinéma patrimoine

dimanche 18 septembre à 20h00

le Cinéma REX de Chauvigny présente:

Je ne regrette rien de ma jeunesse

Je ne regrette rien de ma jeunesse

Un film de Akira Kurosawa

japonais - 1946 - Drame - Durée: 1h 50mn

Scénario: Eijirô Hisaita - Compositeur: Tadashi Hattori - Directeur De La Photographie: Asakazu Nakai

Avec: Akitake Kôno, Denjirô Ôkôchi, Eiko Miyoshi, Haruko Sugimura, Kokuten Kôdô, Setsuko Hara, Susumu Fujita, Takashi Shimura...

Synopsis: Kyoto, 1933. Alors qu’un régime militaire est instauré au Japon, le professeur d’université Yagihara est démis de ses fonctions car jugé trop démocrate par ses pairs. Il est soutenu par un petit groupe d’étudiants progressistes auquel appartiennent Noge et Itokawa. Yukie, la fille du professeur, tombe amoureuse du fougueux Noge qui se lance bientôt corps et âme dans la lutte contre le régime. La jeune fille décide de suivre son grand amour quoiqu’il advienne…

Au lendemain de la seconde guerre mondiale Kurosawa et Eijirô Hisaita rédigent en une vingtaine de jours un scénario inspiré de « l’incident de Takigawa » survenu à l’université de Kyoto entre 1932 et 1933, qui amena de nombreuses protestations du corps enseignant. Autre inspiration pour le duo, Hotsumi Ozaki, journaliste au Asahi Shinbun et militant communiste exécuté en 1944 pour espionnage. Cependant le scénario ne plait pas à la Toho qui décide de réécrire l’ensemble en y injectant des éléments issus d’un autre script, au grand dam du cinéaste. Le tournage intervient dans le contexte de l’après guerre, ce qui obligera l’équipe à faire preuve d’ingéniosité. Les techniciens se retrouvent à faire de la figuration, notamment dans les scènes prenant place à l’université de Kyoto, tandis que les problèmes nutritionnels obligent l’un des acteurs à retourner une scène. Bien qu’inscrit dans le genre du drame social, Je ne regrette rien de ma jeunesse se distingue des œuvres du genre par le traitement singulier dont Kurosawa fait preuve à l’égard de son sujet. Le préambule qui nous montre un groupe d’étudiants dont Yukie Yagihara (Setsuko Hara), fille d’un professeur de l’université de Kyoto, déambuler de manière insouciante dans les montagnes avoisinantes contraste avec la gravité des évènements qui vont suivre. Un contraste renforcé par l’utilisation de l’accéléré à des fins comiques ayant pour but de renforcer notre attachement à l’égard des protagonistes.
Cependant la dure réalité des évènements qui vont secouer l’université puis le pays finit par rattraper nos protagonistes et provoquer la discorde. La suite du récit se focalise sur le parcours initiatique de Yukie qui épouse Ruykichi Noge (Susumu Fujita) un activiste gouvernemental. À travers le point de vue de sa protagoniste principale Kurosawa dresse une épopée sociale qui mènera Yukie à une prise de conscience vis à vis du microcosme sociétal dans lequel elle évoluait et sur les horreurs de son pays. Un personnage particulièrement fort et émouvant auquel l’actrice fétiche de Yasujirō Ozu apporte un jeu tantôt réservé tantôt tragique, crédibilisant la transformation progressive de son personnage et son iconisation dans le dernier acte qui la voit redonner espoir à la famille de son défunt mari. Un personnage qui n’est pas sans rappeler sur certains aspects la future princesse Yuki de La forteresse cachée. Déjà suggéré dans Qui marche sur la queue du tigre, la dimension sociale et contestataire de Kurosawa est l’épicentre de Je ne regrette rien de ma jeunesse. Le cinéaste fait un portrait sans concession du Japon de la seconde guerre mondiale, notamment vis à vis de la répression qu’ont subi les contestataires. Témoin de son époque, le film aborde frontalement la relation complexe qu’entretient le pays avec son sombre passé. Loin de se limiter à cette donnée le cinéaste va retranscrire l’oppression des personnages à travers une réalisation sensitive et expérimentale qui doit beaucoup à l’expressionnisme allemand de Murnau et aux constructivistes russes comme Eisenstein et Dziga Vertov. Aidé du chef opérateur Asakazu Nakai avec lequel il entame une fructueuse collaboration, Kurosawa multiplie les transitions, freezes, surimpressions, contre plongées iconiques qui font toujours sens avec les états d’âmes de Yukie. Lorsque cette dernière subit un choc le réalisateur va figer son désespoir à travers une surimpression d’images fixes. Le mépris des paysans à son égard se traduit par des gros plans muets.
Les étudiants deviennent des soldats à travers une simple transition. Le cinéaste ira jusqu’à reprendre à l’identique la présentation des protagonistes (travelling latéral suivi de gros plans sur chaque personnage) dans Les sept samouraïs. Autant d’éléments qui soulignent la modernité du long métrage et l’inscrivent comme un « brouillon » des futures obsessions stylistiques du cinéaste. Idem pour la distribution puisque que l’on retrouve Takashi Shimura dans un petit rôle à contre emploi de ceux qu’il tiendra par la suite. Mais c’est surtout la dimension enragée et humaniste du cinéaste omniprésente dans son œuvre d’après guerre qui marque le plus le spectateur. En dépit de l’amertume éprouvée par Yukie, le final donne tout son sens au titre et renoue avec l’humanisme lucide cher au cinéaste qui finit d’appuyer l’importance de Je ne regrette rien de ma jeunesse dans la filmographie de son auteur.
Œuvre méconnue et courageuse portée par sa brillante interprète Je ne regrette rien de ma jeunesse est un film à la fois social, tragique et profondément humain, qui montre l’immense talent de son metteur en scène. Un talent appelé à se développer tout au long de sa riche et brillante carrière.

