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A l'initiative du CLAP Poitou Charentes
Association régionale des cinémas d'art & essai
Rendez-vous avec le cinéma patrimoine
mars 2011
Le Cinéma REX de Chauvigny présente:
Le film-patrimoine du mois
Les Moissons du ciel
de Terrence Malick
Avec: Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard prix de la mise en scène au festival de Canne Oscar de la meilleure photographie
Synopsis: En 1916, Bill, ouvrier dans une fonderie, sa petite amie Abby et sa soeur Linda quittent
Chicago pour faire les moissons au Texas. Voyant là l’opportunité de sortir de la misère, Bill pousse
Abby à céder aux avances d’un riche fermier, qu’ils savent atteint d’une maladie incurable. Mais Abby
tombe amoureuse du fermier...
« Il m’a dit que toute la terre allait prendre feu » Linda
En 1978, Terrence Malick est un cinéaste culte alors qu’il n’a réalisé qu’un seul long métrage,
Badlands (1974), l’un des plus beaux et marquants qui soient, à ranger à côté des nouveaux classiques de
son temps que furent Mean Streets ou Délivrance...
Les Moissons du ciel met aux prises deux hommes et une femme, nouant classique
trio amoureux et différences de classes sociales, dans le contexte rural et agricole
de la fin du XIXe siècle, quand le Far West finissant laissait progressivement la
place à la civilisation industrielle.
Sur ce projet, les deux collaborateurs de Malick les plus importants sont sans
doute les chefs opérateurs, Nestor Almendros et son assistant Haskell Wexler.
Au moment d’être engagé par Malick, Almendros est le directeur photo de
la Nouvelle Vague et des films de Truffaut, Rohmer, Eustache, Pialat… Cette
collaboration Malick-Almendros symbolisait la circulation féconde qui existait
à l’époque entre cinémas européen et américain et l’influence de la Nouvelle
Vague sur le nouvel Hollywood.
Seuls, aujourd’hui, un Tarantino ou un Jarmusch perpétuent
ce mélange entre les continents et les cinémas.
Choix visuel important, Malick filme la majorité des scènes
pendant «l’heure magique», à l’aube ou au crépuscule, quand
la lumière est belle et mystérieuse : Les Moissons du ciel est
une splendeur plastique, un poème cinématographique très
visuel qui raconterait une histoire par l’image plutôt que par
les mots.
A sa sortie, les critiques sont bonnes mais le grand public
y reste peu sensible. C’est un succès d’estime en France, un
échec commercial aux Etats-Unis. Déjà silencieux dans les
médias, Terrence Malick entrera ensuite dans une retraite cinématographique de vingt ans.
Cette recherche d’une réalité qui dépasse l’homme marque également La Ligne rouge (1999) et
Le Nouveau Monde (2006) et définit le style Malick : mix de rumination philosophique, de bouffées
élégiaques, d’aspiration panthéiste et de trip planant. Les Inrockuptibles
une seule séance: le dimanche 13 mars à 20h00
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