Yoan Orszulik - filmosphere.com

Fred Abrachkoff

Le film vous sera présenté par Fred Abrachkoff

Auteur, comédien, humoriste, Fred Abrachkoff est aussi cinéphile. Tout petit déjà, il s'abimait les yeux à regarder des films de Hitchcock ou de Duvivier qui passaient très tard, mais moins qu'aujourd'hui. Il en a gardé l'amour des vieux films en Noir et Blanc , qui ne sont même pas forcément parlants. Si ça ne vous dérange pas, il viendra vous présenter les Séances Patrimoine, d'abord parce que ça l'amuse, ensuite parce que c'est pas loin de chez lui, enfin parce que, comme tous les grands malades, il brûle de vous faire partager sa passion !"Et il a même un blog où il parle (souvent !) de cinéma : http://fredabrachkoff.blogspot.fr/
Note : si certains films seront en Noir et Blanc, la présentation sera toujours en couleurs !

Le dimanche 18 septembre 2016 à 20h00


nos partenaires:

ADRCafcaeRégion Poitou-CharentesDRAC Poitou-CharentesC L A P

 
< Précédent   Suivant >
Newsflash
Bientôt à l'affiche
Résultat des jeux
Les gagnants des
3 derniers jeux terminés:
Jeu N° 232
Pas de gagnant
Jeu N° 231
Pas de gagnant
Jeu N° 230
Baptiste Michaud
Inscrivez-vous
et jouez en ligne.
partenaire
Les films de la semaine sont présentés dans la rubrique cinéma de "la quotidienne" sur
R.E.C. 103.7FM


echo des Choucas
Navigation
Pour profiter de tout le site, installez Firefox:

Get Firefox
___________

icra
Ce portail peut être vu et consulté par un public: enfants.
___________
Valid XHTML 1.0 Transitional